- Tiens ! Voilà ta dose !
- Merci !
Glouglouglou !
- Pas mauvais !
- Alors, sens-tu la différence ?
- Heu... non, ben... non, c'est de l'arnaque, votre ocytocine !
- Peut-être que vous êtes neurotypique hypocondriaque : vous vous croyez Asperger.

Non ! Si je parle depuis mon état d'esprit actuel : non certainement pas je suis très bien aspi, par contre ce que j'aimerais c'est que la société s'adapte un peu plus à nous...Voudriez-vous être neurotypique ?
Je ressens cela aussi. L'impression d'être clairement passé à côté de mon adolescence, d'avoir vécu tant bien que mal des années perdues. Mais je me dis que ces années ont quand même servi à accumuler une certaine expérience de la vie. Un autre type de deuil.Lou Morgan a écrit :Il m'arrive d'autre fois de me dire que ce n'est pas tant d'être neurotypique que je voudrais être, juste une diagnostiquée plus tôt dans une société où la neurodiversité est commune et où les outils pour l'intégration ainsi que l'aide de ces personnes neuroatypiques soit développé.
Loup Morgan a écrit :Biensur, je pense ça, car j'ai une estime de moi proche de zéro et que je suis en dépression, que je commence à peine à me (re)découvrir suite au diagnostic, donc encore dans la fameuse phase de "deuil". Il m'arrive d'autre fois de me dire que ce n'est pas tant d'être neurotypique que je voudrais être, juste une diagnostiquée plus tôt dans une société où la neurodiversité est commune et où les outils pour l'intégration ainsi que l'aide de ces personnes neuroatypiques soit développé. Pas une société où on cherche des vaccins ou une disparition de l'autisme, juste une société de développement de traitements pour ceux qui en souffre le plus, qui les aide à communiquer et à interagir avec le monde ainsi qu'à gagner en autonomie, d'accompagnement des parents et des enfants dès le plus jeune âge et tout ça de manière naturelle, allant de soi, sans préjugé, ni misérabilisme.
Et si c'était possibleLou Morgan a écrit :Il m'arrive d'autre fois de me dire que ce n'est pas tant d'être neurotypique que je voudrais être, juste une diagnostiquée plus tôt dans une société où la neurodiversité est commune et où les outils pour l'intégration ainsi que l'aide de ces personnes neuroatypiques soit développé. Pas une société où on cherche des vaccins ou une disparition de l'autisme, juste une société de développement de traitements pour ceux qui en souffre le plus, qui les aide à communiquer et à interagir avec le monde ainsi qu'à gagner en autonomie, d'accompagnement des parents et des enfants dès le plus jeune âge et tout ça de manière naturelle, allant de soi, sans préjugé, ni misérabilisme.
Lou Morgan a écrit : Il m'arrive d'autre fois de me dire que ce n'est pas tant d'être neurotypique que je voudrais être, juste une diagnostiquée plus tôt dans une société où la neurodiversité est commune et où les outils pour l'intégration ainsi que l'aide de ces personnes neuroatypiques soit développé. Pas une société où on cherche des vaccins ou une disparition de l'autisme, juste une société de développement de traitements pour ceux qui en souffre le plus, qui les aide à communiquer et à interagir avec le monde ainsi qu'à gagner en autonomie, d'accompagnement des parents et des enfants dès le plus jeune âge et tout ça de manière naturelle, allant de soi, sans préjugé, ni misérabilisme.
Jim Sinclair - Don't mourn for usL’autisme n’est pas un appendice
L’autisme n’est pas quelque chose qu’une personne a, ou une "coquille" dans laquelle une personne est enfermée. Il n’y a pas d’enfant normal caché derrière l’autisme. L’autisme est une manière d’être. Il est envahissant; il teinte toute expérience, toute sensation, perception, pensée, émotion, tout aspect de la vie. Il n’est pas possible de séparer l’autisme de la personne… et si cela était possible, la personne qui vous resterait ne serait pas la même personne que celle du départ. C’est important, aussi prenez un moment pour y réfléchir : l’autisme est une manière d’être. Il n’est pas possible de séparer la personne de l’autisme. Aussi, quand les parents disent : "Je voudrais que mon enfant n’ait pas d’autisme" ce qu’il disent vraiment, est : "Je voudrais que l’enfant autiste que j’ai n’existe pas, et avoir un enfant différent (non-autiste) à la place. "
Relisez cela. C’est ce que nous entendons quand vous dites être affligés par notre existence. C’est ce que nous entendons quand vous priez pour une guérison. C’est ce que nous comprenons quand vous parlez de vos espoirs et de vos rêves les plus chers en ce qui nous concerne : que votre plus grand souhait est qu’un jour, nous cessions d’être et que des étrangers que vous puissiez aimer apparaissent derrière nos visages.
J'ai la même vision de chose que toi.Liya a écrit :Je ne suis pas diagnostiquée, mais en tout cas à coup sûr "pas normale".
Gamine j'étais un peu en décalage, mais mon environnement très protégé a fait que ça m'impactait très peu. Arrivée au collège, j'ai bien compris que non je n'étais pas comme les autres et que du coup ils ne m'aimaient pas trop: j'aurais donné n'importe quoi pour devenir "normale".
Et puis l'âge aidant je me suis rendue compte que c'était peine perdue!
Finalement maintenant j'ai à peu près trouvé un équilibre et j'ai surtout appris à apprécier certains aspects de cette différence: je vois bien que les autres ne perçoivent pas le monde et les choses comme moi, et leur monde à eux semble beaucoup plus... terne et fade.Du coup je me dis que je ne voudrais pas être pareil