Kumi_44 a écrit : ↑samedi 6 janvier 2024 à 22:50
Philippine a écrit : ↑vendredi 5 janvier 2024 à 13:18
Coucou Kumi, bonne année !
Merci pour les références de lectures. J'ai acheté les 2 livres et je les aime beaucoup. Ils ont le niveau de détails dont j'ai besoin. En général j'aime bien les livres à destination des professionnels pour cette raison.
Ayant peu de temps à consacrer à la lecture ces temps-ci, je lis d'abord les chapitres qui m'intéressent et/ou correspondent à mes besoins.
Moi aussi, quand je sens la fatigue, c'est en réalité déjà trop tard malheureusement. Néanmoins, j'ai le sentiment qu'au fil de mes lectures et des séances de psychomotricité, je comprends davantage comment je fonctionne et quels sont mes besoins, ce qui me motive à mieux les respecter. Cependant, vu le niveau de fatigue que j'ai atteint, il faudrait que je passe 2 semaines enfermée chez moi sans voir personne pour que cela finisse par passer. Je passe mon temps à répéter que je suis fatiguée. J'ai l'impression d'être cassée à l'intérieur.
Je réfléchis aussi à l'idée de prendre une médication contre l'anxiété afin de reposer un peu mon cerveau. J'ai l'impression que vouloir maintenir mon niveau d'activité (je suis prof pour rappel, et maman d'un enfant en bas âge), c'est me conduire à foncer "droit dans le mur" sur le long terme. Des séances de psychomotricité ou de psychothérapie ne peuvent suffire pour y remédier. C'est très compliqué, et comme je ne peux supprimer de ma vie ni mon enfant (et je ne le souhaite - d'ailleurs son existence m'apporte clairement une motivation pour ne pas flancher - pas mais il est une source de fatigue non négligeable, ne faisant pas ses nuits), ni mon emploi (il faut bien gagner de l'argent), j'ai le sentiment d'être dans une impasse et un état de burnout impossible à surmonter même si j'en ai le souhait.
En tout cas, j'ai réussi à me motiver à reprendre le sport. J'arrive régulièrement à passer des temps à essayer de "sentir mon corps" en fermant les yeux et me concentrant dessus. J'utilise beaucoup mon casque antibruit et ma couverture lestée. J'efforce de consacrer du temps à des activités qui me font plaisir sans but utile. Il y a un mieux sur le rapport à moi-même et ma propre compréhension, mais je sens malgré tout le craquage final approcher car je pense que je comprends tout cela trop tard par rapport au niveau de fatigue que j'ai laissé monter sans m'en rendre compte
J'espère que vous autres allez bien
Coucou Philippine,
Bonne année à toi également !
Super que les livres te plaisent et puissent te correspondre à tes besoins. Je suis pareil, je trouve que les livres à destination des professionnels sont bons et donnent les détails plus techniques. Limite, il m'arrive d'en savoir plus que certains professionnels de santé...
Ça doit être difficile à vivre. Tu as conscience de ton taux de fatigue et tu sais que tu as ce besoin de couper pendant un certain temps. C'est déjà en soi une avancée !
Difficile de prendre le temps de se poser surtout quand il y a une vie active.
Ce n'est pas une mauvaise idée d'envisager des solutions concernant ton anxiété et ta fatigue. As tu essayer de voir si la fatigue pourrait être physiologique (carence fer, magnésium...), les personnes TSA sont souvent sujettes aux carences.
Pour ce qui est de la médication, à voir avec la psychiatre ou médecin bien sûr. Mais il faut prendre conscience qu'un traitement est seulement une "béquille" et qu'à long terme, si la gestion de l'anxiété et de la fatigue n'est pas meilleure qu'aujourd'hui, le burn out pointera quand même le bout de son nez.
Bravo pour le sport !

Ce que tu décris pour essayer de sentir ton corps, c'est un scan. Utiliser pour la méditation, c'est une méthode très efficace pour se sentir et s'apaiser (quand ce n'est pas trop fort en anxiété !).
Je trouve que malgré l'aspect fatigue et anxiété, tu arrives à petit à petit mieux te comprendre et à savoir ce qui te fait du bien.
Pour ma part, je vais mieux. J'ai pris 1 mois pour me remettre de ma formation, je savais que j'étais à la limite de l'effondrement à la fin. Mais j'ai réussi à tenir et à bien finir ! Je me sens plus tout le temps fatiguée et cassée. Juste encore des résidus de colère sur la gestion de mes besoins non respectées.
Pour ce qui est de l'anxiété... j'ai des déboires administratives qui me prend pas mal et ça prendre du temps. Je suis sous anxiolytiques depuis 3 jours (Diazépam) histoire de faire une pause. D'autant plus que j'aimerais continuer la TCC en étant moins envahie.
Moi aussi j'ai repris le sport ! Je passe par Ring Fit, un jeu de sport sur Switch qui m'a été offerte il y a 2 ans. Ça fait un bien fou. Cette impression d'être plus unie et d'avoir moins ce besoin de la couverture lestée + moins de dissociation.
Sinon, mes projets avancent lentement mais sûrement.
Merci Kumi !
C'est ça, je ne me pose pas. Aujourd'hui, tout en ayant conscience que je suis KO, bah j'ai passé la journée à m'occuper de mon fils, l'emmener à la ferme pédagogique, faire un pique-nique, le mettre à la sieste puis préparer une galette des rois car nous avions de la visite au goûter... Quand la visite est partie, j'ai dû aller faire les courses, puis mon fils s'est endormi à presque 22h... J'ai pleinement conscience de ne pas avoir écouté du tout mes besoins et à aucun moment je n'ai eu la possibilité de faire autrement. Enfin si, depuis qu'il dort je suis sous ma couverture lestée et ça fait du bien, mais ça suffit pas

En plus je me rends compte que je gère de moins en moins bien les interactions sociales depuis quelques mois. Dès qu'on a de la visite, même si ce sont des gens que j'aime bien, je peine à discuter. Je suis comme "absente" en étant là. Plus aucune force pour tout ça.
Ça a toujours été quelque chose de pas agréable mais j'arrivais à tenir une conversation. Là ce n'est plus le cas, il faut vraiment que ça soit très court.
Bref, j'ai une psychiatre depuis hier et elle m'a directement mise en arrêt car elle suspecte fortement un burnout
Comme je ne ressens pas trop mes émotions, il y a des moments où je sens que je suis vraiment pas bien (quand je fais des crises d'angoisse en fait car je vois les signaux physiques de la crise) et le reste du temps je me dis que je vais trop bien pour être en arrêt. Mais j'imagine qu'elle a raison quand même. Elle m'a dit que j'ai besoin d'une pause sensorielle sur un temps long et c'est vrai que je ne rêve que de solitude et de silence (dommage pour une prof ahah

). Peut-être que cela va me faire du bien.
Concernant les carences, je sais que je manque de fer depuis des mois mais je ne parviens pas à penser à prendre mes comprimés

je dois être archi carencée maintenant, ça ne doit pas aider... En plus je suis végétarienne et j'ai eu quelques déboires avec mes cycles menstruels dernièrement (beaucoup de saignements), alors faudrait vraiment que j'y parvienne ...
Mais bon, prendre un traitement ça fait partie des tâches supposément hyper simples mais avec lesquelles je galère. C'est comme boire : je ne ressens pas la soif alors même si je sais qu'un adulte doit boire au mois 1,5L d'eau par jour, c'est juste IMPOSSIBLE pour moi d'y penser. Quand je fais des efforts, je parviens à boire 1 ou 2 verres d'eau maxi sur la journée... Pas douée jusqu'au bout

penser à prendre un traitement c'est un peu pareil. Si je ne sens pas le besoin, je n'y pense absolument pas.
Merci pour le sport, je suis plutôt fière de m'y être remise

J'aime beaucoup ça et j'écoute une musique en boucle en même temps (c'est mon activité fétiche, la musique en boucle, ça me détend bien)
Je sens que j'ai beaucoup besoin de bouger et cela me manquait. D'ailleurs, quand je fais du sport, je ressens moins l'envie de me balancer par ailleurs.
Ça a l'air super sympa ton jeu-sportif, dommage que je n'ai pas la switch
Ta formation était en présentiel ? C'était chronophage ? Bravo d'être allée au bout en tout cas !! J'ai été l'élève la plus absentéiste du monde, même à l'université, alors j'ai bien conscience de la difficulté que cela a pu représenter.