Discussions portant plutôt sur le point de vue des parents d'enfants autistes ou Asperger, par exemple : j'ai un problème avec mon enfant, que puis-je faire ?
Bonjour,
savez vous si le suivi pedopsychiatrique est « obligatoire » pour un mineur après pose du diagnostic ? Mon enfant (16ans) a revu le pédopsychiatre 2 ou 3 fois depuis et ne comprend pas l’intérêt du suivi. (Le pedopsychiatre n’est pas en cause, très pro, pas du tout culpabilisant, très optimiste pour l’avenir…). Pour l’instant la seule chose que j’ai su répondre c’est « on ne sait jamais si dans les années à venir tu as besoin de soutien et d’attestations, au moins tu n’auras pas besoin d’attendre 20 ans un rendez-vous. Et puis, il ne faudrait pas qu’on nous mette les services sociaux sur le dos. »(je ne pense pas que ce soit le genre du service, sincèrement). Mais clairement même si ça se passe bien, mon enfant n’en voit pas l’intérêt. Moi non plus, mais j’ai peur que dans six mois ce soit le cas par exemple. D’autant que ce psychiatre a su vraiment nous aiguiller vers d’autres professionnels qu’on n’aurait pas forcément pu rencontrer sans son aide.
Je voulais avoir vos avis en tant que parents d’adolescents et de jeunes adultes (ou d’enfants plus jeunes ou de vieux adultes ))
Parent d’un adolescent TSA diagnostiqué en avril 2024
Bonjour Soline,
Nous voyons la pedopsychiatre une fois par an en général, c'est pour remplir le certificat médical pour le dossier MDPH. Nous allons bientôt en rencontrer une nouvelle car celle qui suit mon fils va partir en retraite et je préfère en avoir une ( il y a si peu de pédopsychiatre et pour en trouver une qui prend de nouveaux patients et qui s'y connaise en TND). La pédopsy peut aussi être utile pour certains certificats. Nous, on a fait une demande de dérogation pour le collège et elle a établi un certifcat médical attestant le besoin de mon fils d'aller dans le collège hors secteur pour être scolarisé avec ses amis. C'est elle aussi qui avait fait un certificat expliquant le besoin d'un casque anti-bruit en classe. Cela permet d'avoir du crédit auprès des institutions et dans certaines démarches.
En fait, le suivi par une pédopsychiatre n'est pas du tout obligatoire. La pédopsychiatre est aussi indispensable pour certaines premières prescriptions ( ex : mélatonine, ritaline etc). Une fois qu'elle a fait la première prescription, le médecin traitant peut prendre le relais.
Maman d'un petit garçon de 10 ans, TSA niveau modéré confirmé le 16/03/2020 à l'âge de 5 ans et demi et TDAH le 11/01/2024
06/02/2023 Diagnostic de fibromyalgie
18/09/2023 Diagnostic de TDAH de forme mixte de niveau sévère
Je confirme cette nécessité de garder un suivi même distant pour le côté administratif. Un appui indispensable quand on se heurte à des établissements qui ne respectent pas les aménagements.
Et également pour veiller sur le jeune. Pas facile d'avoir 16 ans et pas facile de comprendre son diagnostic.
Ma fille de 14 ans a une excellente relation avec sa pédopsy. Elle la guide pour des questionnements classiques (premiers amours, difficultés sociales, choix d'un lycée, passer le permis ?). Elle coordonne aussi les autres suivis : neuropsychologue, éducatrice... Et elle est le fil rouge qui la protège lorsque l'anxiété et la dépression reprennent du poil de la bête. Sans médicament, ce qui est exceptionnel, mais si c'était nécessaire, elle serait là également.
Issue d'une famille autoproclamée "DysTraxique" depuis ma naissance
Promue maman d'une jeune ado TSA sans DI depuis sept 23
En fait c’est surtout que mon enfant n’en voit pas l’utilité. Leurs échanges ne durent que minutes (du fait de mon enfant qui n’a « rien à dire »). C’est un pedopsy très gentil qui nous a accompagné dans le diagnostic, qui nous a rassurés, nous les parents, sur la suite. Mais à part ça: toutes les rééducations possibles/disponibles avaient déjà été faites, ou sont en cours sans besoin de spécialiste pour l’ordonnance juste du médecin traitant.
Parent d’un adolescent TSA diagnostiqué en avril 2024
Soline34 a écrit : ↑jeudi 13 mars 2025 à 11:08
En fait c’est surtout que mon enfant n’en voit pas l’utilité. Leurs échanges ne durent que minutes (du fait de mon enfant qui n’a « rien à dire »). C’est un pedopsy très gentil qui nous a accompagné dans le diagnostic, qui nous a rassurés, nous les parents, sur la suite. Mais à part ça: toutes les rééducations possibles/disponibles avaient déjà été faites, ou sont en cours sans besoin de spécialiste pour l’ordonnance juste du médecin traitant.
De tous les suivis, c'est le médecin auquel ma fille fait surtout confiance. C'est probablement une question de personne. Dans votre cas, c'est différent.
Issue d'une famille autoproclamée "DysTraxique" depuis ma naissance
Promue maman d'une jeune ado TSA sans DI depuis sept 23
Je ne pense pas que ce soit un manque de confiance, juste que mon enfant ne ressent pas le besoin d’un suivi psy. Kine oui, mais le reste des aménagements sont déjà en place
Parent d’un adolescent TSA diagnostiqué en avril 2024
Voir le pédopsychiatre tout les 2, 3 mois est essentiel. C'est le chef d'orchestre du suivi et "l'administration" n'écoutera que lui.
Parent d'une ado (née en 2009), testée TSA en 2023 à l'âge de 13 ans, diag. TND-TSA posé en 2025 + multidys + phobie scolaire (et autres). EMDR, TCC, Pifam, et GHS en cours. Dossier MDPH en cours.
On a plutôt rendez vous tous les 6 à 9 mois. Et concrètement, depuis 2023, alors que le dossier MDPH a été monté en 2020…
Apres je suis bien d’accord pour tout ce qui est administratif: c’est le médecin traitant qui s’y colle mais c’est mieux si un « pédopsychiatre » ajoute un mot.
Mais voilà, si on s’en tient juste aux faits, finalement ça revient à voir quelqu’un uniquement dans l’espoir d’avoir un papier administratif. C’est un système un peu tordu…(Mais bon, ce médecin a été d’un grand secours, davantage pour nous parents que pour notre enfant, et on ne sait jamais s’il a besoin d’un soutien psy…)
Parent d’un adolescent TSA diagnostiqué en avril 2024
Mon fils a été suivi par un psychiatre petit, jusqu'à ses 8 ans environ.
Puis, une fois le diagnostic établi et les aides lancées, nous avons arrêté car le suivi ne servait à rien. Il a ensuite été suivi par un généraliste qui signait les ordonnances et les papiers de la MDPH et du SESSAD.
Il va avoir 20 ans et avec du recul, aucun regret : un psychiatre ne nous aurait servi à rien et on ne nous a jamais reproché qu'il n'ait aucun suivi psychiatrique.
Maman de 3 enfants, l'aîné a un syndrome d'asperger.
La différence avec le situation de ma fille c'est qu'elle en va plus à l'école depuis 3 ans... donc tout de suite tu as une pression de l'éducation nationale avec les courriers du ministère, des injonctions (menaces), voire une IP. Là on était content de trouver le pédopsychiatre pour gérer ça. Le médecin scolaire ne veut s'adresser qu'au pédopsychiatre.
Parent d'une ado (née en 2009), testée TSA en 2023 à l'âge de 13 ans, diag. TND-TSA posé en 2025 + multidys + phobie scolaire (et autres). EMDR, TCC, Pifam, et GHS en cours. Dossier MDPH en cours.
Soline34 a écrit : ↑jeudi 13 mars 2025 à 11:08
En fait c’est surtout que mon enfant n’en voit pas l’utilité. Leurs échanges ne durent que minutes (du fait de mon enfant qui n’a « rien à dire »). C’est un pedopsy très gentil qui nous a accompagné dans le diagnostic, qui nous a rassurés, nous les parents, sur la suite. Mais à part ça: toutes les rééducations possibles/disponibles avaient déjà été faites, ou sont en cours sans besoin de spécialiste pour l’ordonnance juste du médecin traitant.
Je ne suis pas parent mais j'ai vecu exactement ce que vit votre fils.
Je ne voyais pas l'interet et je n'en vois pas l'intérêt encore de nos jours (et pourtant on m'a force a en revoir).hors partie administrative.
Expliquer que les benefices de pouvoir avoir un dossier a la mdph comme le tiers-temps ppur les examens, payer moins d'impots, le remboursement des soins...
Ayant une maladie et des soucis en plus, on m'a pré-diagnostiqué Asperger et j'ai eu une confirmation assez incertaine depuis. Résultat, je continue de douter.
GrisNoir a écrit : ↑dimanche 16 mars 2025 à 12:52
La différence avec le situation de ma fille c'est qu'elle en va plus à l'école depuis 3 ans... donc tout de suite tu as une pression de l'éducation nationale avec les courriers du ministère, des injonctions (menaces), voire une IP. Là on était content de trouver le pédopsychiatre pour gérer ça. Le médecin scolaire ne veut s'adresser qu'au pédopsychiatre.
Fort heureusement, je n’ai jamais eu cette pression là…
@Lucius: c’est exactement ça
Parent d’un adolescent TSA diagnostiqué en avril 2024
lucius a écrit : ↑dimanche 16 mars 2025 à 13:47
Expliquer que les benefices de pouvoir avoir un dossier a la mdph comme le tiers-temps ppur les examens, payer moins d'impots, le remboursement des soins...
Il n'y pas besoin de dossier MDPH pour un tiers-temps aux examens, un PAP suffit. Par contre pour imposer un temps partiel à son patron en tant que parent aidant, passer outre un redoublement, ou faire une ALD pour la mélatonine... le pédopsychiatre est là pour ça. Il est également là pour prévenir "l'état" de l'enfant sur les comorbidités du TSA.
Parent d'une ado (née en 2009), testée TSA en 2023 à l'âge de 13 ans, diag. TND-TSA posé en 2025 + multidys + phobie scolaire (et autres). EMDR, TCC, Pifam, et GHS en cours. Dossier MDPH en cours.
Sinon petites parenthèses:
1)l’avantage du PPS sur le PAP c’est que le PPSc’est « non opposable », légalement il est tenu d’être respecté. Le PAP n’est qu’une liste de préconisations, que tout enseignant non borné fait en sortes de respecter au mieux…
Pour les examens: cela dépend des rectorats, pour certains les deux sont équivalents en termes d’obtention d’aménagements pour d’autres le PPS fait davantage crédible
2)La mélatonine n’a qu’un effet placebo et peut être obtenu sans la moindre ordonnance en parapharmacie.
3)J’ignore tout de la transition ado/adulte sur la mdph. On m’a conseillé de faire une demande de RQTH quand mon enfant aurait 17,5 ans pour l’avoir à 18 ans. Mais à 18 ans mon enfant ne sera pas encore dans le monde du travail. Plutôt vers 23 ans voire 28…
Parent d’un adolescent TSA diagnostiqué en avril 2024