La demande d'AVS est passée en commission hier d'aprés les dires (dans un couloir je l'ais croisée par hasard) de la maîtresse du centre de mon fiston.
J'ai ajouté au dossier constitué par le centre et par la future école un courrier qui pousse, qui pousse et j'ai faxé hier une lettre pour l'inspecteur AIS + la conclusion du compte-rendu du bilan fait à Nice fin mai qui stipule qu'il est nécessaire que mon fils ait l'aide d'une AVS + support informatique en classe.
Reste à croiser les doigts, je comptais appeller quimper aujourd'hui pour leur demander le résultat mais j'ai reçu le même jour un courrier précisant que la décision ne serait pas communiquée par téléphone mais par courrier.
En gros il faut attendre pour savoir...
Donc j'attend...
Le courrier disait également qu'en cas de non réponse, au bout de 6 mois c'était considéré comme un rejet (on a 1 mois pour faire appel?).
A voir... Je pense qu'ils répondront quand même.
Donc j'attend avec impatience le résultat surtout que mon fils angoisse face à ces incertitudes... il a besoin d'être fixé.
Alors les nouvelles à part ça, j'ai eu un entretien avec la pedopsy de mon fils récemment et elle m'a dit sans AVS hors de question qu'il aille à l'école, c'est nécessaire (je serais pour faire un essai quand même mais franchement je suis bien consciente qu'aprés 3 ans de descolarisation, ça va être difficile. de plus les troubles de mon fiston nécessitent la présence d'une AVS, ce ne sera pas gérable sans je pense, j'essaie d'être réaliste).
tout ceci est trés trés fragile mais il faut, il faut qu'on y aille et que ça marche.
Qu'on y aille avec prudence, ça passe ou ça casse.
Mon fils ne pourra pas c'est certain rester assis en classe,ne pourra pas suivre les consignes de la maîtresse car quand on s'adresse au groupe il ne suit pas ce qui est dit. Bref, il y a des tas de raisons qui font que c'est primordial qu'il soit aidé par une tierce personne en classe.
Alors le "scoop", l'aberrance même (à se demander si c'est elle qui est à l'initiative du projet) c'est que la pedopsy m'a dit que malgrès ce projet d'intégration scolaire, il était évident pour elle que mon fils ne pourrait pas suivre un circuit ordinaire. Pour lui il faut une structure spécialisée et ce jusqu'à l'âge adulte.
Elle disait (on en est tous conscients) que nous étions limités niveau structures dans le coin et elle viserait un IME ou IR.
Elle était d'accord avec moi sur le fait que c'était totalement inadapté à la pathologie du fiston mais quand même... Il faut qu'il y aille et envisager + tard une demande.
Je suis contre! Je pense d'instinct que ça causerait sa perte, que ça freinerait fortement l'évolution favorable qu'il a eue jusqu'à maintenant.
Je reste persuadée qu'avec des méthodes adaptées, un bon feeling avec les personnes qui le suivent dans tous les domaines (orthophoniste, maîtresse, pedopsy, etc...), une aide adaptée, on peut faire des miracles.
Il est tellement volontaire quand on sait le prendre! il suffit juste d'essayer de le comprendre, d'être patient, de le cadrer, ne pas interpréter à tord ses réactions, ne pas se laisser embobiner (et oui, il a un côté manipulateur il faut bien l'avouer), ça peut fonctionner.
Ce à quoi j'aspire pour mon fils c'est de le porter vers le haut, l'emmener à davantage d'autonomie, l'amener à une bonne estime de lui-même, l'amener à une certaine maîtrise de soi, à une vie équilibrée, épanouissante.
Commencer par un mi-temps à l'école avec AVS, à côté séances d'orthophonie/psychomotricité pour la dyslexie et la dysgraphie, psychothérapie avec un psy ou pedopsy qui a des objectifs d'évolution (ce qui n'est pas le cas en ce moment) 1 fois/semaine ou 1 fois toutes les 2 semaines. L'autre partie du temps il sera dans le groupe ados de son centre (et oui, en raison de ses progrès on le met avec les grands, le fonctionnement est différent).
Puis d'ici 1 ou 2 ans un plein temps à l'école avec suivi trés rapproché d'une bonne équipe médicale (bon c'est un rêve hein!

).
Je souhaite le meilleur pour lui (logique), mais il est évident que j'ai également besoin de bons conseils avec les spécialistes qui sont amenés à le connaître. Les parents ne sont pas infaillibles dans leur raisonnement même si ils ont pour la majorité l'instinct de comprendre, de sentir leur gamin et savoir ce qui est le mieux pour eux.
Je m'intérresse également aux thérapies comportementales, j'en ais entendu beaucoup de bien, mais chez nous ça ne se fait apparemment que pour les adultes et puis... On va essayer de ne pas lui faire un emploi du temps de ministre à ce ptit (grand) bout!
Bon,je vous laisse, je vous tient au courant!