Réactions sur l'INSAR, jour 1, à propos des progrès en recherche génétique et imagerie cérébrale :
Susan Bookheimer
Professeur de Neuroscience Cognitive de Joaquin Fuster*, Université de Los Angeles, Californie
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Des prévisions pleines de promesses : « Aujourd'hui, Mark Shen, professeur assistant à l'Université de Caroline du Sud, à Chapel Hill, a fait un compte-rendu des tout derniers résultats de l'Etude sur l'Imagerie Cérébrale des Nourrissons. Les chercheurs ont fait un pas en avant important dans la prévision de l'autisme à partir de l'imagerie de la structure cérébrale des nourrissons. Ils ont combiné quatre mesures par IRM différentes, et ont employé une approche d'apprentissage-machine pour prévoir quels enfants à haut risque auraient un diagnostic d'autisme, atteignant plus de 86 % de précision. Chez les enfants présentant un risque peu élevé, les chercheurs ont pu prévoir sans erreur un développement neuro-typique à plus de 90 %. Ils ont également trouvé une forte corrélation entre les quatre mesures cérébrales et les traits autistiques. Il est intéressant que ces instruments d'analyse soient depuis peu rendus publics. Nous pouvons donc anticiper à court terme l'existence d'un test d'IRM structurelle pour les bébés, capable de prévoir ceux qui recevront un diagnostic d'autisme, afin de permettre une intervention précoce.
Progrès des gènes : Nous avons constaté aujourd'hui, à la fois lors de l'allocution liminaire de la statisticienne Kathryn Roeder et lors d'une table ronde sur la génétique dans la matinée, que la spécialité est allée au-delà de la reconnaissance des gènes à risque dans les zones du génome codant les protéines. Ainsi que Kathryn Roeder l'a expliqué, il devient plus facile, grâce à l'avènement des nouvelles technologies, de repérer des mutations rares et spontanées. Par conséquent, un pourcentage croissant de cas d'autisme peut être à présent attribué à ces mutations de novo.
La table ronde a cherché à relier le phénomène de la variation génétique et la neurobiologie. Ici, on ne se préoccupait pas tant des gènes individuels, mais de groupes de gènes en interaction. Michael Gandal, professeur assistant à l'Université de Los Angeles en Californie, a exposé des résultats qui suggèrent que la partie non codante des gènes qui régulent la transcription jouent un rôle significatif dans l'autisme. Un de ces réseaux de transcription est hautement enrichi en gènes qui affectent la neuro-inflammation. Un autre réseau opère au niveau des synapses. A la même conférence, Daniel Geschwind, professeur à l'Université de Los Angeles, a présenté un travail de recherche sur l'expression des gènes dans le tissu cérébral post-mortem. Son équipe a trié des cellules en sous-types et a observé leurs différences dans les cerveaux de personnes autistes. Il a démontré que les profils transcriptomes des cellules présentent des différences dans les gènes exprimés à un stade précoce du développement, notamment dans des zones du cortex particulièrement importantes pour la connectivité corticale. Ces études montrent que les résultats provenant de la génétique et de l'imagerie cérébrale se raccordent parfaitement, et nous rapprochent d'une meilleure compréhension des mécanismes neurobiologiques élémentaires qui forment l'autisme.
Liens :
sur Susan Bookheimer :
https://www.spectrumnews.org/author/susanbookheimer/
Mark Shen, 1er intervenant :
https://www.spectrumnews.org/?s=Mark+Shen
https://www.ibis-network.org/
Kathryn Roeder :
https://www.spectrumnews.org/?s=Kathryn+Roeder
https://insar.confex.com/insar/2019/web ... 33080.html
Table ronde sur la génétique :
https://insar.confex.com/insar/2019/web ... n4437.html
https://www.spectrumnews.org/?s=Michael+Gandal
https://www.spectrumnews.org/news/profi ... -genetics/
https://www.spectrumnews.org/?s=Daniel+Geschwind
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Diagnostic d'autisme juillet 2019.