Une méthode qui fonctionne mais que je ne recommande pas (en fait c'est comme ça que j'ai su faire du vélo) :
Je précise que je suis non diag...
J'étais donc paniqué à l'idée de faire du vélo sans roulettes. Même avec roulettes, c'était difficile, parce que le vélo penchait pour s'appuyer sur la roulette, et question équilibre, ce n'était pas terrible. Et ça, c'était sur du goudron lisse sur un terrain plat.
Mon père a eu une idée : il m'a proposé de faire du vélo sans roue, dans une descente. J'y suis retourné récemment, en fait depuis ce jour là, à chaque fois que je revient à cet endroit là, je fais la reconstitution des évènements, parce que ça m'a marqué. C'est une légère pente douce quasiment en ligne droite. Mais à l'époque, du haut de mes 6 ou 7 ans je crois, c'était une "grande descente", avec un virage relativement violent à droite. C'était donc pour moi une épreuve terrible que de me lancer du haut de cette immensité. Mais je suis parti.
J'ai pris rapidement de la vitesse, et j'étais de plus en plus paniqué. La pente n'était pas goudronnée : si je freinais, je risquais de tomber et de me faire mal. Puis est arrivé le virage. Si je tournais trop brusquement, je risquais de déraper, le vélo risquait de se renverser et moi de tomber la tête la première.
J'ai rarement cogité aussi vite : freiner ? Tourner ? Freiner ? Tourner ? Ah tient il y a un arbre. Paf dans l'arbre...
C'est le nez en sang que je suis rentré en rigolant à la maison, et devant ma mère paniquée, j'étais très fier de lui annoncer que je m'étais pris une gamelle.
Et depuis, je sais faire du vélo sans roulettes
Bon, j'exagère, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain : on y est allé progressivement, mais après cet évènement, je n'avais plus peur et les choses sont allées très vite. En fait, le vélo, plus on va vite et plus on est stable. À l'inverse, c'est quand on va lentement que les choses sont le plus difficile à gérer.
Là où j'ai réellement appris à faire du vélo sans roue, ce sont les jours suivants, je descendais une courte descente de 30 centimètres de haut, suivie de 20 bons mètres de goudron plat. Comme ça, j'ai appris à gérer l'équilibre en ayant quasi tout de suite de la vitesse, au lieu de passer par la phase difficile de prise de vitesse. Alors ce genre d'endroit n'est pas facile à trouver... Sinon, trouver une rue déserte, une grande piste cyclable, un truc comme ça, avec le papa (il faut être sportif) qui court derrière le vélo sans roue en le tenant par le porte bagage pour lui donner de l'élan, ça fonctionne aussi (c'est comme ça que mon père a fait après).
Bon après ce n'est pas une méthode miracle, mais à défaut de mieux, c'est une piste...