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Handik toujours au front 03/10/2014
«Chaque année, les parents d'élèves handicapés réunis au sein du collecif Handik (1) font le décompte insatisfaisant des moyens alloués à leurs enfants par l'Education nationale. Avec une irritation croissante. Patrice Lagisquet, l'un leurs représentants, fustige « des rentrées de plus en plus calamiteuses ». Selon les chiffres obtenus par Handik, dans le département, plus de cent élèves ne bénéficieraient pas de l'auxiliaire de vie scolaire (AVS) indispensable à leur scolarité. Parmi ceux-ci, le privé compte pour une trentaine de cas, dont six dans les ikastolas (écoles en langue basque). Ces chiffres et les besoins qu'ils traduisent ne tombent pas du ciel. Ce sont les notifications de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui relève du Conseil général. Par souci de précision, Patrice Lagisquet indique que le collectif dispose d'un décompte « arrêté il y a quinze jours ». Hier, l'inspecteur d'académie, Pierre Barrière, apportait « les chiffres du jour » : « Sur 841 personnes concernées, nous en avons accompagné 780. Il en reste donc 61 qui vont être prises en charge. »
Jurisprudence
Ces chiffres ne seront pas de nature à apaiser les parents. « Il y a des enfants qui doivent rester chez eux parce qu'ils n'ont pas d'AVS. Cela un mois après la rentrée, c'est inadmissible », tranche Patrice Lagisquet. Handik rappelle que le tribunal administratif s'est déjà prononcé en faveur des parents en pareil cas.»
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Recrutements
Le fils de véronique Laudebat vient d'entrer en troisième au collège Largenté. « Il a une notification pour un handicap évalué entre 50 et 80 %. Il a droit à 16 heures d'AVS. Il ne les a pas. Il est complètement perdu. » La fille d'Anne-Catherine Lendre passera le bac à la fin de l'année. Elle a droit de recevoir un accompagnement individuel de 18 heures. « Aujourd'hui, elle partage un AVS avec une autre fille de sa classe, qui elle a droit à 16 heures. L'AVS a un contrat pour heures. Elle fait ce qu'elle peut, mais c'est impossible. » Pierre Barrière juge « sévère » les griefs qui lui sont adressés, même s'il « comprend qu'un mois d'attente puisse paraître long ». « Mais nous avons recruté 500 personnes sur contrat, durant ce mois, pour assurer une aide scolaire aux handicapés. On ne peut pas dire que nous n'avons rien fait. » Les parents, qui ont rempli les dossiers de demande d'AVS en mars, ne s'en contenteront pas. Le directeur académique, lui, insiste sur « l'approche qualitative du recrutement », qui demande du temps. « L'objectif n'est pas de coller un nom en face d'un autre. De solliciter Pôle Emploi et considérer que le travail est fait. » Une chose est certaine, si les 61 élèves en souffrance le restaient encore longtemps, leurs parents n'hésiteraient pas longtemps à revenir en justice. »...