Personnellement j'ai eu de la chance : comme déjà raconté dans un autre sujet, la psychiatre a soumis elle-même l'hypothèse et j'ai pu très vite avoir un rendez-vous chez une neuropsychologue du CMP. D'ailleurs, aujourd'hui, ça fait un an que j'ai été diagnostiqué.
En revanche, l'un de mes amis, qui a cassé sa tire-lire pour aller passer un bilan neuropsychologique dans un cabinet privé, commence à perdre ses nerfs, car il n'arrive pas à trouver un psychiatre pour le diagnostiquer. Pour résumer, je l'ai envoyé chez mon ancienne psychiatre, qui, n'étant pas une spécialiste du TSA, l'a envoyé vers le CRA. Le souci est qu'il y a deux ans d'attente. Du coup, il parle d'aller dans une autre région. C'est important pour lui, car à la suite de déboires professionnels, une RQTH lui serait très utile.
Je repense à mon ancien psychiatre de Paris, qui disait, bien avant les attentats de 2015, que la prise en charge psychique des Français était insuffisante. Force est de constater qu'il avait raison d'autant plus que j'ai appris que la psychiatrie est l'une des spécialités médicales les plus désertées par les étudiants. Et dire que ma nièce veut faire gynéco !

C'est pareil pour les comorbidités ! D'après ses seules observations, je la cite, la psychiatre du CMP a décrété que je n'avais pas de TDAH. L'ami précité, qui, d'après son bilan neuropsychologique, a de fortes chances d'en avoir un, suggère, d'après cette base, que je pourrais également être concerné. Malheureusement je ne peux passer de bilan neuropsychologique au CMP, car ma psychiatre a verrouillé la porte et, dans le privé, ça coûte une fortune.
Comme relaté, je dois aussi aller à Paris consulter un psychiatre spécialiste des troubles de la personnalité pour vérifier ou non l'existence d'un TPB. Je n'ai peut-être pas les deux, car le TDAH et le TPB présentent une assez grande convergence au niveau des symptômes. Bref, l'aventure ne fait que commencer.