Bonjour à tous,
Je viens de finir ce livre de Laurent Mottron qui fait écho aux nombreuses questions que je me pose sur la nature de l'autisme et de la science dont il est l'objet.
J'imagine que je ne dois pas être le seul ici à me poser ce genre de questions et je me demandais ce que vous en aviez pensé.
Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
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Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
pré-diagnostic
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Re: Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
C’est ce qu'on appelle un trouble neurodéveloppemental.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_d ... eloppement
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TSA confirmé .
Je suis un rat de bibliothèque aussi bien dans le monde physique que sur internet.
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Re: Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
Ce n'était pas vraiment le sens de ma question, mais c'est une réponse qui peut servir d'amorce à la discussion. Dans son ouvrage, Laurent Mottron se montre assez critique de la notion de trouble neurodeveloppemental. Pour lui, ça ne suffit clairement pas à faire de l'autisme en entité epistemique consistente avec des contours clairs, differenciable des autres troubles (ou meme du "rien"). Il est aussi très critique de la notion de spectre. En gros, pour reprendre ses termes, la psychiatrie a fait de l'autisme un "machin" indéfinissable et infalsifiable qu'il convient de refonder. Il propose des idées complexes en rapport avec la linguistique et la biologie de l'évolution. Si certains d'entre vous l'ont lu, j'étais curieux de savoir s'ils y retrouvaient leur conception de l'autisme. Pour ma part, en tout cas, je l'ai trouvé très intéressant.
pré-diagnostic
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Re: Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
Je n'ai pas lu le livre mais j'aime beaucoup cet auteur et sa façon de travailler sur l'autisme.
Pour ma part ce qui me gêne dans l'autisme c'est que c'est un fonctionnement que l'on identifié par ses symptômes et par des critères qu'on a extrapoles mais qui ne sont pas signes de quoique ce soit si on les prend séparément.
C'est quelque chose que certaines personnes disent qu'on a en vertu de critères qui évoluent en plus dans le temps. Un virus vous pouvez le détecter à la prise de sang.
C'est un mot posé sur un fonctionnement différent de celui qui est le plus courant.
Pour ma part ce qui me gêne dans l'autisme c'est que c'est un fonctionnement que l'on identifié par ses symptômes et par des critères qu'on a extrapoles mais qui ne sont pas signes de quoique ce soit si on les prend séparément.
C'est quelque chose que certaines personnes disent qu'on a en vertu de critères qui évoluent en plus dans le temps. Un virus vous pouvez le détecter à la prise de sang.
C'est un mot posé sur un fonctionnement différent de celui qui est le plus courant.
Diagostiquée TSA type asperger en 2019 ainsi que TDC (ex dyspraxie).
Maman de deux filles dont la seconde diagnostiquée TSA SDI en 2023 à l'âge de 7 ans.
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Re: Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
Pour la notion de spectre il me semble qu'elle est liée en réalité au fait que l'on a encore actuellement du mal à diagnostiquer chez une personne l'ensemble de ses comorbidites en une fois. Notamment la déficience intellectuelle. Par ex aujourd'hui, on ne parle plus d'Asperger mais d'autisme sans déficience. Pourquoi le préciser, puisque ce n'est pas la même chose ?Gabriel a écrit : ↑samedi 22 février 2025 à 0:30 Ce n'était pas vraiment le sens de ma question, mais c'est une réponse qui peut servir d'amorce à la discussion. Dans son ouvrage, Laurent Mottron se montre assez critique de la notion de trouble neurodeveloppemental. Pour lui, ça ne suffit clairement pas à faire de l'autisme en entité epistemique consistente avec des contours clairs, differenciable des autres troubles (ou meme du "rien"). Il est aussi très critique de la notion de spectre. En gros, pour reprendre ses termes, la psychiatrie a fait de l'autisme un "machin" indéfinissable et infalsifiable qu'il convient de refonder. Il propose des idées complexes en rapport avec la linguistique et la biologie de l'évolution. Si certains d'entre vous l'ont lu, j'étais curieux de savoir s'ils y retrouvaient leur conception de l'autisme. Pour ma part, en tout cas, je l'ai trouvé très intéressant.
Pour ma part je pense que l'autisme de base est l'autisme dit léger, et qu'il peut s'accompagner de nombreuses comorbidites qui le rendent plus sévère.
Qui plus est, je pense qu'on n'en est qu'au début de découvrir que l'autisme est infiniment plus répandu que ce qu'on dit. Simplement c'est une réalité pas encore entendable, surtout si on fait des autiste des handicapés.
C'est un peu iconoclaste comme point de vue mais c'est le mien.
Merci de m'avoir lue.
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Maman de deux filles dont la seconde diagnostiquée TSA SDI en 2023 à l'âge de 7 ans.
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Re: Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
Christinette91 a écrit : ↑samedi 22 février 2025 à 6:15Pour la notion de spectre il me semble qu'elle est liée en réalité au fait que l'on a encore actuellement du mal à diagnostiquer chez une personne l'ensemble de ses comorbidites en une fois. Notamment la déficience intellectuelle. Par ex aujourd'hui, on ne parle plus d'Asperger mais d'autisme sans déficience. Pourquoi le préciser, puisque ce n'est pas la même chose ?Gabriel a écrit : ↑samedi 22 février 2025 à 0:30 Ce n'était pas vraiment le sens de ma question, mais c'est une réponse qui peut servir d'amorce à la discussion. Dans son ouvrage, Laurent Mottron se montre assez critique de la notion de trouble neurodeveloppemental. Pour lui, ça ne suffit clairement pas à faire de l'autisme en entité epistemique consistente avec des contours clairs, differenciable des autres troubles (ou meme du "rien"). Il est aussi très critique de la notion de spectre. En gros, pour reprendre ses termes, la psychiatrie a fait de l'autisme un "machin" indéfinissable et infalsifiable qu'il convient de refonder. Il propose des idées complexes en rapport avec la linguistique et la biologie de l'évolution. Si certains d'entre vous l'ont lu, j'étais curieux de savoir s'ils y retrouvaient leur conception de l'autisme. Pour ma part, en tout cas, je l'ai trouvé très intéressant.
Pour ma part je pense que l'autisme de base est l'autisme dit léger, et qu'il peut s'accompagner de nombreuses comorbidites qui le rendent plus sévère.
Qui plus est, je pense qu'on n'en est qu'au début de découvrir que l'autisme est infiniment plus répandu que ce qu'on dit. Simplement c'est une réalité pas encore entendable, surtout si on fait des autiste des handicapés.
C'est un peu iconoclaste comme point de vue mais c'est le mien.
Merci de m'avoir lue.
Oui difficile d'avoir autre chose qu'un "machin" indéfinissable à partir du moment où la principale façon de diagnostiqué l'autisme sont des tests qui eux même sont sujets à discution comme celui du QI par exemple ou encore les capacités relationnelles qui sont souvent plus développé chez les femmes que les hommes (ce qui peut poser problème pour le diagnostic).
Je penses qu'au aura possiblement une définition de l'autisme bien plus poussé grâce aux avancés des connaissances qu'on commence à avoir grâce à la machinerie d'analyse neurologique
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Re: Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
Pour moi, mais je suis neuro typique donc je ne sais pas dans quelle mesure j’ai droit de donner mon avis (mais j’ai quand même un avis) c’est une variation de connexions neuronales dans la population humaine. Cette variation peut rendre la personne en situation de très grand handicap ou non, avec une variation entre ces deux extrêmes. Les variations font que la personne autiste ne ressent pas les choses et ne pense pas exactement comme la majorité de la population actuelle.
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Re: Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
Le souci il me semble c'est qu'on définit l'autisme par ses effets et non par ses causes.Hydrean a écrit : ↑samedi 22 février 2025 à 6:42Christinette91 a écrit : ↑samedi 22 février 2025 à 6:15Pour la notion de spectre il me semble qu'elle est liée en réalité au fait que l'on a encore actuellement du mal à diagnostiquer chez une personne l'ensemble de ses comorbidites en une fois. Notamment la déficience intellectuelle. Par ex aujourd'hui, on ne parle plus d'Asperger mais d'autisme sans déficience. Pourquoi le préciser, puisque ce n'est pas la même chose ?Gabriel a écrit : ↑samedi 22 février 2025 à 0:30 Ce n'était pas vraiment le sens de ma question, mais c'est une réponse qui peut servir d'amorce à la discussion. Dans son ouvrage, Laurent Mottron se montre assez critique de la notion de trouble neurodeveloppemental. Pour lui, ça ne suffit clairement pas à faire de l'autisme en entité epistemique consistente avec des contours clairs, differenciable des autres troubles (ou meme du "rien"). Il est aussi très critique de la notion de spectre. En gros, pour reprendre ses termes, la psychiatrie a fait de l'autisme un "machin" indéfinissable et infalsifiable qu'il convient de refonder. Il propose des idées complexes en rapport avec la linguistique et la biologie de l'évolution. Si certains d'entre vous l'ont lu, j'étais curieux de savoir s'ils y retrouvaient leur conception de l'autisme. Pour ma part, en tout cas, je l'ai trouvé très intéressant.
Pour ma part je pense que l'autisme de base est l'autisme dit léger, et qu'il peut s'accompagner de nombreuses comorbidites qui le rendent plus sévère.
Qui plus est, je pense qu'on n'en est qu'au début de découvrir que l'autisme est infiniment plus répandu que ce qu'on dit. Simplement c'est une réalité pas encore entendable, surtout si on fait des autiste des handicapés.
C'est un peu iconoclaste comme point de vue mais c'est le mien.
Merci de m'avoir lue.
Oui difficile d'avoir autre chose qu'un "machin" indéfinissable à partir du moment où la principale façon de diagnostiqué l'autisme sont des tests qui eux même sont sujets à discution comme celui du QI par exemple ou encore les capacités relationnelles qui sont souvent plus développé chez les femmes que les hommes (ce qui peut poser problème pour le diagnostic).
Je penses qu'au aura possiblement une définition de l'autisme bien plus poussé grâce aux avancés des connaissances qu'on commence à avoir grâce à la machinerie d'analyse neurologique
Diagostiquée TSA type asperger en 2019 ainsi que TDC (ex dyspraxie).
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Re: Si l'autisme n'est pas une maladie, qu'est-ce?
Christinette91 a écrit : ↑lundi 10 mars 2025 à 13:28Le souci il me semble c'est qu'on définit l'autisme par ses effets et non par ses causes.Hydrean a écrit : ↑samedi 22 février 2025 à 6:42Christinette91 a écrit : ↑samedi 22 février 2025 à 6:15
Pour la notion de spectre il me semble qu'elle est liée en réalité au fait que l'on a encore actuellement du mal à diagnostiquer chez une personne l'ensemble de ses comorbidites en une fois. Notamment la déficience intellectuelle. Par ex aujourd'hui, on ne parle plus d'Asperger mais d'autisme sans déficience. Pourquoi le préciser, puisque ce n'est pas la même chose ?
Pour ma part je pense que l'autisme de base est l'autisme dit léger, et qu'il peut s'accompagner de nombreuses comorbidites qui le rendent plus sévère.
Qui plus est, je pense qu'on n'en est qu'au début de découvrir que l'autisme est infiniment plus répandu que ce qu'on dit. Simplement c'est une réalité pas encore entendable, surtout si on fait des autiste des handicapés.
C'est un peu iconoclaste comme point de vue mais c'est le mien.
Merci de m'avoir lue.
Oui difficile d'avoir autre chose qu'un "machin" indéfinissable à partir du moment où la principale façon de diagnostiqué l'autisme sont des tests qui eux même sont sujets à discution comme celui du QI par exemple ou encore les capacités relationnelles qui sont souvent plus développé chez les femmes que les hommes (ce qui peut poser problème pour le diagnostic).
Je penses qu'au aura possiblement une définition de l'autisme bien plus poussé grâce aux avancés des connaissances qu'on commence à avoir grâce à la machinerie d'analyse neurologique
Oui car c'est historiquement et encore actuellement la façon la plus simple de définir l’autisme et de le détecter. Mais depuis quelques années on parle de plus en plus de pouvoir le faire assez tôt durant l’enfance via des scanner par exemple.
Aujourd'hui on commence à avoir la possiblé de pouvoir donner un début de définition du TSA en neurologie via les observations
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