olivierfh a écrit :"It seems that for success in science or art, a dash of autism is essential."
Oui, enfin je dois avoir un peu plus que le "dash" qui permet le "success" parce que tant que je reste dans mon coin à ne rien montrer à personne je suis loin de l'artiste à succès...
Cardamome a écrit :à commencer par le fait que fiston soit élevé par une maman seule et des choses sur son histoire personnelle aussi.
C'est le genre de chose qui oriente effectivement certains psys très rapidement et sans aucun espoir de retour. Je n'ai été seule avec ma fille que quelques années mais à l'époque je recevais plein de compliments incompréhensibles comme quoi elle était épanouie, heureuse et bien dans sa tête. Ce n'est que longtemps après que j'ai pigé que ça surprenait juste beaucoup de gens dans un contexte de famille monoparentale
Sinon cette histoire de l'artiste... Ça me fait sourire, car quelqu'un de proche que je soupçonne concerné par un TSA, est musicien, peintre et poète amateur à ses heures. On a toujours dit de lui "c'est un artiste" ... Un peu distrait à la "professeur Tournesol", plongé dans ses passions, très cultivé mais très gaffeur en société...
C'est ça... l'image d'Epinal du "déconnecté" par excellence....
Que ce soit dans mon environnement familial ou dans le peu de contexte social que j'ai connu (quand j'étais avec le père de ma fille par exemple), je ne vois pas comment ils auraient pu s'interroger puisque dès le départ j'étais la "perchée", la fille tellement ailleurs que tu ne cherches même pas à comprendre quoi que ce soit.
Je ne pense pas que tous les gens qui s'approchent de cette description que tu fais soient autistes (il y a des atypiques de toutes sortes) mais pour ceux qui le sont je suppose que ça éloigne l'entourage du diagnostic.
Il y a aussi ceux qui n'ont pas forcément besoin d'aide: il y a quelques années avec mon conjoint nous avons rencontré un artiste, extrêmement doué, obsessionnel des mécanismes et détails, très orienté SF dans son univers... Lors de l'expo il avait quelqu'un qui l'aidait à parler aux gens, qui le "tenait" un peu quand il ignorait les autres ou partait trop loin dans ses explications... On s'est souri et après mon conjoint m'a dit: "ben celui-là s'il n'en est pas, personne n'en est!"
C'est certainement vrai, mais moi je me suis dit qu'il avait l'air de s'en sortir très bien comme ça et ça m'a rassurée. Je me doute qu'il a ses failles et douleurs, mais qui n'en a pas après tout?