J'ai regardé hier soir un documentaire sur Arté qui parlait de la possibilité d'une evolution de l'homme moderne par assimilation du génôme de Néanderthal et des autres espèces humaines présentent sur Terre lors de l'exode qui a démarré il y a 200 000 ans de l'est de l'Afrique (Théorie de l'Eve mitochondriale : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%88ve_mitochondriale ). Passionant.
Sur le documentaire : http://www.hominides.com/html/actualite ... e-0154.php
Malheureusement, le séquencage complet de l'ADNmt de Néanderthal a permis de prouver que ca n'avait pas été le cas.
http://www.hominides.com/html/actualite ... l-0137.php
Toutefois, je me pose maintenant une question. Un sujet déposé sur le forum sur les aptitudes des autistes à la réptition des sons (écholalie autant des phrases que des intonnations, des accents des différentes langues ou des sons entendus. Mon fils encore ce matin faisait le bruit d'une disqueuse entendue sur le trajet vers le centre de loisirs). Cette aptitude permettait semble-t'il, à nos ancêtres d'imiter le cri des animaux pour les attirer. Le sens de l'orientation aussi devait être un avantage pour le repérage et le pistage des proies. Ces facultés semblent très développées chez les autistes.
On sait aujourd'hui également que le langage articulé n'était pas nécessaire lors des chasses d'homo sapiens puisqu'ils chassaient à distance, contrairement à Néanderthal qui chassait au corps à corps et devait s'organiser. Néanderthal pourvu du gêne nommé FoxP2 dont on sait qu'il est d'importance dans l'existance du langage articulé.
On sait également que l'hybridation permet l'apparition de nouvelles particularités qui ne sont pas présentes à l'origine chez les parents. Les mutations sont accélérées proportionnellement à l'éloignement génétique des parents. A contrario, la proximité "raciales" provoque la résurgence de gênes ancestraux et provoque également un ralentissement de l'évolution.
Nous savons qu'il y a des autistes asiatiques, africains ou européens. Il n'y a donc pas d'incompatibilité génétique "raciale". Une asiatique ne sera jamais rousse, une black ne sera jamais blonde (en tous cas pas naturellement). Ces deux gênes étant incompatibles avec leur génôme "racial, ou continental". Ce n'est pas le cas pour l'autisme, dont les causes sont plus complexes que la simple expression d'un gêne en particulier.
Mais selon tous ces principes, je me demande quelle est la proportion d'enfants autistes au sein des couples mixtes (black+blanc / black+asiatique / blanc+asiatique) ? Des études ont-elles été menées pour déterminer une éventuelle différence de proportion d'enfants autistes issus de parents ayant des origines continentales différentes par rapport au nombre d'enfants autistes issus de deux parents issus d'une même origine continentale ?
Y en a t'il aussi 1% (chiffre le plus souvent communément admis) ?
Si tel n'était pas le cas, celà pourrait signifier que la consanguinité au sein de la branche évolutive de l'homme moderne provoque la résurgence de gênes autrefois présents chez la grande majorité de nos ancêtres communs.
La découverte et l'étude seules de brins d'ADNmt d'un homo sapiens vieux de quelques 150 000 ans en Afrique de l'Est pourrait prouver la présence de gênes expressifs aujourd'hui présents chez les aspis mais absents ou recessifs chez les autres... ce qui a peu de chances d'arriver... mais je m'interroge.
PS : S'il y a très peu d'enfants autistes au sein des couples mixtes... personnellement j'ai un petit faible pour les japonaises





