Les autistes interdits de donner leurs gamètes

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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MystAirH
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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#16 Message par MystAirH » mardi 20 février 2024 à 9:51

lucius a écrit : dimanche 18 février 2024 à 0:34 Le probléme est qu'à force de lier TSA et handicap, ne pas totalement distinguer TSA-SDI et TSA-DI, évoquer les NT... on se condamne à rester dans une situation où on est perçu comme handicapés ou personne en difficulté. Rien que TSA veut dire trouble. Cela ne donne guère une vision positive. Et le truc neuro-divergent est mis à pas mal d'autres syndrome ou troubles (dyspraxie, diskexie, adhd,, hyperactif...) au point que cela perd de son sens.
Bonjour à tous (ça fait plus d'une année que je ne suis pas intervenu, je devrais presque me re-présenter ^^)

Personnellement je dois dire que l'autisme tel que je l'ai vécu jusqu'ici (sur un bilan de 45 ans) devrait effectivement être éradiquer. Mais attention, en disant cela je ne dis pas forcément qu'il faut le supprimer. En effet, si l'on nous permettait d'avoir, ou si nous arrivions à nous faire, une petite place bien à nous les choses seraient certainement très différentes et l'on éradiquerait aussi cette notion de "TROUBLE" que je ne peux nier, que je vis encore et encore par réaction à un environnement qui ne me convient absolument pas et dont je n'arrive pas ou peu à m'extraire puisque qu'il est quasi omniprésent et entretenu sauvagement par "les autres".

Il y a, me semble-il, parmi les rares cas où ça a été possible, des changements notables voire radicaux constatés chez les personnes autistes qui ont pu s'extraire de l'excitation générale, s'isoler globalement, s'arranger un refuge bien à eux, tranquillisant et rassurant.

Cette solution, une des plus tangible du moins il me semble, n'est donc pas une traitement mais une bonne pratique. L'autisme n'est pas une maladie qui empêcherait de vivre longtemps, qu'il faut donc soigner voire opérer. L'on ne parle de trouble que lorsque les conditions de vie de la personne se dégradent à un point critique pour la santé et finalement la vie (bien sûr ce point dépend de la situation mais aussi des capacités / du niveau de la personne, c'est aussi le cas des personnes allistes).

Malheureusement ce que nous pouvons presque tous ici déplorer est que dans les faits nous sommes traiter comme des malades ("les comorbidités, il faut traiter les comorbidités avant tout !", ça me fait penser à Tintin et le moine qui veut couper la tête ^^), avec des traitements chimiques expérimentaux puisque nous ne réagissons pas tout à fait comme les neurotypiques (et encore, ça reste aussi pour eux des expériences sans grandes garanties, il y a 20 ans quand j'ai parlé des sensations de fourmillements électriques dans les lèvres et sous les pieds à mon psychiatre lors de l'arrêt d'un antidépresseur ISRS, il tombait des nues).

Mettre en place des "villages" autistiques et une marché du travail spécifique (plutôt dans l'accès à l'emploi, à des postes spécifiques éventuellement inexistants dans les modèles actuels) serait sûrement un idéal pour nous. Pour les villages, c'est un peu une utopie, quoique au lieu de laisser se vendre (et survoler par ces satanés aéronefs à moteur) des beaux endroits isolés pour des résidences secondaires (voire tertiaires) à des gens aisés, il serait bon de nous en laisser profiter avant tout, en échange de ce que nous pourrions apporter à la société si elle voulait bien le reconnaître respectueusement. Je pense en effet qu'un employé autiste, si il est bien traité, à l'aise entre ce qu'on lui demande et ce qu'il peut fournir, tant en terme de capacités que d'intérêt pour la finalité de la chose à faire, peut être un des employés les plus dévoué et assidu qu'il soit possible d'imaginer au point qu'il faudrait lui dire de s'arrêter.

Mais nous en sommes encore loin. Et je n'ai pas l'impression que nous pouvons compter sur nous-mêmes pour nous faire cette petite place... peut-être parce que dans le fond nous pensons qu'il ne nous appartient pas de nous imposer, qu'à quelque part nous acceptons notre condition et que les rares autistes à succès sont finalement aussi des gens imbus d'eux-mêmes qui ne reconnaissent plus leur faiblesse initiale, voire se sentent supérieurs à tout, ceux-là même que certains (d'entre-nous même) diront qu'ils sont des cons. En même temps (oui je me fais aussi mon propre avocat du diable) pour faire quelque chose il faut déjà s'en sortir soi-même et ça c'est déjà tellement énorme que nous sommes sûrement bien contents d'en profiter un peu avant de continuer une quelconque combat (on verra comment je me comporterai si j'y arrive un jour).
Né en 1978 | Diagnostiqué TSA [08/2022] | HPI [02/2022] | TDA (sans H) [10/2021]
Reconnaissance invalidité par AI (Suisse) [06/2023] | Sans emploi depuis... longtemps

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Manichéenne
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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#17 Message par Manichéenne » jeudi 22 février 2024 à 19:41

Eratosthène a écrit : samedi 17 février 2024 à 23:58 Nous sommes bien d'accord mais appelons un chat un chat : c'est de l'eugenisme.
Non.
Il suffit de prendre une définition du mot pour voir que ça n'en est pas.
Il n' y a pas là de volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ça ne concerne qu'un très petit nombre de naissances, ça n'a statistiquement aucune influence sur le pool génétique.
Encore une fois, ce n'est pas de l'eugénisme ni du racisme lorsqu'on sélectionne des gamètes de donneurs de la même ethnie que les parents. Toute sélection ne signifie pas une volonté d'éradication.
Il est tout à fait possible de faire congeler ses gamètes pour les utiliser plus tard lorsqu'on a un TSA... par très eugéniste ça.
Mais au delà de la discussion sur le don de gamète, lié au besoin d'avoir son bébé sur mesure (Bienvenue à Gattaca?), je constate avec une certaine angoisse que la plupart des gens qui ont posté ici ne s'aiment pas, se considèrent implicitement comme anormaux

Oui, je suis "anormale", dans le sens premier. Je ne suis pas dans la norme. Pourquoi y voir du négatif ? C'est toi qui interprète parce que je n'ai pas lu ça dans la discussion.
Je suis handicapée, je ne peux pas tout faire de façon autonome suffisante pour ce qui est attendu dans notre société. En quoi ça signifierait que je ne m'aime pas ? Les gens avec un handicap physique peuvent plus facilement le reconnaître sans qu'on leur dise qu'ils ont une mauvaise image d'eux-même. Tu dirais à une personne en fauteuil roulant qui se déclare handicapée qu'elle a une mauvaise image d'elle-même ? Pour l'autisme c'est pareil.
Mon handicap est neuro-développemental et ça ne fait pas de moi quelqu'un d'inférieur.
Que serait l'humanité sans Socrate, Platon, Kant, Bentham, Newton, Einstein, Gödel, etc?
Pour le coup je doute sincèrement qu'elle s'en porterait moins bien.
Mais quel rapport avec l'autisme ? Aucun. Ils n'ont pas été diagnostiqués. C'est un peu facile de revendiquer après coup et sans source fiable que des tas de personnes célèbres avaient la même caractéristique que soi.
Diagnostiquée Autiste Asperger et TDA.
Mère de 3 enfants : fils Aîné TDAH et TSA, cadet TSA de type Asperger.

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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#18 Message par CarpeDiem » dimanche 10 mars 2024 à 22:40

NewTee a écrit : samedi 17 février 2024 à 23:34 Ça ne me choque pas. L'autisme vient avec des comorbidités. Sans parler de la qualité de vie, de suivi psy et autre.

Si mes parents me disaie 'hey, on savait que tu serais tsa avant de te faire et on t'a fait quand meme. Cool hein', la discussion ne se passerait pas bien
Je ne comprends pas ceux qui pensent que le tsa est une chance. C'est surtout une certitude de galérer toute sa vie.

Maximiser les chances d'avoir un enfant normal, que ce soit en évitant les risques de tsa ou d'autres maladie/trouble, menparait sain pour le futur enfant, les futurs parents et toute la société.
Complètement d'accord... les TSA sont un handicap... tout est dit: ça handicape dans la vie... pourquoi vouloir possiblement se rajouter cette difficulté-là?
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Ostara
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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#19 Message par Ostara » lundi 11 mars 2024 à 8:49

CarpeDiem a écrit : dimanche 10 mars 2024 à 22:40
NewTee a écrit : samedi 17 février 2024 à 23:34 Ça ne me choque pas. L'autisme vient avec des comorbidités. Sans parler de la qualité de vie, de suivi psy et autre.

Si mes parents me disaie 'hey, on savait que tu serais tsa avant de te faire et on t'a fait quand meme. Cool hein', la discussion ne se passerait pas bien
Je ne comprends pas ceux qui pensent que le tsa est une chance. C'est surtout une certitude de galérer toute sa vie.

Maximiser les chances d'avoir un enfant normal, que ce soit en évitant les risques de tsa ou d'autres maladie/trouble, menparait sain pour le futur enfant, les futurs parents et toute la société.
Complètement d'accord... les TSA sont un handicap... tout est dit: ça handicape dans la vie... pourquoi vouloir possiblement se rajouter cette difficulté-là?
Je ne suis vraiment pas d'accord avec ça,
Au lieu de chercher a faire disparaitre les gens différents, c'est a la société de devenir plus tolérante,c'est elle qui faut faire avancer,
Et non personne ici ne trouve que c'est une chance formidable d'avoir un TSA,une dépression,des troubles anxieux ect...

J'ai été harcelée régulièrement, rejetée, moquée,j'ai des difficultées,j'ai vécu des maltraitances,et des choses inhumaines qui ne sont même pas racontables ici,
Pourtant aujourd'hui je suis heureuse de vivre,je suis heureuse d'être moi,et de vivre dans ce monde,

Des personnes sans TSA qui développent des troubles mentaux bien plus tard dans la vie il y en a,et sans forcément qu'il y est de signes dans les générations antérieures de même troubles,


Des parents ne peuvent pas anticiper celà,on ne sait jamais ce qu'un enfant va rencontrer comme problèmes futurs,

Pour finir a titre personnel avec mon mari nous envisageons d'avoir un enfant,de mon côté il y a énormément d'antécédents familiaux de schizophrénies,de bipolarité,et très probablement de TSA pour certains membres de ma famille,

Si il s'avère que notre enfant présente ces difficultés là,nous ferons tout avec mon mari,pour qu'il ne vive pas ce que j'ai vécu,et pour y être passée dans mon vécu,je ferais attention que notre enfant ne traverse pas ce que ma sœur et moi avons traversés,

Moi je ne veut pas d'une société "parfaite",où l'on sélectionne les individus,a la génétique parfaite et sans imperfections,quelle horreur,et d'ailleurs est ce que cette société peuplées d'individus génétiquement sains,serait si parfaite et saine ?une belle dystopie toute lisse et aseptisée surtout.
Diagnostic TSA avec suspicion de TDA associé,trouble anxio-dépressif de type épuisement.

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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#20 Message par Jiheu » lundi 11 mars 2024 à 10:34

Moi je ne veut pas d'une société "parfaite",où l'on sélectionne les individus,a la génétique parfaite et sans imperfections,quelle horreur,et d'ailleurs est ce que cette société peuplées d'individus génétiquement sains,serait si parfaite et saine ?une belle dystopie toute lisse et aseptisée surtout.
Une société parfaite et aseptisée est celle que voulait un certain dictateur d'origine autrichienne, dont le nom sonne sinistrement aux oreilles, qui ne jurait que par la "race aryenne".
Alors, c'est pourquoi je suis résolument contre la normalité et le conformisme imposés.
Fils de 16 ans dont le diagnostic est confirmé.

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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#21 Message par Ostara » lundi 11 mars 2024 à 12:47

Jiheu a écrit : lundi 11 mars 2024 à 10:34
Moi je ne veut pas d'une société "parfaite",où l'on sélectionne les individus,a la génétique parfaite et sans imperfections,quelle horreur,et d'ailleurs est ce que cette société peuplées d'individus génétiquement sains,serait si parfaite et saine ?une belle dystopie toute lisse et aseptisée surtout.
Une société parfaite et aseptisée est celle que voulait un certain dictateur d'origine autrichienne, dont le nom sonne sinistrement aux oreilles, qui ne jurait que par la "race aryenne".
Alors, c'est pourquoi je suis résolument contre la normalité et le conformisme imposés.
Je suis complètement d'accord avec vous,je suis résolument contre la normalité et le conformisme également.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme
Diagnostic TSA avec suspicion de TDA associé,trouble anxio-dépressif de type épuisement.

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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#22 Message par Jiheu » lundi 11 mars 2024 à 16:25

Je me pose cette question
Jiheu a écrit : lundi 19 février 2024 à 23:09 Comment est réalisée concrètement et dans les faits l’enquête génétique par le CECOS, dans le cadre d'un don de gamètes ?
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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#23 Message par Eratosthène » lundi 11 mars 2024 à 16:46

Jiheu a écrit : lundi 11 mars 2024 à 16:25 Je me pose cette question
Jiheu a écrit : lundi 19 février 2024 à 23:09 Comment est réalisée concrètement et dans les faits l’enquête génétique par le CECOS, dans le cadre d'un don de gamètes ?
https://www.cecos.org/wp-content/upload ... etique.pdf

Dans l'absolu, en dépit de la forte composante génétique, cela ne fait visiblement pas partie de la grille, car on ne parle que des maladies.

Pour en revenir à la question de l’autisme comme handicap, enfance de merde, adolescence de merde, jeunesse de merde. Et puis bizarrement une amélioration notable de mon adaptabilité sociale sur le coup des 35 ans. Apparemment c'est un des cas de figure possibles, sans que l'on puisse dire si c'est une compréhension plus lente des codes sociaux mais qui finit par arriver ou s'il s'est passé un truc sur le plan neurologique, mais en tant que quinquagénaire, je suis plus armé sur pas mal de choses, car plus autonomes que bien des neurotypiques. J'ai eu des chances pour un homme de ma génération (psychomotricité enfant, relaxation chez le psy adolescent, réalisation du comportement dit gênant de mes parents m'incitant à plus rapidement intégrer certains codes sociaux en voyant comment les gens réagissait face à eux), et bien sûr hyposensibilité bien plus simple à gérer que l’hypersensibilité j'imagine, au moins dans mon cas.

Bref, ça y a mis le temps, mais je trouve enfin ma vie agréable, voire enviable, et des gens dits normaux ne sont pas toujours aussi bien dans leur peau, ni aussi sociables, attentifs et nuancés.
Et nous y voilà, il n'y a pas un autisme, mais un spectre : la neurodiversité est une vraie loterie dans laquelle on ne peut prédire qui va gagner et qui va perdre ; et parfois avec les mauvais pions au départ on parvient malgré tout à toucher le gros lot.
Mais dans l'absolu, c'est la même chose pour le milieu social, pour l'éducation, etc. La génétique ne fait pas tout (il me semble d'ailleurs que c'est le thème central de bienvenue à Gattaca) car nous ne sommes pas face à une maladie mais à un spectre dont les mécanismes nous échappent tout de même pas mal, même quand on est directement concernés, et à ce stade il est impossible de savoir - quand on a mis en place les bonnes rééducation dès la prime enfance - quel pourcentage d'entre nous vont bien sortir par rapport aux générations précédentes : la mise en place de repérage et de remédiations quasi systématiques sont trop récents.
Après une suspicion de TSA-SDI, confirmation par le médecin traitant. Enfin diagnostiqué TSA-SDI par médecin psychiatre le 09/02/2024

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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#24 Message par Jiheu » lundi 11 mars 2024 à 19:12

J'imagine que les CECOS font aussi une enquête familiale assez poussée, mais dans ce cas, ils contactent les parents proches du donneur (père, mère, fratrie) ?
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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#25 Message par Eratosthène » lundi 11 mars 2024 à 20:35

Jiheu a écrit : lundi 11 mars 2024 à 19:12 J'imagine que les CECOS font aussi une enquête familiale assez poussée, mais dans ce cas, ils contactent les parents proches du donneur (père, mère, fratrie) ?
Il me semble que l'anonymat du donneur est garanti en France, à ce titre la famille du donneur ne sera jamais contactée, mais par contre ils peuvent vérifier les données figurant sur le dossier médical du donneur en plus de l'entretien préliminaire, qui -lui- peut parler des antécédents familiaux en plus des informations sur la santé du donneur.

https://www.service-public.fr/particuli ... oits/F1068

edit :
(Bon donc en résumé, l'interdiction est pour le moins incertaine, il est clair que venant de la part des neurotypiques, ce serait purement et simplement de l'eugénisme, j'insiste là dessus, car "bon gène" ne signifie pas améliorer la "race", mais bien essayer de ne garder que ceux qu'on déclare aptes ou valides : cf les infanticides en Amazonie, ou la politique générale de la Sparte antique ; en même temps j'ai bien l'impression qu'aucun aspie se définissant comme tel n'irait donner ses gamètes, ne fut-ce que par ce que nous avons tous une forte envie de ne pas reproduire les erreurs dont nous avons été victimes, et sommes trop conscients des spécificités éducatives dont nous avons besoin et que tout le monde n'est pas capable de donner).
Après une suspicion de TSA-SDI, confirmation par le médecin traitant. Enfin diagnostiqué TSA-SDI par médecin psychiatre le 09/02/2024

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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#26 Message par Jiheu » vendredi 15 mars 2024 à 9:59

Le CECOS demande systématiquement le carnet de santé lors du 1er RdV, ainsi que la carte de groupe sanguin (que tout le monde n'a pas forcément)
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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#27 Message par petitchat » samedi 16 mars 2024 à 20:14

Ostara a écrit : lundi 11 mars 2024 à 8:49
CarpeDiem a écrit : dimanche 10 mars 2024 à 22:40
NewTee a écrit : samedi 17 février 2024 à 23:34 Ça ne me choque pas. L'autisme vient avec des comorbidités. Sans parler de la qualité de vie, de suivi psy et autre.

Si mes parents me disaie 'hey, on savait que tu serais tsa avant de te faire et on t'a fait quand meme. Cool hein', la discussion ne se passerait pas bien
Je ne comprends pas ceux qui pensent que le tsa est une chance. C'est surtout une certitude de galérer toute sa vie.

Maximiser les chances d'avoir un enfant normal, que ce soit en évitant les risques de tsa ou d'autres maladie/trouble, menparait sain pour le futur enfant, les futurs parents et toute la société.
Complètement d'accord... les TSA sont un handicap... tout est dit: ça handicape dans la vie... pourquoi vouloir possiblement se rajouter cette difficulté-là?
Je ne suis vraiment pas d'accord avec ça,
Au lieu de chercher a faire disparaitre les gens différents, c'est a la société de devenir plus tolérante,c'est elle qui faut faire avancer,
Et non personne ici ne trouve que c'est une chance formidable d'avoir un TSA,une dépression,des troubles anxieux ect...

J'ai été harcelée régulièrement, rejetée, moquée,j'ai des difficultées,j'ai vécu des maltraitances,et des choses inhumaines qui ne sont même pas racontables ici,
Pourtant aujourd'hui je suis heureuse de vivre,je suis heureuse d'être moi,et de vivre dans ce monde,

Des personnes sans TSA qui développent des troubles mentaux bien plus tard dans la vie il y en a,et sans forcément qu'il y est de signes dans les générations antérieures de même troubles,


Des parents ne peuvent pas anticiper celà,on ne sait jamais ce qu'un enfant va rencontrer comme problèmes futurs,

Pour finir a titre personnel avec mon mari nous envisageons d'avoir un enfant,de mon côté il y a énormément d'antécédents familiaux de schizophrénies,de bipolarité,et très probablement de TSA pour certains membres de ma famille,

Si il s'avère que notre enfant présente ces difficultés là,nous ferons tout avec mon mari,pour qu'il ne vive pas ce que j'ai vécu,et pour y être passée dans mon vécu,je ferais attention que notre enfant ne traverse pas ce que ma sœur et moi avons traversés,

Moi je ne veut pas d'une société "parfaite",où l'on sélectionne les individus,a la génétique parfaite et sans imperfections,quelle horreur,et d'ailleurs est ce que cette société peuplées d'individus génétiquement sains,serait si parfaite et saine ?une belle dystopie toute lisse et aseptisée surtout.
100% d'accord avec toi Ostara !
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Re: Les autistes interdits de donner leurs gamètes

#28 Message par Jiheu » dimanche 17 mars 2024 à 23:14

En fait, je me demandais si un autiste est obligé de faire état de sa condition au moment de l'entretien avec le psychologue et le médecin du CECOS.
S'il en parle, c'est un coup sûr à être recalé.
Mais à contrario, s'il n'en parle pas, quelle sera la suite de l'histoire ?
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