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[Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Je partage, car ça alimente mes réflexions...
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Cela me fait penser à cet article que j'avais lu il y a quelques mois :
Et puis, également :Vous connaissez sans doute ce roman Le Choix de Sophie (qui est aussi un film avec Meryl Streep dans le rôle principal). On ne comprend le titre du roman qu’à la fin: Sophie, internée avec ses deux enfants dans un camp de concentration, avait dû choisir entre son fils et sa fille afin d’en sauver un. Si elle n’en choisissait aucun, elle condamnait les deux.
Quel rapport avec les vaches ? Et bien l’histoire particulièrement émouvante relatée ci-dessous par une vétérinaire américaine, nous montre qu’une vache a vécu ce même dilemme cornélien.
Dans ce même article est évoqué le sort des vaches ainsi que l'existence des terribles "fermes à sang" de juments...Présente dans tous les produits laitiers, et donc dans le fromage, la protéine appelée caséine rend complètement accro une fois ingérée.
Les casomorphines libérées par la caséine durant notre digestion créent la dépendance au fromage.
Ce composé chimique agit directement sur notre cerveau, au niveau des récepteurs liés à la dépendance, comme le font l’opium et la morphine. Ils libèrent des propriétés apaisantes qui nous font nous sentir bien après avoir consommé certains produits.
[...]
Pourquoi le lait et les yaourts ne provoquent-ils pas une telle dépendance alimentaire ?
Ces produits laitiers, contrairement aux fromages, émanent d’un processus de fabrication très simple puisqu’ils sont purs. Contrairement au fromage qui est un concentré de lait et donc de casomorphine.

Spoiler :
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
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Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Ce message fait écho à ceux de lepton et Curiouser :
Une influenceuse a récemment eu l'idée d'arracher un bébé wombat à sa maman pour bien rigoler le temps d'une vidéo. Évidemment, cela a fait scandale : associations de protection des animaux, autorités, gouvernement australien, citoyen·nes lambda du monde entier, tout le monde s'indigne face à une telle cruauté, normal !
Et pourtant, c'est ce qui est fait massivement, régulièrement, à des vaches laitières et leurs bébés.
Une influenceuse a récemment eu l'idée d'arracher un bébé wombat à sa maman pour bien rigoler le temps d'une vidéo. Évidemment, cela a fait scandale : associations de protection des animaux, autorités, gouvernement australien, citoyen·nes lambda du monde entier, tout le monde s'indigne face à une telle cruauté, normal !
Et pourtant, c'est ce qui est fait massivement, régulièrement, à des vaches laitières et leurs bébés.
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Je n'ai pas osé regarder la vidéo du bébé wombat, mais...
Pour un peu plus d'optimisme : c'est un très bref article sur Slate, mais, j'étais contente de lire ça, pour contrer le fameux "la consommation de viande est ancrée dans les gènes humains depuis la préhistoire" (et son corollaire, "la viande, c'est ce qui a permis à l'homme d'avoir son gros cerveau").
Edit : j'ai cherché rapidement si je trouvais d'autres informations et articles de vulgarisation. Eh bien, oui, comme celui-ci, datant de janvier 2024 :


Pour un peu plus d'optimisme : c'est un très bref article sur Slate, mais, j'étais contente de lire ça, pour contrer le fameux "la consommation de viande est ancrée dans les gènes humains depuis la préhistoire" (et son corollaire, "la viande, c'est ce qui a permis à l'homme d'avoir son gros cerveau").
Contrairement au récit traditionnel du chasseur-cueilleur, tous les hommes préhistoriques ne se nourrissaient pas principalement de viande. Il y a 9.000 à 6.500 ans dans les Andes, le régime alimentaire d'un groupe d'humains était en majeur partie composé de plantes selon une étude publiée dans PLOS One, relayée par Discover.
Vingt-quatre squelettes ont été étudiés par le professeur en archéologie Randy Haas sur les sites funéraires péruviens de Wilamaya Patjxa et Soro Mik'aya Patjxa. L'analyse de la composition chimique des os et des dents a montré que ces individus se nourrissaient à 80% de plantes et 20% de viande.
Jusqu'à présent, la présence de viande dans les régimes préhistoriques était surestimée par les archéologues, les squelettes d'animaux étant mieux préservés que les restes de plantes. «Étant donné que les préjugés ont longtemps induit en erreur les archéologues –moi y compris– dans les Andes, il est probable que les futures recherches dans d'autres parties du monde montreront de la même manière que les archéologues se sont trompés ailleurs», avance le professeur Haas.
Edit : j'ai cherché rapidement si je trouvais d'autres informations et articles de vulgarisation. Eh bien, oui, comme celui-ci, datant de janvier 2024 :
Edit bis :Céréales et légumineuses au menu
D’après leurs résultats, les habitants de ces anciennes agglomérations était essentiellement végétariens. Ils se nourrissaient principalement de céréales et de légumineuses, en particulier de pois. Les produits animaliers, quant à eux, ne représentaient qu'une faible proportion – environ 10 % – de l'apport calorique. Néanmoins, en tant qu'ingrédient essentiel des festins, la viande pourrait avoir joué un rôle central dans la cohésion et la stabilité sociales, selon les chercheurs.
L'équipe a également conclu que les animaux de pâturage, tels que les bovins et les ovins, étaient gardés dans des prairies clôturées, produisant du fumier qui était utilisé pour fertiliser intensivement les légumineuses, garantissant ainsi des rendements suffisants. "L'épanouissement des premières mégapopulations d'Europe dépendait d'une méga-économie intégrale avancée qui incluait une gestion sophistiquée du fumier", écrivent les auteurs de l’étude.
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Il y a petite une vingtaine d'années, un patient m'a invité dans sa ferme pour m'offrir une bouteille de vin..Deoxys a écrit : ↑samedi 15 mars 2025 à 15:32 Ce message fait écho à ceux de lepton et Curiouser :
Une influenceuse a récemment eu l'idée d'arracher un bébé wombat à sa maman pour bien rigoler le temps d'une vidéo. Évidemment, cela a fait scandale : associations de protection des animaux, autorités, gouvernement australien, citoyen·nes lambda du monde entier, tout le monde s'indigne face à une telle cruauté, normal !
Et pourtant, c'est ce qui est fait massivement, régulièrement, à des vaches laitières et leurs bébés.
Je suis arrivé au moment où les veaux étaient séparés, dirigés vers le camion de transport. La scène m'à profondément marqué, je n'ai plus jamais mangé de veau, agneau etc etc. On ne prend plus de vache laitière depuis non plus. On a diminué notre consommation de viande depuis ce jour (en quantité, pas en fréquence..)
Je mange encore du poulet, du porc et plus rarement, de la vache. Je suis encore bourré d'incohérences mais de plus en plus attiré par le végétarisme même si ne suis pas encore certain d'être un jour végétarien. Pour l'instant, je suis en cours de réflexion, apprentissage et début de mise en pratique dans mon envie de changement de régime alimentaire.
Première étape: intégrer des repas végétariens au cours de la semaine

TSA et TDAH diagnostiqués tardivement, début 2024
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
C'est plus intéressant de remonter au paléolithique je pense, comme dans le dernier lien. Le néolithique avec la mise en place de la culture des céréales ayant a priori entraîné un changement majeur dans l'alimentation (lié surtout à une explosion de la part des céréales et une baisse de la variété des aliments, rien à voir avec la viande).
Détectée HQI dans l'enfance, diagnostiquée TSA de type syndrome d'Asperger en juillet 2015.
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Intéressants ces articles sur la place des animaux dans le régime de nos ancêtres !
(J'ai préféré le terme "animaux" à "viande", parce que de nos jours, "viande" est très connoté "muscle", alors qu'à l'époque — et jusqu'à il n'y a pas si longtemps — c'était l'animal entier — sauf parties non-comestibles — qui servait d'aliment. Je sais bien qu'il y a encore des personnes voire des cultures entières qui font ainsi, mais il y a un bon paquet de viandard·es contemporain·es qui ne toucheraient pas à un plat de tripes ou de cervelle, même avec un bâton de berger — c'était d'ailleurs mon cas avant.
)
]
Comme c'est triste, ce que tu as vu...
Je te souhaite bien du courage dans ta progression, qu'importe jusqu'où.
Des incohérences, je pense qu'il en restera toujours (c'est d'ailleurs un argument anti-véganisme qui revient souvent) ; par contre, il est possible de les réduire, de s'aligner sur une ligne conductrice globalement plus cohérente. Mais ce n'est pas une mince affaire.
Parce que ça demande d'aller contre ce qu'on fait et a fait du plus loin qu'on s'en souvienne, soi-même individuellement.
Mais c'est plus que personnel. Il y a bien les habitudes personnelles, les goûts, le rapport que l'on a, individuellement, aux produits d'origine animale [je parle de "produits d'origine animale" car le lait/les œufs/la laine/etc. sont tout autant liés que les ingrédients carnés à l'exploitation et à la mise à mort des animaux]. Mais il y a aussi l'ancrage des normes, le fonctionnement de notre monde humain, qui est carniste et spéciste — bien qu'il y ait des variations en fonction du contexte culturel.
Modifier ses habitudes, ce n'est donc pas qu'aller contre soi-même, c'est aller contre son monde. Un monde où la consommation animale est omniprésente, normale, appréciée, et perçue sous l'angle de cellui qui consomme. Parfois, de plus en plus avec le welfarisme, sous l'angle de celleux qui sont consommés, mais toujours sans quitter cet angle humain, en toile de fond ; car après tout, même si dans cette vision nous prenons en compte le bien-être et l'individualité des animaux, nous légitimons toujours de leur faire, au bout du compte, ce que nous voulons (même si c'est fait plus respectueusement et que certaines pratiques sont évidemment exclues — en revanche tuer est toujours bien légitimé).
Un exemple de cette perception sous l'angle de cellui qui consomme :
Ce mois-ci, alors que je prenais les transports en commun, j'ai vu tout près de moi une personne munie d'une canne à pêche. Cette personne n'a pas manqué d'attirer l'attention d'autres, qui se sont mises à discuter avec elle. À un moment, il a été question du nombre de poissons attrapés par session de pêche ; l'une d'elles a parlé en ces termes : "moi mon record c'est 8 maquereaux".
D'individus tués (ou au mieux dérangés ou blessés pour être ensuite remis à l'eau dans certains types de pêche), on passe à une activité plaisante qui attire la curiosité des gens autour, avec même une notion de record (donc personnel), comme si c'était finalement l'humain qui était au centre. Les bénéfices que l'humain tire, l'utilité que l'humain a.
À un autre moment de la discussion, ce sont des appâts dont il a été question, pour attraper je-ne-sais-plus-quel-poisson : ainsi, l'encornet — bien qu'appartenant à la classe des céphalopodes qui sont reconnus sensibles et intelligents — n'est plus qu'un simple objet servant à attraper un être qui n'est pas beaucoup plus respecté.
Je parle de [manque de] respect, mais pourtant dans cette anecdote, pas de cruauté particulière, bien au contraire : on était sur quelque chose de totalement normal et normalisé.
Il faut dire aussi que les poissons et autres "produits de la mer" comme on les appelle, sont, dans la hiérarchisation des espèces par la nôtre, à un stade en-dessous des bovins/oiseaux/etc. consommés (sachant qu'eux-mêmes sont en-dessous d'autres espèces ayant nos faveurs tels que les chiens ou les chats qui même eux ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur d'individus). C'est donc d'autant plus normal (au sens normalisé pas acceptable réellement) d'entendre parler de maquereaux ou d'encornets, d'une façon qui nous choquerait s'il s'agissait de cervidés, par exemple.
Si la chasse est loin d'être décriée à l'unanimité, une bonne partie de la population par exemple française [53 %] se dit contre, donc clairement pas que les végés ; la pêche, en revanche, est bien mieux perçue. De plus, là où l'on peut avoir un régime omnivore sans jamais soutenir la chasse, on soutient en revanche souvent la pêche par un tel régime — en plus de la vision plus positive de la pêche comme activité individuelle. D'ailleurs, seuls 4% des animaux tués chaque année pour notre consommation sont terrestres, les 96% restants sont aquatiques, dont la plus grosse partie provient de la pêche [voir ici].
Cette normalisation laisse des traces.
Là j'ai parlé d'autrui, mais n'allez pas croire que je n'ai pas moi aussi des mécanismes ancrés. Par exemple : je suis toujours bien plus mal à l'aise face à une vidéo d'une YouTubeuse mangeant un chat rôti (ça sent le vécu hein ?), que face à de vrais poulets qui rôtissent et dégagent leur odeur typique à quelque mètres de moi lorsque je fais mes courses.
(J'ai préféré le terme "animaux" à "viande", parce que de nos jours, "viande" est très connoté "muscle", alors qu'à l'époque — et jusqu'à il n'y a pas si longtemps — c'était l'animal entier — sauf parties non-comestibles — qui servait d'aliment. Je sais bien qu'il y a encore des personnes voire des cultures entières qui font ainsi, mais il y a un bon paquet de viandard·es contemporain·es qui ne toucheraient pas à un plat de tripes ou de cervelle, même avec un bâton de berger — c'était d'ailleurs mon cas avant.

[Bon, n'aie pas peur Scalt, ma réponse s'est transformée en exploration d'IS...Scalt a écrit : ↑vendredi 21 mars 2025 à 16:19Il y a petite une vingtaine d'années, un patient m'a invité dans sa ferme pour m'offrir une bouteille de vin..
Je suis arrivé au moment où les veaux étaient séparés, dirigés vers le camion de transport. La scène m'à profondément marqué, je n'ai plus jamais mangé de veau, agneau etc etc. On ne prend plus de vache laitière depuis non plus. On a diminué notre consommation de viande depuis ce jour (en quantité, pas en fréquence..)
Je mange encore du poulet, du porc et plus rarement, de la vache. Je suis encore bourré d'incohérences mais de plus en plus attiré par le végétarisme même si ne suis pas encore certain d'être un jour végétarien. Pour l'instant, je suis en cours de réflexion, apprentissage et début de mise en pratique dans mon envie de changement de régime alimentaire.
Première étape: intégrer des repas végétariens au cours de la semaine

Comme c'est triste, ce que tu as vu...

Je te souhaite bien du courage dans ta progression, qu'importe jusqu'où.

Des incohérences, je pense qu'il en restera toujours (c'est d'ailleurs un argument anti-véganisme qui revient souvent) ; par contre, il est possible de les réduire, de s'aligner sur une ligne conductrice globalement plus cohérente. Mais ce n'est pas une mince affaire.
Parce que ça demande d'aller contre ce qu'on fait et a fait du plus loin qu'on s'en souvienne, soi-même individuellement.
Mais c'est plus que personnel. Il y a bien les habitudes personnelles, les goûts, le rapport que l'on a, individuellement, aux produits d'origine animale [je parle de "produits d'origine animale" car le lait/les œufs/la laine/etc. sont tout autant liés que les ingrédients carnés à l'exploitation et à la mise à mort des animaux]. Mais il y a aussi l'ancrage des normes, le fonctionnement de notre monde humain, qui est carniste et spéciste — bien qu'il y ait des variations en fonction du contexte culturel.
Modifier ses habitudes, ce n'est donc pas qu'aller contre soi-même, c'est aller contre son monde. Un monde où la consommation animale est omniprésente, normale, appréciée, et perçue sous l'angle de cellui qui consomme. Parfois, de plus en plus avec le welfarisme, sous l'angle de celleux qui sont consommés, mais toujours sans quitter cet angle humain, en toile de fond ; car après tout, même si dans cette vision nous prenons en compte le bien-être et l'individualité des animaux, nous légitimons toujours de leur faire, au bout du compte, ce que nous voulons (même si c'est fait plus respectueusement et que certaines pratiques sont évidemment exclues — en revanche tuer est toujours bien légitimé).
Un exemple de cette perception sous l'angle de cellui qui consomme :
Ce mois-ci, alors que je prenais les transports en commun, j'ai vu tout près de moi une personne munie d'une canne à pêche. Cette personne n'a pas manqué d'attirer l'attention d'autres, qui se sont mises à discuter avec elle. À un moment, il a été question du nombre de poissons attrapés par session de pêche ; l'une d'elles a parlé en ces termes : "moi mon record c'est 8 maquereaux".
D'individus tués (ou au mieux dérangés ou blessés pour être ensuite remis à l'eau dans certains types de pêche), on passe à une activité plaisante qui attire la curiosité des gens autour, avec même une notion de record (donc personnel), comme si c'était finalement l'humain qui était au centre. Les bénéfices que l'humain tire, l'utilité que l'humain a.
À un autre moment de la discussion, ce sont des appâts dont il a été question, pour attraper je-ne-sais-plus-quel-poisson : ainsi, l'encornet — bien qu'appartenant à la classe des céphalopodes qui sont reconnus sensibles et intelligents — n'est plus qu'un simple objet servant à attraper un être qui n'est pas beaucoup plus respecté.
Je parle de [manque de] respect, mais pourtant dans cette anecdote, pas de cruauté particulière, bien au contraire : on était sur quelque chose de totalement normal et normalisé.
Il faut dire aussi que les poissons et autres "produits de la mer" comme on les appelle, sont, dans la hiérarchisation des espèces par la nôtre, à un stade en-dessous des bovins/oiseaux/etc. consommés (sachant qu'eux-mêmes sont en-dessous d'autres espèces ayant nos faveurs tels que les chiens ou les chats qui même eux ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur d'individus). C'est donc d'autant plus normal (au sens normalisé pas acceptable réellement) d'entendre parler de maquereaux ou d'encornets, d'une façon qui nous choquerait s'il s'agissait de cervidés, par exemple.
Si la chasse est loin d'être décriée à l'unanimité, une bonne partie de la population par exemple française [53 %] se dit contre, donc clairement pas que les végés ; la pêche, en revanche, est bien mieux perçue. De plus, là où l'on peut avoir un régime omnivore sans jamais soutenir la chasse, on soutient en revanche souvent la pêche par un tel régime — en plus de la vision plus positive de la pêche comme activité individuelle. D'ailleurs, seuls 4% des animaux tués chaque année pour notre consommation sont terrestres, les 96% restants sont aquatiques, dont la plus grosse partie provient de la pêche [voir ici].
Cette normalisation laisse des traces.
Là j'ai parlé d'autrui, mais n'allez pas croire que je n'ai pas moi aussi des mécanismes ancrés. Par exemple : je suis toujours bien plus mal à l'aise face à une vidéo d'une YouTubeuse mangeant un chat rôti (ça sent le vécu hein ?), que face à de vrais poulets qui rôtissent et dégagent leur odeur typique à quelque mètres de moi lorsque je fais mes courses.
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Scalt a écrit : ↑vendredi 21 mars 2025 à 16:19Il y a petite une vingtaine d'années, un patient m'a invité dans sa ferme pour m'offrir une bouteille de vin..Deoxys a écrit : ↑samedi 15 mars 2025 à 15:32 Ce message fait écho à ceux de lepton et Curiouser :
Une influenceuse a récemment eu l'idée d'arracher un bébé wombat à sa maman pour bien rigoler le temps d'une vidéo. Évidemment, cela a fait scandale : associations de protection des animaux, autorités, gouvernement australien, citoyen·nes lambda du monde entier, tout le monde s'indigne face à une telle cruauté, normal !
Et pourtant, c'est ce qui est fait massivement, régulièrement, à des vaches laitières et leurs bébés.
Je suis arrivé au moment où les veaux étaient séparés, dirigés vers le camion de transport. La scène m'à profondément marqué, je n'ai plus jamais mangé de veau, agneau etc etc. On ne prend plus de vache laitière depuis non plus. On a diminué notre consommation de viande depuis ce jour (en quantité, pas en fréquence..)
Je mange encore du poulet, du porc et plus rarement, de la vache. Je suis encore bourré d'incohérences mais de plus en plus attiré par le végétarisme même si ne suis pas encore certain d'être un jour végétarien. Pour l'instant, je suis en cours de réflexion, apprentissage et début de mise en pratique dans mon envie de changement de régime alimentaire.
Première étape: intégrer des repas végétariens au cours de la semaine![]()
Je suis pas vegan et je ne le serais jamais mais il m'arrive assez fréquemment de manger des repas sans viande (alors que j'en ai à disposition) plusieurs jours d'affilées je mange des plats qui selon moi peuvent se manger sans viande . Je me fais souvent une salade de tomate/concombre/moza ,riz/lentille ou courgettes (ça dépend)ou de l'ebly avec des champignons. En vrai, à partir du moment de tu trouves un plat que t'aime ça se fait "facilement" je trouve.
TSA confirmé .
Je suis un rat de bibliothèque aussi bien dans le monde physique que sur internet.
Je suis un rat de bibliothèque aussi bien dans le monde physique que sur internet.
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Je suis végétarienne (oeufs et produits laitiers sans présure sont inclus dans mon alimentation) depuis des décennies (j'aurai 68 ans en mai). La souffrance animale me bouleverse tout autant que l'humaine (voire plus parfois, même si je sais que cela peut être choquant)...
Et, naturellement, aucun manque, aucune carence...

Et, naturellement, aucun manque, aucune carence...
Mamie du forum, diagnostiquée TSA à 63 ans, friande de tout ce qui me rappelle que je ne suis pas seule à tenter de gérer au mieux mon syndrome d'Asperger et son cortège de "tic tag toc" 
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
[Comme pour Scalt, cette réponse qui de base t'était adressée, s'est très vite muée en exploration d'IS ; ce qui va suivre, bien qu'en lien avec ce que tu dis, est davantage une réponse plus générale, une réflexion sur l'éthique animale qui est au centre du "pourquoi le végétarisme" et le végétalisme par extension logique — en théorie seulement car en pratique chacun·e décide pour soi.]AspiNono a écrit : ↑mardi 25 mars 2025 à 9:05Je suis végétarienne (oeufs et produits laitiers sans présure sont inclus dans mon alimentation) depuis des décennies (j'aurai 68 ans en mai). La souffrance animale me bouleverse tout autant que l'humaine (voire plus parfois, même si je sais que cela peut être choquant)...
Et, naturellement, aucun manque, aucune carence...
Très inspirant comme témoignage !

Il y a encore tellement de clichés...
Je serais curieuse de savoir, si tu veux/peux nous partager cela, ce que les gens te disent sur ton végétarisme à ton âge ? (Plus exactement ce serait "des" pas "les", vu que ce n'est pas tout le monde. Hé oui, ce n'est pas parce que je suis végane que je ne chipote plus — ni que je ne mange plus de chipos d'ailleurs.

Effectivement, il y a de la présure dans pas mal de fromages ; elle est prélevée dans l'estomac des ruminants, après abattage.
Malheureusement, même sans présure animale, les produits laitiers demeurent liés à l'abattage des animaux (laitières "réformées" tuées, petits abattus tôt pour leur viande ou qui serviront à "renouveler le cheptel" [= connaîtront le même sort que leurs mères]).
Il y a aussi l'enlèvement des petits, qui reste une pratique courante. J'ai parlé de l'enlèvement des veaux laitiers plus haut, mais j'ai été trop restrictive ; il y a aussi :
- Les chevreaux, qui sont un vrai fardeau pour la filière et qui sont envoyés — pour ceux qui le sont et qui survivent jusque là — dans des centres d'engraissement "constitu[a]nt un « maillon relativement opaque » de la production" selon la filière elle-même.
- Les agneaux ; ceux d'élevages dits "laitiers" (pour la production de lait de brebis) sont retirés tôt, dans certains cas [seulement] après plusieurs semaines ; ceux d'élevages dits "allaitants" (pour la production de viande d'agneau) sont retirés à leur mère après sevrage ; dans tous les cas, c'est une séparation brutale, pour des animaux qui non seulement forment une unité familiale, mais qui sont aussi des animaux sociaux, créant diverses relations durables avec les individus du troupeau.
Quant aux œufs, il y a l'élimination des poussins mâles, malgré (en France) interdiction du broyage et instauration du sexage in ovo pour la majorité des embryons, qui n'auront ainsi plus à souffrir lors du gazage (toujours autorisé) à la naissance ; il faut le reconnaître. Mais attention : dans le monde, ce sont pas moins de 7 milliards de poussins qui sont tués chaque année.
En France, en plus du pourcentage minoritaire de poussins non sexés in ovo — donc gazés — dans l'élevage de poules pondeuses, il y a également ces problématiques, moins connues :
Deoxys a écrit : ↑jeudi 22 août 2024 à 14:22[...]
Sauf changement récent ou en cours, la réglementation dont j'ai parlé précédemment sur l'élimination des poussins en France, ne concerne que la filière œufs.
Ne sont donc pas concernés, en plus des dérogations prévues pour la filière œufs :(+ les éventuels poussins "rebuts")L214 a écrit :La filière foie gras
En temps normal (hors pénurie due à la grippe aviaire), du fait d’un foie plus petit et plus innervé, les canes ne sont pas gavées pour produire du foie gras. L’industrie du foie gras gave uniquement les canards mâles et élimine les canetons femelles. On estime que plus de 14 millions de canetons femelles sont ainsi broyées ou gazées chaque année.
La filière volailles de chair
Comme démontré dans cette enquête menée dans le couvoir Caringa Sud-Ouest, dans les couvoirs qui font naître des poussins destinés à la production de viande, le sexage et le broyage sont aussi pratiqués en routine. Certains élevages se spécialisent dans la production de poulets sexés pour optimiser leur rendement, la croissance entre mâles et femelles étant différente.
Les couvoirs commercialisent ainsi des poussins mâles ou des poussins femelles à la demande, ce qui implique sexage et élimination des poussins non vendus.
Par exemple, les poulets de souche ROSS 308 (cliquer sur « commerciaux »), poulets standards de référence au niveau mondial, sont vendus par l’accouveur Orvia soit au « tout venant » (mélange de mâles et femelles) soit sexés (mâles ou femelles).
En 2021, les 379 éleveurs du Gaévol (qui approvisionne MacDonald’s ont produit 67,4 millions de poulets lourds sexés (des mâles).
Autre exemple avec de la vente de poulets mâles sur le site des volailles d’Armor.
Les mêmes pratiques s’appliquent aux élevages de dindes, pintades, oies et faisans qui peuvent également faire de l’élevage sexé (voir par exemple France Sexage).
Il faut enfin ajouter les élevages de chapons (poulets mâles castrés) et les élevages de poulardes (femelles).
Les reproducteurs
Pour toutes les filières, il existe des élevages spécialisés dans la production d’œufs à couver pour approvisionner les couvoirs. Les femelles et les mâles de ces élevages sont de souches différentes (appelées souches parentales), ce qui nécessite donc un sexage et entraîne également l’élimination de poussins.
Voici des exemples de lignées mâles et de lignées femelles de reproducteurs chez Hubbard, référence mondiale dans le domaine de la sélection de volailles de chair.
[Source]
[...]
Et pour les poules : qu'elles soient en cage ou en liberté, elles finissent abattues (précocement), ou surpondent, et sont en bien trop grand nombre dans les exploitations — même celles avec une moindre densité au m²...
Reste éventuellement la vie en petit poulailler de jardin, comme vie la moins pire pour ces sympathiques gallinacés (on peut d'ailleurs adopter des poules pondeuses avant qu'elles ne partent à l'abattoir). Encore faut-il qu'on n'attende pas d'elles un quelconque rendement (or, même dans ces conditions certes à mille lieux de l'élevage professionnel, on se heurte fréquemment à ce problème : l'animal non pas comme compagnon, comme individu à part entière, mais comme moyen de produire).
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Est-ce considérer l'animal comme un "moyen de produire" parce qu'on le nourrit et qu'on le soigne en contrepartie de quelque chose ? J'ai des poules qui ne pondent plus. On a dépensé plusieurs fois leur prix d'achat en frais de vétérinaire pour elles. Mais elles continuent à "faire quelque chose" en échange, puisqu'elles participent à l'entretien du jardin et à la production de compost, et elles jouent aussi un peu un rôle d'animal de compagnie. C'est très thérapeutique que de regarder les poules gratter et picorer dans le jardin !
Contrairement à mon employeur, je n'attends pas un rendement et je ne leur fixe pas d'objectifs à atteindre, mais j'attends quand même une certaine "contrepartie" pour leur fournir le gîte et le couvert. Ça ne me paraît aucunement choquant et c'est à mon avis la même chose pour n'importe quel animal de compagnie.
Contrairement à mon employeur, je n'attends pas un rendement et je ne leur fixe pas d'objectifs à atteindre, mais j'attends quand même une certaine "contrepartie" pour leur fournir le gîte et le couvert. Ça ne me paraît aucunement choquant et c'est à mon avis la même chose pour n'importe quel animal de compagnie.
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Ça ne me paraît pas choquant à moi non plus, c'est même on ne peut plus normal et normalisé comme évoqué plus haut.Flower a écrit : ↑mercredi 26 mars 2025 à 10:41 Est-ce considérer l'animal comme un "moyen de produire" parce qu'on le nourrit et qu'on le soigne en contrepartie de quelque chose ? J'ai des poules qui ne pondent plus. On a dépensé plusieurs fois leur prix d'achat en frais de vétérinaire pour elles. Mais elles continuent à "faire quelque chose" en échange, puisqu'elles participent à l'entretien du jardin et à la production de compost, et elles jouent aussi un peu un rôle d'animal de compagnie. C'est très thérapeutique que de regarder les poules gratter et picorer dans le jardin !
Contrairement à mon employeur, je n'attends pas un rendement et je ne leur fixe pas d'objectifs à atteindre, mais j'attends quand même une certaine "contrepartie" pour leur fournir le gîte et le couvert. Ça ne me paraît aucunement choquant et c'est à mon avis la même chose pour n'importe quel animal de compagnie.
Ça n'est pas, en revanche, comme n'importe quel animal de compagnie.
Et oui, c'est le considérer comme un moyen de produire, quand bien même on ne soit pas dans une production intensive (ponte, entretien, etc.).
C'est un peu comme pour l'élevage : ce n'est pas que l'intensif le problème, mais d'attendre quoi que ce soit d'autre de l'animal non-humain — ou même humain si l'on veut étendre aux problématiques humaines — qu'il soit son propre individu, sans rien nous devoir. Car il y a très souvent des conséquences lorsqu'il ne peut pas répondre aux attentes : abandons, euthanasie, abattage, ...
Lorsque l'on prend un chat, ou même un chien (contrairement aux raisons encore habituelles d'adopter un chien et en dehors du chien de travail [pouvant soulever aussi des questions éthiques]), ou des cochons d'Inde, on n'en attend aucune contrepartie, sauf celle d'être un compagnon.
Bon, plus exactement : oui, il y aura toujours une contrepartie au fond, c'est toujours forcément égoïste de prendre un animal, mais tout comme d'ajouter un·e enfant à son foyer. On le fait forcément pour soi, mais ça n'implique pas une attente de contrepartie comme on l'entend généralement (qui serait de nature à objectifier, même de façon non-violente, l'enfant ou l'animal non-humain).
Un chat ou un chien (dans le cadre d'une adoption sensée donc pas dans un but précis), on n'en attend pas d'œufs (s'ils en pondaient

Tu dis d'ailleurs toi-même de tes poules qu'"elles jouent aussi un peu un rôle d'animal de compagnie", donc ce n'est pas réellement comme n'importe quel animal de compagnie.
En fait, l'animal de compagnie (et uniquement de compagnie), on lui fournit le gîte et le couvert même s'il ne remplit pas les attentes de contrepartie minimale ; le chat pas du tout affectueux alors qu'on aurait aimé, le chien patate alors qu'on se voyait faire du sport avec, voire le chien avec des problèmes de comportements (que l'on se doit d'aider et d'assumer), etc.
Bien sûr, il y a des gens qui ont des poules dans cette optique. Et la tienne n'en est finalement pas si éloignée.
Bravo de les garder et de dépenser d'importantes sommes pour elles bien qu'elles ne pondent plus.

Car j'ai le souvenir qui me revient, d'une discussion avec une personne qui m'a dit faire euthanasier ses poules (et pourtant cette personne était... ovo-végétalienne !).
Pour le cas des poules de jardin, en prendre pour obtenir des bénéfices autres que la compagnie, c'est aussi entretenir une production plus vaste : celle des poules commercialisées spécifiquement pour les œufs de jardins (ou éventuellement pour son entretien), avec tout ce que cela implique au niveau de la filière et du cycle de ponte accru.
C'est considérer l'animal comme moyen de produire non plus tellement soi-même (ses propres animaux), mais de manière plus globale : la perception, la conception de la poule dans notre vision spéciste humaine, qui serait là pour nous apporter X ou Y.
Alors qu'une telle vision, en plus de poser question en terme de droits, est de plus en plus obsolète, puisque nombreuses sont les personnes humaines pouvant se passer aujourd'hui de produits animaux dont les œufs. Et en cela, c'est probablement une différence non-négligeable entre les pratiques communes des particuliers et ton cas, car si je me souviens bien tu as des soucis précis qui te rendraient difficile d'être végane ; hésite pas à me corriger au besoin.
Et puis sinon après, il y aurait les "bonus".
Imaginons des poules rescapées d'abattoirs, qui sont gardées sous aucune condition. S'il y a un surplus d'œufs... et quand bien même les personnes qui les auraient rescapées seraient véganes... est-ce que ça va changer quoi que ce soit de manger les œufs qui sont vraiment de trop ?
Moi je ne garantis pas que si mes chats se mettaient à pondre, je ne mangerais jamais leurs œufs.

On peut aussi penser au freeganisme (récupérer la nourriture qui part à la poubelle).
Moi sur une application, j'ai déjà récupéré des dons de nourriture incluant des produits non-végans ; je ne les mange pas car je préfère redonner à des gens qui en consomment, mais objectivement, je pourrais.
Un autre exemple: un·e végan·e qui bosserait dans un restaurant omni' et qui se retrouverait avec de la bouffe en trop (pas végane) sur le point de partir à la poubelle, et qu'elle ne pourrait pas donner (et qu'elle accepterait de manger).
Bref, c'est jamais ou "le bien" ou "le mal".
[Edit - Bon, j'ai oublié de mettre le disclaimer comme pour Scalt et AspiNono.

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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
https://www.universcience.fr/fr/esprit- ... rid-181386Le régime alimentaire des Français est différent selon l’âge, le lieu de vie et répond à des raisons éthiques ou médicales : 56% des sondés se décrivent comme « omnivores », mangeant de tout sans restriction, 22% sont « flexitariens », limitant leur consommation de viande et de poisson et 8% se déclarent végétariens (4%) ou végétaliens (4%). La part des omnivores est plus importante dans les zones rurales (62%), celle des flexitariens, végétariens ou végétaliens est plus importante dans les grandes villes (47%). Chez les 18-24 ans, 25% se déclarent végétariens ou végétaliens (contre 4% des plus de 35 ans).
TSA confirmé .
Je suis un rat de bibliothèque aussi bien dans le monde physique que sur internet.
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Re: [Index Nutrition] Végétarisme, pourquoi faire ?
Je crois que mes poules pour le coup pensent que nous sommes leurs animaux de compagnie.
L'autre jour, j'avais 4 poules qui faisaient leur sieste sur le seuil de la porte d'entrée ! (Elles ont 300m2 de jardin pourtant...)
En fait, quand je dis "un peu animal de compagnie", c'est plutôt dans le sens où les poules restent dans un lieu de vie un peu séparé (vu leur incapacité à contrôler certaines fonctions physiologiques) et ne vivent donc pas de la même façon avec nous qu'un chien ou un chat.
Après, la "contrepartie" d'entretien de jardin est quelque chose qui résulte du comportement naturel des poules par exemple. Donc ce serait probablement pire pour elles si elles ne le faisaient pas. Pour moi, le truc est là plutôt: si je prends un animal pour répondre à un "besoin", mais que ce "besoin" correspond aussi au besoin de l'animal, je pense que non seulement ce n'est pas un problème, mais que c'est même mutuellement bénéfique. Il y a des personnes qui prennent un chien parce que ça les oblige d'aller se promener tous les jours, tout comme il y a des gens qui prennent des canards coureurs indiens parce qu'ils mangent les limaces. Je pense que c'est le genre de situations où l'animal ne sera pas malheureux de la "contrepartie" qu'on lui demande... (Quand on laisse les poules entrer dans le potager pour qu'elles aèrent un peu la terre, elles ne se font pas prier !)
En revanche, il y a un souci si l'animal doit s'adapter au "besoin" de l'humain. Le chien "pantouflard" qu'on traînerait en canicross ou encore pire, le chien très actif qu'on forcerait à passer sa journée sur le canapé...

En fait, quand je dis "un peu animal de compagnie", c'est plutôt dans le sens où les poules restent dans un lieu de vie un peu séparé (vu leur incapacité à contrôler certaines fonctions physiologiques) et ne vivent donc pas de la même façon avec nous qu'un chien ou un chat.
Après, la "contrepartie" d'entretien de jardin est quelque chose qui résulte du comportement naturel des poules par exemple. Donc ce serait probablement pire pour elles si elles ne le faisaient pas. Pour moi, le truc est là plutôt: si je prends un animal pour répondre à un "besoin", mais que ce "besoin" correspond aussi au besoin de l'animal, je pense que non seulement ce n'est pas un problème, mais que c'est même mutuellement bénéfique. Il y a des personnes qui prennent un chien parce que ça les oblige d'aller se promener tous les jours, tout comme il y a des gens qui prennent des canards coureurs indiens parce qu'ils mangent les limaces. Je pense que c'est le genre de situations où l'animal ne sera pas malheureux de la "contrepartie" qu'on lui demande... (Quand on laisse les poules entrer dans le potager pour qu'elles aèrent un peu la terre, elles ne se font pas prier !)
En revanche, il y a un souci si l'animal doit s'adapter au "besoin" de l'humain. Le chien "pantouflard" qu'on traînerait en canicross ou encore pire, le chien très actif qu'on forcerait à passer sa journée sur le canapé...
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