Eh ben, vos témoignages sont poignants... durs à accepter quand je me mets à votre place
Vous êtes bien vaillantes également ! (je me considère aussi comme vaillant, sans cela je ne verrais qu'une M devant le miroir)
Pour la réponse au sujet vous pouvez directement allez à la fin de mon message (en grand et gras ^^), pour mon parcours scolaire/pro vous pouvez lire mon récit, ma vision, c'est sorti comme une... un caca mou !

(non mais diarrhée c'est vilain comme mot ^^) C'est sûrement trop long à lire, mais moi ça m'a fait du bien car hier en fin de journée j'ai fait une crise et dans le fond il était notamment question d'un peu tout ça.
Comme presque tout chez moi et mes problématiques, c'est à la limite de l'indéfinissable. Sans être avoir été en échec scolaire, je ne peux pas dire que j'ai bien terminé. J'ai terminé l'école obligatoire (primaire et secondaire, en Suisse) une année avant la fin du cursus standard (9 ans, en 8ème donc) car après avoir redoublé et les 9 ans obligatoires faits c'était possible. Ce n'était pas mon idée de sortir prématurément mais celle de mon père (absent car séparé de ma mère depuis ma naissance, à cause de moi... ou plutôt de ma mère qui a voulu m'avoir contre sa volonté à lui... ou alors à cause de lui parce qu'il a été lâche... mais je suspecte qu'il soit autiste, alors je le comprends un peu mieux aujourd'hui, il a dû paniquer comme je l'aurais sûrement fait à sa place)
Comme j'étais aussi victime de harcèlement à l'école (moqueries, démonstration de force voire des coups, dégradation de mon matériel, etc), fortement et précisément au moment de cette proposition de mon père de quitter "cet endroit où je perdais mon temps et où il aurait perdu le sien" (c'est de lui), j'ai évidemment choisi la porte de sortie de ce qui était devenu un enfer (je craignais d'aller à l'école, il m'arrivait de partir et de rester en pleurs sur les marches d'escaliers descendant au rez-de-chaussez de la maison ou de partir un bout sur le chemin de l'école pour finir par faire demi-tour, en fait je revis les mêmes mécanismes aujourd'hui fassent à ce que j'ai tenter d'affronter ces dernières années...).
J'ai tout de même mené à bien un apprentissage (formation professionnelle en entreprise) où la maltraitance à continuée mais de la part de certains employés de l'entreprise et évidemment sous des différents de l'école (sans les coups et la dégradation de matériel personnel). J'ai bien vu qu'ils me prenaient pour un demeuré, un malpoli, répondant à tout, ils m'appelaient le "Ouais mais", et que surtout les autres apprentis, plus jeunes ou plus âgés, n'étaient pas traité de la même manière. En plus j'étais le fils à papa, car peut-être un peu pistonné par ce dernier dans cette entreprise avec laquelle il avait des contacts professionnels importants (je ne vais pas rentré dans les détails, mais pour la faire courte j'étais "destiné" à reprendre l'entreprise familiale de mon père créée par mon grand-père). Sauf que moi je n'y comprenais rien à ces "jeux de société", de jalousie, ni même ce que représentait ma destiné, n'ayant jamais trempé dedans puisque élevé dans une autre famille (ma mère s'étant marié et ayant eu 2 autres enfants), je ne savais même pas ce qu'était un père puisqu'il n'a jamais pris ce rôle et s'en défile encore aujourd'hui.
Évidemment au terme de cette formation j'ai commencé à travailler comme "simple ouvrier" chez mon père, où rien ne s'est bien passé (comme convenu j'ai envie de dire, ça ne pouvait pas bien se passer, on aurait pu le voir venir, mais c'était moi l'échec, tout le monde me l'a dit ou fait ressentir, plus simple que de se remettre en question et prendre ses responsabilités dans l'existence d'un très jeune adulte).
J'ai tenu une année à me faire critiquer pour tout, sans jamais un compliment, malgré l'effort incroyable que je fournissais. Quand mon père lui-même m'a convoqué pour la deuxième fois pour me dire que des employés se plaignaient de la façon dont je me comportais (selon eux je n'obéissais pas sans la ramener) il n'a même pas voulu entendre mes versions des faits, voir que peut-être c'était parce qu'il y avait des choses aberrantes qu'on me demandait de faire, de la jalousie chez ses chers et tendres employés... moi qui attendait enfin un père juste mais tout de même fier et protecteur, un père qui veut transmettre son savoir à son fils (comme l'avait été mon grand-père durant mon enfance, ah grand-papa tu me manques

), je lui ai dit que c'était bon, que j'en avais assez entendu, que si il me connaissait il devait savoir que c'était pas possible, que de toute façon j'allais abandonner et quitter l'entreprise. Là il m'a juste demandé si c'était vraiment mon choix car ce ne serait pas réversible, j'ai dit oui sans hésiter et lui n'a pas essayé de me retenir plus que ça, il a acté comme on dit (je pense que ça lui a déchiré quelque chose en lui, mais il n'a su l'exprimé ou il ne l'est pas autorisé par principe).
Après quelques temps d'errance, j'ai souhaité me lancer dans une formation d'ingénieur en informatique (en Haute Ecole Spécialisée, HES), presque un rêve, j'y croyais tellement, c'était pour moi ! Sauf que non, impossible de me concentrer plus qu'à la demie-journée, dès midi tout devenait flou et douloureux pour la tête. Alors je quittais les cours, rentrait chez moi pour... me coucher jusqu'au soir. J'ai pris de très mauvaises habitudes ensuite, un peu comme Ostara j'ai commencé à compenser cette incompréhensible frustration par des soirées amusantes avec seul ou avec des potes, à boire, fumer et jouer aux jeux vidéo, les week-ends à continuer de sortir pour me défoncer à l'alcool avec laquelle j'arrivais à tout affronter ou presque.
Mes études je les ai abandonné (j'en fait toujours des cauchemars, moins régulièrement qu'un temps cela-dit), j'ai fait des petits boulots, j'ai même été indépendant et surtout j'ai continué au rythme des soirées entre potes et alcool pendant une bonne grosse dizaine d'année jusqu'à ce que... STOP ! Je ne supportais plus de me retrouver déconfis pendant 2-3 jours après chaque beuverie, fallait que je devienne sérieux. Là j'ai commencé à faire des randos avec mon épouse (qui a aussi suivi le rythme des noces), à vivre plus sainement, etc. Mais en fait ma vie est devenue chiante, le monde m'est apparu sans filtre et j'ai commencé à de plus en plus péter des plombs pour toutes ces choses que nous vivons vous et moi. Un peu plus tard encore j'ai pris conscience de où j'en étais dans la vie (nulle part), de ce que je subissais et aussi de ce que je faisais subir (à ma douce notamment), c'était insupportable de continuer à faire semblant (de quoi, je ne savais pas).
Je me suis effondré, puis ne remontant pas la pente avec des moyens et le temps nécessaire est enfin arrivé le moment de se poser les questions du HP, du TDA et surtout du TSA... mais malheureusement au minimum 25-30 ans trop tard... le mal étant fait ou plutôt, j'ai envie de la dire comme ça : le bien n'ayant pas été fait.
Alors ce n'est peut-être pas distinctement un échec scolaire, mais plutôt un échec de l'école de la vie (?). Mes éducateurs (mes parents) ont complètement raté ma propre existence, ils ne m'ont pas vu et pris en considération tel que j'étais mais comme, chacun, me voulaient. Bien des profs responsables de classe ont tenté d'alerter ma mère, même si bien sûr ceux-ci n'avaient pas grande connaissance des causes possibles de mes comportements (1984-1994). NON ! Pour ma mère j'étais un enfant normal, comme les autres voire mieux (mieux normal... oui oui ^^), pour mon père j'étais l'enfant qu'il n'avait pas voulu (ce principe l'a à mon avis empêché de retourné sa veste et me prendre en charge, après je ne sais pas ce que ça aurait donné...).
Tout ceci me fait énormément penser à l'extrait de Jim Sinclair présent dans les pages d'accueil de notre site favori (
https://www.asperansa.org/jim_sinclair_ ... z_pas.html), texte que j'ai envoyé et demandé de lire à ma mère (ce qu'elle n'a pas fait pour l'instant, malgré ma seconde demande... ça fait gentiment un mois...)
Donc en résumé : j'ai été en échec scolaire (partiellement du moins) et ça s'est très mal passé ensuite (j'ai de justesse évité la délinquance et les drogues "dures", si on fait exception de l'alcool qui n'est pas mieux et des nombreuses conneries que j'ai fait quand j'étais entraîné)