J'ai tout coché.
Je dirais que l'hypersensibilité au son se place en 1ère place. Je suis faite pour vivre dans un monde dépourvu de sons.
Le moindre son m'agresse, m'angoisse.
Ensuite, l'hypersensibilité tactile. On parle souvent d'étiquettes, mais ça ne s'arrête pas là pour moi.
Tout me gratte, me chatouille, m'oppresse.
Je ne supporte pas les vêtements trop près du corps, ils amplifient cette sensation d'oppression tactile.
Ca chatouille, ça m'embête.
L'hiver m'est toujours désagréable pour ça, je ne supporte pas le froid alors il faut que je me couvre. Mais me couvrir m'occasionne beaucoup de désagréments tactiles.
Le visuel, comme beaucoup ici je constate. Ce qui est drôle c'est qu'on m'ait toujours dit que mon hypersensibilité à la lumière venait du fait que j'ai les yeux clairs.
Puis le manque de coordination entre la vision focale et la vision périphérique me casse les pieds bien profondément...
Olfactif, je sens des odeurs que les autres ne sentent pas.
Je suis très gênée par le parfum essentiellement. Ca me crame les fosses nasales si j'y suis confrontée trop longtemps.
Il y a tout un tas d'odeurs qui m'irritent les fosses nasales, preuve que ces odeurs ne sont pas des perceptions imaginaires.
D'ailleurs, au cours de ma grossesse, je sentais carrément plus les odeurs que d'ordinaire, c'était atroce ^^.
Ce qui me fait dire aux autres que ce n'est pas parce qu'ils ne sentent pas d'odeurs qu'il n'y en a pas. Un meuble nouvellement acheté, ça fait 15 jours maintenant, personne dans la maisonnée ne sent l'odeur. Moi je la sens, ça me brûle les narines, je ne peux pas rester dans la pièce trop longtemps.
Bon, il y a des odeurs qui ne brûlent pas, heureusement. Les odeurs naturelles essentiellement. Je préfère sentir la transpiration chez quelqu'un plutôt que du parfum.
Gustatif. Je suis gênée bien souvent par les textures. Même si le goût est bon, la texture est déterminante dans l'acceptation d'un quelconque aliment.
Le beurre par exemple, il a une texture trop lisse, je n'ai jamais pu en manger sur du pain.
Par contre, en toute petite quantité fondue, ça passe.
Mais je mange toujours la même chose. Pas de fruits, pas de légumes et toujours la même viande de temps à autres.
Mon repas type, ce sont des frites uniquement.
A l'adolescence, je ne mangeais que ça. Et je dois lutter pour ne pas manger que ça encore aujourd'hui. Cette semaine, ce fut un échec par exemple ^^.
La texture, mais le goût me gêne aussi. Les goûts trop intenses me rebutent, peut être que c'est la raison pour laquelle les frites passent bien, elles ne sont pas fortes en goût. Le sucre par exemple, je n'ai jamais pu en manger, le goût est trop intense. Je n'ai jamais voulu de bonbons étant enfant, traumatisée par la fois où j'avais accepté d'y gouter.
Proprioperceptif : Je suis gauche avec mon corps. C'est un boulet que je traîne au quotidien. Je me cogne partout, et parfois ça fait mal, je me blesse. Physiquement je suis une femme, mais je ne me reconnais pas comme telle. Je ne suis ni un homme, ni une femme dans ma tête... Je suis mal latéralisée en plus. Un jour je vais être plus à l'aise avec mon côté gauche, et un autre jour avec le côté droit. Sans parler de "jour", ça dépend des moments de la journée. Quand je perds l'habitude (après la fin de l'activité), je dois réaffecter la compétence sur un côté du cerveau lorsque j'y reviens plus tard, parfois c'est sur le côté gauche, parfois sur le côté droit.
Je ne sais pas si ça parle à d'autres ici par contre... ?
Loup a écrit :Quant au sang, j'ai un rapport à mon sang un peu complexe, je suis assez fascinée, alors que j'ai tendance à éviter celui des autres (non pas que cela m'évoque un malaise vraiment, mais les trucs sanglants ne sont pas trop ma tasse de thé, si je puis dire). Je pourrais le regarder couler sans trop de soucis (bon sauf si ça coule trop...).
Et niveau tactile, j'ai horreur des boutons en plastique, par exemple, depuis que je suis toute petite, même visuellement, j'ai beaucoup de mal, et je ne sais pas pourquoi...
Ca c'est drôle, parce que j'aurais pu écrire ce message dans son intégralité, sans davantage de compréhension de mon côté.