Ils accompagnent les élèves handicapés, aident les directeurs d'école, ou animent des clubs informatiques. Mais leur contrat est limité à deux ans.
« Les personnes en contrats aidés ont reçu un courrier de non-renouvellement, dénonce la CFDT de l'Éducation nationale (Sgen 29). Après avoir rendu un service reconnu pendant deux années scolaires [...] des centaines de personnes sont renvoyées à la case « sans emploi. » Le syndicat organise un rassemblement de protestation devant la préfecture du Finistère ce mercredi 21 mai, à 15 h.
Dans le cadre de la loi de Cohésion sociale de 2005 (loi Borloo), les établissements scolaires peuvent avoir recours à des « contrats aidés », dits d'avenir ou d'accompagnement vers l'emploi (1). Des contrats limités à 24 mois maximum.
Au début, ils avaient deux missions : l'accompagnement des enfants handicapés et l'animation dans les collèges-lycées (club informatique, ateliers, sorties scolaires). Une troisième est apparue en 2006 : assistant administratif auprès des directeurs d'école (220 dans le Finistère).
Selon l'inspection d'académie, 459 emplois de ce type sont en cours et 250 arrivent à terme début juillet. « Ils ne seront pas reconduits, explique Grégory Chevillon, adjoint de l'inspecteur d'académie. Mais chaque personne reçoit l'aide de l'ANPE pour rechercher un autre emploi. »
Priorité aux élèves handicapés
Selon la CFDT des prolongations sont possibles pour les contrats d'avenir sur dérogation du préfet : personnes de plus de 50 ans, engagées dans un parcours de retour à l'emploi, ou ayant un statut handicapé. « Priorité sera donnée aux personnes handicapées. On étudie les dossiers au cas par cas. Entre dix et vingt pourraient être prolongés. »
Par ailleurs, le rectorat supprime les postes d'animation dans le secondaire (38 emplois) et donne priorité à l'accompagnement des élèves handicapés.
« À la rentrée 2005, 115 enfants handicapés finistériens bénéficiaient d'une auxiliaire de vie scolaire (AVS). En avril, 302 jeunes bénéficient d'une aide et 226 dossiers sont en attente d'instruction ! Cela ne veut pas dire qu'ils seront acceptés... », précise Grégory Chevillon. C'est la Commission des droits et de l'autonomie de la Maison départementale des personnes handicapées qui décide et la décision s'impose à l'Éducation nationale.
50 contrats supprimés
Dans le département, 110 auxiliaires sont financés à 100 % par l'Éducation nationale. Mais l'Inspection a aussi recours à 201 accompagnants financés à 80 % par le ministère de l'Emploi et à 20 % par l'Éducation nationale.
D'ici septembre, les chefs d'établissement devrait donc devoir recruter entre 230 à 240 nouvelles personnes, via l'ANPE. Sauf que, l'enveloppe financière consacrée par le Ministère de l'emploi à ces contrats aidés a été réduite. Une cinquantaine de postes sur les 460 actuels devraient être supprimés dans le Finistère.
Laurence GUILMO
(1) dont 135 en Contrats d'accompagnement à l'emploi et 324 en Contrats d'avenir.-
Ouest-France 21 mai 2008 - Page Finistère
À la rentrée prochaine, la priorité des priorités sera donnée à l'accompagnement des élèves handicapés, qui sont de plus en plus nombreux à intégrer l'école classique.
