
Pour le lien que tu as mis, ce que je remarque depuis un moment, c'est que le discours psykk reprends à sa sauce ce qui se dit au niveau des approches contemporaines de l'autisme. Le colloque auquel tu fais référence par exemple, ils parlent "d'affinity therapy", c'est-à-dire d'utiliser les centres d'intérêts des personnes autistes pour s'en servir dans une approche thérapeutique (il n’y a qu'à voir Mottron qui en parle depuis un bon moment et d'autres psy spécialistes contemporains aussi). Le hic que je perçois et que je ressens de manière assez marquée, c'est que j'ai l'impression que le discours psykk s'approprie les discours d’autres approches pour tenter de se donner une meilleure image, mais quand on creuse, il semble y avoir toujours le même fond. Et ça, ça me gêne. J'ai plus l'impression qu'ils mettent leur énergie à tenter de manipuler les discours, qu'à réellement se mettre à jour dans leur approche. Par exemple, ils mettent souvent l'accent sur le travail pluridisciplinaire. Sur la forme, on ne peut être que d'accord, mais sur le fond, c'est autre chose qui se passe. Le pluridisciplinaire qu'ils proposent n'a rien à voir avec le pluridisciplinaire proposé par les recherches et les cliniciens contemporains. L'impression qu'il m'en reste est qu'il y a des histoires de gros ego derrière tout ça... Et ça ne devrait pas être, ni dans ce champ, ni dans le champ du soin de manière générale.