Je m'adresse ici à vous pour m'aider à y voir clair.
Pour poser le contexte en bref : mon mari est diagnostiqué depuis quelques mois.
Ma fille aînée (10ans) présente depuis toujours certains traits et jusqu'au diagnostique de mon époux je n'avais pas vraiment fait le lien avec l'autisme bien qu'à tout âge j'ai remarqué des difficulté.
Aujourd'hui, j'aimerais vraiment accompagner ma fille car sa souffrance est évidente. Jusqu'à très récemment il refusait que je cherche de l'aide (psy) pour elle et aujourd'hui c'est le test du diagnostic qu'il refuse. Chaque étape est compliquée.
Mon mari a toujours eu une relation très particulière avec ma grande, ils sont très proche ce qui est très beau.
Par contre j'ai le sentiment qu'il refuse de voir ou tout simplement est en incapacité de voir les moments difficiles que moi je vois ma fille traverser. Il n'a jamais accepté que je cherche de l'aide pour elle. Le mot "psy" lui donne des boutons (ça va mieux aujourd'hui mais ce fût un long chemin).
La loyauté est importante entre nous et j'ai donc pendant 10ans accepté de suivre son intuition. Ma fille avait de beaux résultats en classe et ses professeurs n'avaient que des louanges à son égard. Pas beaucoup d'amis, mais "s'entend avec tous". Je gardai donc toutes mes questions et étonnements sous contrôle.
Fin de cette année scolaire, j'ai été au moment de contact de fin d'année prévu à l'école. La prof m'explique qu'elle s'est souvent demandée cette année si ma fille était heureuse. Elle m'a aussi donné plusieurs exemples de réactions qui l'avaient interpellée. De retour à la maison je l'explique à mon mari qui en gros à déployé tout un argumentaire comme quoi c'est moi qui ait été chercher ce commentaire chez la prof. Je pense de plus en plus que ce n'est pas tant qu'il ne me croit pas, mais qu'il a peur... Je ne sais pas de quoi exactement je ne peux qu'emettre des hypothèses. Quelque projection peut-être de son vécu à lui.
Récemment ma fille m'a dit a plusieurs reprise "penser que ce serait plus facile si elle n'existait pas". C'est le seul point qui l'a fait réagir.
Je me sens déchirée car je ne veux pas trahir sa confiance et lui imposer une décision parentale qu'on doit normalement prendre ensemble. Je le redis, depuis 10ans j'ai accepté de me rallier à son discours "zen, tout va bien". Aujourd'hui, je ne le peux plus. La psychologue semble également voir certains comportements autistiques chez ma fille mais qui peuvent aussi provenir d'autres diagnostiques. Comprendre nous aiderait à cibler l'accompagnement dont elle a besoin et je pense que lui aussi a besoin d'accepter cette réalité (autiste ou non, elle a besoin d'aide).
Je ne voudrais pas, en aidant mon enfant, apporter à mon mari un stress ou une angoisse. Je n'ai pas non plus envie de lui imposer les choses. Mais en tant que maman, je ne peux plus ne pas agir, donc j'avance. Par contre je ne trouve pas la manière d'avancer sans le blesser...
Merci déjà pour vos réactions... (et merci d'être doux, cette situation génère bcp d'émotions. Si je me trompe ce n'est pas mal intentionné).