Bonjour,
J'étais comme toi réticent a demander de l'aide a cause de la représentation médiatique de l'autisme et le misérabilisme qui parfois est mis en avant et qui insupporte les normo-pensants. Effectivement mes proches sont au courant mais ne comprennent pas tout, ma mère est même fatiguée d'entendre parler des maladies psycho-cognitives donc je sais que c'est peine perdu et autant parler de sujet léger dans la sphère privée pour ne pas faire monter l'anxiété collectivement.
Mais force est de constater que demander des aides, rétrospectivement ça m'a aidé, et je conseillerai de le faire aux autres.
. L'ALD m'aide a faire rembourser certains traitements de l'anxiété sans avoir a faire trop de démarches administratives,
. la RQTH a sensibiliser les collègues donc a réduire le tempo des techniciens des fois, et aussi m'isoler pour manger quand j'ai épuisé mes ressources sociales (théorie des cuillères) mais je ne sais pas quantifier ce que ça m'a apporté, j'ai l'intuition qu'on ne m'a pas donner des responsabilités trop intenses parfois grâce a la RQTH, mais je n'ai jamais eu le culot de demander donc je n'en sais rien en réalité.
. l'AAH a avoir du temps pour se retourner si je perds mon emploi (je crois que c'est le meilleur outils que j'ai a l'heure actuelle, l'argent étant corrélé au temps).
. Le savs ils m'aident sur les questions complexes, car deux cerveau valent mieux qu'un et il faut bien donner du répit a ses proches encore une fois. Contrairement a mes idées reçues il ne m'aident pas que sur le quotidien des fois ils ne passent même pas a domicile juste un coup de téléphone pour voir si je vais bien et de quoi j'ai besoin.
Mon seul regret est d'avoir demandé une mesure de protection lorsque j'étais en dépression sévère, car les délais moyens de la justice sont de 6 mois minimum et je n'arrive pas a men défaire même si je vais beaucoup mieux. Donc la seule chose que je déconseillerai a l'heure actuelle c'est de déclencher une mesure de protection, il faut attendre de voir si ça ne va pas mieux, voir avec ses proches et le SAVS pour avoir un avis hors affect. Moi je l'ai fait sur le coup de l'émotion sans y réfléchir trop et je regrette a l'heure actuelle.
Mais les autres aménagements fonce, la balance bénéfice/risque est claire : tu ne perds rien et tu gagne beaucoup.
- L'ALD seul les médecins le voit c'est confidentiel pour le citoyen lambda (et encore, même eux redemande systématiquement "pourquoi tu es en ALD ?" car ils oublient entre deux séances)
- La RQTH je ne la signale que si je vois que ça se passe mal, sinon idem personne ne le sait
- l'AAH est confidentielle aussi je crois, à vérifier
- Le SAVS ne passe que si tu leur dit de passer, en soit ils sont discret et efficace. Normalement il y a le secret professionnel en plus donc si une info fuite techniquement ce n'est pas habituel, tout ça pour dire qu'ils ont une obligation de discrétion même s'il y a des cons partout et qu'on ne peut pas se prémunir de tout (anecdotes, une fois une médecin a été raconter a un cousin très éloigné a moi que je n'aimais pas que je n'avais pas été "courageux face a la gastro", outre que ça ne veut rien dire ... qui est courageux face a la gastro ? je lui en avait voulu de rompre le secret médical pour que ce soit utilisé pour me discréditer au yeux de quelqu'un que je n'aime pas et qui ne m'aime pas; tout ça pour dire que des fois entre les textes et la pratique il y a toujours des surprises et que tu ne pourra pas te prémunir de tout et de tout le monde, mais dans l'écrasante majorité des cas les gens sont bienveillants et discrets lorsqu'ils travaillent dans le milieu médico-sociale)
J'espère que c'est clair

je te souhaite beaucoup de courage
Diagnostiqué autiste de niveau 1 (ex Asperger) , trouble anxieux généralisé fluctuant et troubles de la fonction exécutive, PTSD, TDA typé inattentif.