Salut MrMétaphysique,
(1) Oui, je souffre de problèmes de digestion, qui se manifestent sous forme de dérangements et de douleurs abdominales (haut/bas) depuis maintenant plusieurs années (je dirais 5-6 au minimum). En gros ce sont celles que l'on retrouve dans les extraits d'études cités par lucius ci-dessus, auxquelles s'ajoutent des douleurs intercostales, les sensations des battements du cœur (surtout lors de palpitations).
A noter que j'ai aussi au moins une hernie, autour du nombril (mais pas ombilicale) qui peut à l'occasion m'occasionner une douleur bien précisée (à la suite d'efforts ou de toux/éternuements non-maîtrisés, c'est à dire sans avoir le temps/la présence d'esprit d'apposer ma main sur la zone).
J'ai aussi depuis plusieurs mois des douleurs entre l'haine gauche et le testicule du même côté, en traitement après consultations d'un urologue nous sommes partis sur une électrothérapie pour diminuer une sorte d'inflammation des vaisseaux sanguins irrigants le testicule et sa région (vue lors d'une échographie). Mais j'ai des doutes (pour information, au cas où pour comparaison si ça vous dit quelque chose, la douleur survient notamment pendant le sommeil lorsque je dors sur les côtés, jambes serrées et légèrement repliées, à force elle augmente et me réveille).
(2) Pour en revenir au problème de digestion, il n'y a
pas d'identification formelle qui soit faite. Les symptômes sont limpides mais les causes pourraient en être multiples.
J'ai subit il y a 2-3 ans une gastroscopie par rapport à mes douleurs œsophagiques lors de laquelle il n'a été constaté aucune déformation, anomalie (hernie hiatale par exemple) pouvant expliquer mes remontées gastriques conduisant à des douleurs parfois sévères et inquiétantes (région du cœur, c'est flippant).
Je souffre (même si c'est drôle parfois) de ballonnements et des dégazements qui s'en suivent (des pets monstres quoi ^^). Je n'ai pas vraiment parler de ça à mon médecin, je me pose la question si il y a prévalence lors de la consommation de certains aliments ou/et de certaines quantités (genre intolérance au lactose ou au gluten). A creuser, car si les pets sont marrants dans l'intimité, les ballonnements les précédents peuvent aussi entraîner des douleurs, notamment par pression sur la cage thoracique et à nouveau des mauvaises sensations autour du cœur et une légère gène respiratoire.
Ces problèmes ne me sont apparus significativement que depuis une période récente, avant cela il me semble que tout passait hormis les laits chocolatés chauds le matin (vomissement assuré, hein maman ? ^^). Pour moi et mon médecin, la partie purement gastrique est à mettre sur le compte de l'angoisse dû à une situation de vie qui a dégénérée au fil du temps et que je ne supporte plus depuis quelques années.
Durant la période de l'enfance, aucun problème gastrique mais aucun problème de vie pesant sur le mental non plus : cocons familial protecteurs même si inconscient de mon autisme, de mon trouble de l'attention et de mon haut potentiel, seulement une maman trop fière et idéaliste de son fils qu'elle aura élevé seule puisque le papa n'a pas assumé et ne semble encore aujourd'hui pas être très fier.
Dès l'adolescence, beaucoup de surmenage, tant sur le plan mental que gastrique (consommation d'alcool ponctuellement excessive), mais le corps est fort et le mental occupé par les fêtes, les jeux et la découverte tant attendue de la "vraie vie" (l'école y en avait marre, tantôt je m'y ennuyais ou n'y comprenais rien, tantôt j'étais victime de harcèlement pour mes différences : grand, pilosité précoce, redoublement de classe, et sûrement bizarre).
Dès la vingtaine premières dépressions et angoisse existentielle, attaques de panique, envie de suicide, etc. Ça tient je dirais une dizaine d'années sans troubles digestifs et douleurs abdominales hormis les douleurs intercostales et la sensibilité autour du cœur qui augmente avec son lot d'angoisse.
A 30 ans tout continue mais de moins en moins bien jusqu'à la fin de la trentaine où tout devient problème et c'est le crash total au fil des ans : dépression majeure, trouble anxieux généralisé, début des problèmes gastriques actuels, perte de la place dans la société, les amis et même la famille, déménagements à répétition, etc. J'ai envie de dire que l'apparition de ces troubles de la digestion ne m'étonnent pas le moins du monde vue la quantité de contrariétés et de douleurs psychiques subits en peu de temps et avec le cumul des années. Mais scientifiquement il y aurait encore sûrement beaucoup de piste à explorer, seulement allez obtenir une attention suffisante (il y a un sujet sur ce forum où quelqu'un se demande comment garder une attention sérieuse sur nous de la part du corps médical hors psychiatrie...)
(3) Niveau solutions de traitement, j'ai essayé un peu les inhibiteurs sélectifs de la pompe à proton pendant 4 semaines il y a 2-3 ans, puis seulement avant les repas "chargés", sans grand succès (au pire ça reporte le problème, sinon ça passe ou pas comme sans le médicament).
Mais aussi de varier/changer ma nourriture et les moments des prises (je mange relativement sainement, légumes, salade, riz, pâtes, un peu de viande plutôt sous forme de saucisse séchées/fumées et des fromages, mes seuls péchés mignons). Je pense qu'il y a là des bonnes pistes à explorer, soi-même ou avec l'aide de nutritionnistes, qui demanderaient par contre une rigueur que malheureusement je n'arrive toujours pas à tenir et c'est encore de la frustration qui s'ajoute et envenime les problématiques, etc.
Cela pourrait peut-être avoir un lien avec une maladie dont m'a parlé ma psychiatre et qui semble avoir une prévalence chez les personnes sur le spectre autistique. Il s'agît du Syndrome d'Ehlers-Danlos (chez moi de type hypermobile le cas échéant). Ce dernier peut favoriser l'apparition de tout un tas de symptômes et de troubles associés ou non à des douleurs ou risques dont justement des désordres gastro-intestinaux plus ou moins importants, des hernies et luxations, de l'arthrose, etc (pour le type hypermobile, d'autres sont liés aux autres type du syndrome).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_ ... ypermobile
(4) Malheureusement comme tu le vois pas de traitement fructueux à signaler pour l'instant. Mais
l'incidence sur la qualité de vie, malheureusement négative, est bien présente. Mon corps ne s'est pas comme ça dégradé sans aucune raison apparente, la seule cause semble être d'ordre psychosomatique et que sans prise en charge de ma situation de vie par l'extérieure (ou moi-même, j'essaie, mais en vain visiblement) les troubles autistiques sont attisés et j'en paie le prix fort.
Je ne pense pas que privilégier la gestion des symptômes soit la bonne méthode, il faudrait résoudre le problème à la base déjà et voir ensuite ce qu'il en ressort pour savoir ce qu'il reste éventuellement à traiter ou pas. Et pour avoir expérimenter une quasi disparition de plein de symptômes (grattage de tête, se mordre les joues, en partie ceux gastriques, etc) durant un séjour de 2 semaines où j'ai pu miraculeusement me sentir vraiment relâché pendant 8-10 jours, suivi d'un retour quasi immédiat (en une semaine en gros) de tous ces symptômes, je suis convaincu de mon idée et ai tendance à réfuté toutes les solutions pendantes de traitement que l'on me propose.
En bref, je veux du concret, je veux qu'on me respecte pour ce que je suis, je veux qu'on nous respecte pour ce que nous sommes, je veux qu'on arrête de tourner autour du pot parce que la société préfère apparemment toujours guérir plutôt que prévenir ! (voilà, petit coup de gueule placé, ça fait du bien ^^)