Bonjour,
Je vous conseille tout d'abord de chercher du côté des comportements défis, en lisant là :
Post sur les comportements défis.
Summer-mum a écrit : ↑mardi 21 mars 2023 à 20:35
J’ai rien lâchée, nous avons vue 7 pédopsychiatres,
kinésiologue, naturopathe, fait des examens bio feedback et j’en passe pour trouver de quoi souffre Nolan.
Ces gens là (en gras) ne connaissent rien aux TSA. Votre fils a-t-il un suivi adapté aux personnes TSA ?
Summer-mum a écrit : ↑mardi 21 mars 2023 à 20:35
- Nolan, a 21h c’est au lit !
Oui maman.
20h50 : Nolan dans 10min c’est au lit
…. Crise de colère
Pour éviter les situations de temporalités changeantes qui sont toujours stressantes (et donc potentiellement source d'agressivité) pour les personnes TSA, il est très important de structurer le temps de la journée :
- Mettez un
calendrier familial sur le frigo avec l'indication des activités quotidiennes pour un repère général
- Créer
une frise représentant la journée, avec toutes les activités par période de la journée : pour mes fils, depuis leurs 6 ans environ (période de leur diagnostic), j'avais cherché des images et mis à côté les heures de la journée, représentée par l'heure sur la pendule (ils ne savaient pas lire l'heure mais savaient repérer l'heure sur la pendule (on a des tas de pendules, numérique et analogique dans la maison)).
Y étaient inscrits :
- Une
colonne heure, une colonne semaine école, une colonne semaine week-end - vacances et
- En
ligne les activités :
Réveil / Petit déjeuner / toilette - lavage des dents, des mains/ temps scolaire / temps de jeux / repas / temps calme / scolaire / temps calme / toilette / repas / lavage des dents, des mains / histoires / sommeil.
Ils le regardaient tout le temps, et ça permet de connaitre les activités sans qu'on ait à les répéter sans arrêt et que ça les / nous stresse.
- Vous pouvez également faire une
autre frise horizontale comportements, avec des bonhommes qui vont de très fâchés à très contents avec 6 nuances entre les deux environ.
Vous posez un signet là où se situe votre enfant aujourd'hui. Quand il passe une limite OK, en milieu de frise, il a droit à 1/2 H de jeux de vidéo (ou n'importe quoi de ce qu'il aime. Pour mes fils c'est écran, (film ou jeu)).
Quand il fait une action (il faut avoir défini avec lui avant, quelles sont les actions qui font avancer ou reculer sur la frise), vous déplacez le signet sur la frise.
Par exemple,
En avant -> se comporter gentiment avec ses frères, ses parents, faire une action qui aide pour la maison (mettre la table), etc.
En arrière -> insulter, frapper, parler mal, etc
Quand la limite du milieu est dépassée en arrière, il n'y a pas d'écrans (ou autre de ce qu'il aime). Et il sait ce qui peut le faire remonter d'un cran vers le "bon". C'est un peu inspiré de l'ABA, et ça fonctionne vraiment très bien dans les comportements défis. Nous l'utilisons encore avec mes fils qui ont 12 ans 1/2.
Le lien qu'à évoqué Curiouser sur le TOP de JP Piat est une base extra à suivre. Il a énormément travaillé sur les comportements défis et leur désamorçage. C'est très important.
Summer-mum a écrit : ↑mardi 21 mars 2023 à 20:35
- alimentaire= crise de colère

agressif si j’ai pas acheter ses céréales ou des gâteaux.
Comme la plupart des personnes TSA, il a sans doute des particularités sensorielles et d'habitude très prégnantes pour la nourriture. C'est une question de textures, de couleurs, d'odeurs, de formes et d'habitude. L'alimentation de mes fils est très peu variée, et l'un mange des coquillettes très petites. Si elles sont plus grosses, il n'arrive pas à les manger. Et ne mangent aucunes autres pâtes. L'autre ne mange que du riz, des spaghettis et des pommes de terre (en gros). Ce dernier est ultra mince alors qu'il mange autant que son frère. Il y a longtemps que je ne l'ai pas pesé, mais je pense qu'il ne dépasse pas 40 kg et il mesure déjà plus d'1,60 m.
Les crises montrent qu'il n'a pas ce qu'il aime manger d'habitude. Une fracture dans les habitudes est déstabilisante. Si on peut, il faut essayer d'avoir deux possibilités d'un même aliment, mais c'est pas toujours simple. (Nous emmenons deux grosses caisses de nourriture en vacances, parce qu'il y a des trucs qu'ils mangent qu'on ne trouve pas partout... Et sans cela, ils ne mangeraient qu'un truc pendant toutes les vacances).
Summer-mum a écrit : ↑jeudi 23 mars 2023 à 9:22
Ce que je ne comprend pas c'est que a lecole c'est un ange, aucune crise, le maîtresses ne connaissent pas le NOLAN que je leur decrit.
Il sait très bien de tenir en société personnes ne peut pensait qu'il est TSA par rapport a son comportement.
Votre fils se contient comme dans une armure à l'extérieur, parce qu'il sait qu'il ne sera pas compris, entendu. Quand il rentre, il retourne là où est toute la confiance qu'on a en lui. Là il peut laisser échapper la vapeur de la cocotte minute qui a du tenir toute la journée, face aux agressions qu'il aura subies (bruits, interactions, non compréhension des attentes / consignes).
Sa seule façon de laisser échapper la vapeur c'est la violence. C'est très souvent le cas.
En maternelle, un de mes petits rentrait tous les jours en hurlant sur son père, lui mettait des coups de poing, le traitait de tous les noms.
Quand j'arrivais, je le portais très longtemps, lui faisait un bain avec une petite lumière seulement, pour le rassurer et le calmer.
Quels aménagements mettez-vous en place chez vous et à l'école pour son TSA ?
Il a besoin, de cadres temporels, de timers si nécessaire pour les activités très prenantes pour lui (les jeux vidéos par exemple, car arrêter une activité très plaisante est encore plus frustrante chez les personnes TSA) et un timer met moins de pressions que quelqu'un, de replis sensoriels (avec une tente dans sa chambre avec des choses douces, des livres, etc), de calme. Il faut absolument comprendre le fonctionnement autistique pour aménager tout son emploi du temps, afin que l'anxiété diminue et la communication redevienne possible. Ne pas oublier que le TSA est avant tout un trouble de communication et des interactions : l'agressivité est un mode de communication. Il faut la désamorcer. Faites vous aider par les psychologues TSA qui proposent des guidances familiales par exemple.