philigram a écrit :-Quand je reproche au psy ou autres personnes d'annuler au dernier moment le rendez-vous et que je cela me touche ou blesse ou m'agace, on me dit psycho-rigide.
Les premières fois, pour chaque relation, tu peux accepter sans trop broncher. Ou expliquer "J'ai fait tout ce trajet pour rien." ou "Les prochaines fois, merci de m'avertir deux heures à l'avance par sms. Maintenant, je suis déjà dans le train (ou sur l'autoroute)." en gardant un ton calme. Tu remplaces les reproches adressés à la deuxième personne par ton ressenti à la première personne.
Bon, si ces annulations sont répétitives, tu peux montrer ton exaspération. Voire couper les ponts, mais bon... c'est moins facile de couper les ponts avec le médecin/psychologue/... avec qui un processus de diagnostic est en cours qu'avec un client lambda (facilement remplaçable par un autre client plus rentable ; le client qui n'arrête pas d'annuler à la dernière minute représente un haut
coût marginal (en temps-argent-essence-billetsdetransport).
philigram a écrit :-Quand je prévois d'aller quelque part, voir quelqu'un, je m'arrange toujours pour être à l'heure. Je prévois de la marge, je prépare l'itinéraire, j'anticipe Si j'arrive avant j'attends dans la voiture. Je me stresse pour cela et on me dit que je suis trop rigide.
J'essaie aussi d'être à l'heure. Cela dit, je ne stresse pas si l'enjeu est dérisoire voire inexistant. Cela dit, je me pardonne mes erreurs. Le bon perfectionnisme consiste à observer son évolution et à vouloir faire mieux ; le mauvais perfectionnisme consiste à culpabiliser de ses erreurs, ne pas se pardonner.
Avec mes élèves, j'essaie d'être à l'heure, plus pour faire bonne figure que par principe.

Et si je sais que je vais arriver en retard, j'envoie un message pour dire que "je vais arriver à ..."
philigram a écrit :-Quand on me donne un boulot, si j'accepte, je vais au bout. Je passe le temps qu'il faut pour cela. Je vais tout faire pour respecter les délais.
Mais c'est très bien de respecter les délais, il me semble. Si je suis
un chemin critique en flux tendus, mon retard implique soit le report de l'activité suivante (pour moi et pour les personnes exerçant avec moi cette activité), soit son annulation. Dans les deux cas, le coût marginal augmente, pour moi et pour les autres. "À cause de toi, j'ai gaspillé trois heures (de déplacement, par exemple). J'ai un rendez-vous après, qui ne peut pas être reporté." Cette annulation d'activité est une sorte de
coût d'opportunité (sauf qu'on n'a pas le choix : l'activité est annulée à cause du retard de l'autre personne).
philigram a écrit :-Quand je reçois un mail, un sms, je réponds systématiquement. Si cela me demande une réponse et que je dois prendre plus de temps, je préviens : "je m'en occupe dès xxx." et je n'oublie pas de répondre.
Ça me semble très bien aussi. Lire et partager les informations permet de se mettre plus vite à jour, de mieux se coordonner, de réduire l'asymétrie de l'information. Le partage des informations est capital dans la mise à jour de nos comportements, de nos représentations, de nos décisions, corriger le tir.
philigram a écrit :-Si je m'engage moralement vis à vis d'une personne, par exemple ma femme, mes enfants, je vais me sacrifier plutôt que de ne pas respecter mon engagement. Même si cela me coute, et cela me coute depuis des années !
L'engagement fidèle, je connais moins. J'aurais tendance à encourager à mettre toutes les personnes, moi compris, sur un pied d'égalité. Personne ne doit être l'esclave d'autrui. Un engagement, c'est à double-sens. Si seule une des deux parties tire à la corde, il y a déséquilibre. Un engagement ne me semble donc pas forcément impliquer un sacrifice. Je préfère parler de compromis, de consensus (par le dialogue).
Bon, à chaque personnes ses choix de vie.
Le côté psychorigide perçu par les autres vient peut-être du fait que tu acceptes peu les erreurs, les imperfections, les maladresses, les têtes-en-l'air, il me semble. Mais bon... ça dépend du contexte... il y a des groupes plutôt "cool" à ne pas se prendre le chou pour un retard ou autre chose, et d'autres groupes plutôt "stricts" qui considèrent que les règles doivent être appliquées à la lettre (sous peine de sanctions), pour caricaturer les extrêmes.
philigram a écrit :Il semble que la normalité soit : ne pas arriver à l'heure, déprogrammer à la dernière minute une invitation, un RV, dépasser les délais semblent normal en entreprise.
En général, en Suisse, dans les contextes formels (travail, cours obligatoires, formations, convocations, tribunal), on doit arriver à l'heure. Après, dans les contextes informels (fête de famille [bon, ça dépend peut-être des familles...], mariages et enterrements, soirées entre potes, journée de marche ou de plage, etc.), c'est bien moins strict. On ne va pas se prendre le chou si le jeu ne vaut pas l'enjeu (la chandelle).
philigram a écrit :de ne pas respecter ses promesses.
À mon avis, le mieux est de ne pas en faire.

Mais bon, divers politiciens ont pris l'habitude d'en faire...
Après, question organisation, certaines personnes sont moins futées que d'autres. Cherchons à nous placer quelque part au milieu sur le continuum entre carpe diem sans planification et planification au détail minuté et minutieux.