freeshost a écrit : ↑samedi 9 novembre 2019 à 1:10
Comment ressentez-vous votre éventuel alcoolisme ? Arrivez-vous à identifier les facteurs qui vous empêchent d'arrêter ou de réduire votre consommation d'alcool ? Physiologiques ? Psychologiques ? Sociaux (normes sociales) ? Économiques (on trouve la bière moins chère que l'eau à certains bars) ? Juridiques (t'es soi-disant excusé parce que t'étais sous l'effet de l'alcool) ? ETC. ?
2 choses m'ont révélé que j'avais un problème avec l'alcool : le mental et le physique.
Psychologiquement c'est devenu un rituel quasi-journalier. Je fais mes petites courses tous les jours comme les petits vieux, et j'achète la plupart du temps des bières en plus. (Le numéro complémentaire)
Et cette habitude est sans doute la plus difficile à combattre.
Après l'aspect physique : quand je bovine pendant 3 4 jours et que je ne bois pas le jour d'après, j'ai tous les symptômes du manque physique : tremblements, sudation intense. Et nausée. Mais je n'ai pas du tout ce besoin irrépressible de boire, décrit par beaucoup. Au contraire. Ça me dégoute rien que d'y penser. Et en plus j'ai pas envie de dégobiller sur mes petits souliers tous neuf que ma tante Mercedes m'a offert !
Bien qu'étant l'aspect le plus dangereux (le delirium tremens peut tuer), le pire pour moi c'est la première journée de sevrage brutal, alité. Mais 3 4 jours après c'est bon.
Je connais des gens pour qui le sevrage physique est plus long. Et qui me jalousent car quelques jours d'hydratation intense et de repos sont suffisants pour moi.
Le plus dur je trouve est de se débarrasser de l'habitude. Du rituel. Et de la tentation d'aller "faire des courses"...
