
En lisant certains débats sur le sujet du harcèlement de rue, je me permets de créer ce sujet pour vous proposer une réflexion autour d'un sujet que presque personne ne traite ; le viol des garçons.
Je pense que, ce n'est pas parce qu'il n'est qu'une minorité qu'il devrait être ignoré, et ne pas être discuté, alors pour dire quoi à part "c'est inacceptable", vous avez raison, ce sujet n'a pas grand objectif, mais, avec de nombreuses recherches, et d'expériences ; je me rends compte qu'en plus d'être ignoré, au nom du fait qu'il soit une minorité, il n'aurait pas à être pris en compte par les associations contre le viol qui s'occupent exclusivement des femmes (du moins, de celles que j'ai pu contacter).
Très poliment, on me disait qu'on ne se sentait pas à l'aise pour traiter de ce genre de cas, mais qu'on souhaitait le meilleur courage qui soit.
Je souhaite dire ; au nom de quoi ?
Ce n'est pas parce qu'il y a 2% d'handicapés en France qu'ils n'existent pas, cela revient à dire que notre handicap aussi n'aurait pas à être pris en compte.
L'argument comme quoi il y a seulement 7% de victimes masculines ne suffit pas à justifier ce genre de réactions.
Faites des recherches sur ce sujet, vous ne trouverez que des témoignages, mais rien qui ne l'aborde spécifiquement (à l'inverse du viol féminin, largement + médiatisé).
La souffrance est pourtant asexuelle, elle ne connait ni sexe d'agresseur, ni sexe d'agressé, il n'y a que des coupables et des victimes.
C'est injustifiable de le minimiser, a fortiori quand le chiffre se rapproche plus de 20%, et non de 7% (sur base des plaintes recensées) vu le tabou que cela crée dans la société, dans les médias, ou quoi que ce soit d'autres.
Du reste, pas plus qu'il n'est acceptable d'excuser les agresseurs, il n'est pas plus acceptable de faire une hiérarchie de la souffrance ; une hiérarchie des cas (sauf en fonction de leur gravité, mais de fait, indépendamment du sexe, et encore, cela me semble contestable), ainsi j'ouvre ce sujet pour remédier à cet état de faits que je trouve, déplorable et injustifiable à tous les niveaux.