Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
Ole Ferme l'oeil a écrit :J'ai déjà remarqué que les quelques rares fois où je me suis retrouvé face à des personnes avec divers handicaps ou différences (autistes ou autres) il y'avait apparemment un "contact" qui passait bien, comme si effectivement ma différence me permettait d'établir avec eux une compréhension réciproque, ou plutôt comme si ma différence les mettait en confiance et leur permettait d'établir plus facilement une communication avec moi.
Cela confirmerait ce que je disais dans un autre topic : les personnes autistes qui s'en sortent mieux pourraient de façon efficace aider ceux qui sont moins autonomes.. Et si cela pouvaient déboucher sur de réels emplois, ce serait encore mieux !
Je crois aussi me rappeler que Béa s'était occupée avec beaucoup d'efficacité d'une petite fille trisomique et que la collaboration avait été excellente.!!!!
Voilà qui rajoute aux nombreuses qualités de nos aspies.!!!
Murielle, Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi . Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.
Xavier a écrit : 60 % des autistes sont également déficients intellectuels.
Je croyais avoir lu le contraire quelque-part!
C'est une question discutée. Il n'y a pas unanimité parmi les professionnels. Et cela dépend des catégories qu'on inclut dans le "spectre autistique". Mais, actuellement, je crois que la tendance va vers les 60/70% sans déficience intellectuelle (c'est l'opinion de Peter Vermeulen par exemple, dans le livre qui vient d'être publié, mais qui date de 1999).
L'important est de réaliser que l'autisme peut s'accompagner ou non de déficience intellectuelle - et que la frontière n'est pas toujours évidente, compte tenu des difficultés de communication.
père autiste d'une fille autiste "Asperger" de 41 ans
Ole Ferme l'oeil a écrit :J'ai déjà remarqué que les quelques rares fois où je me suis retrouvé face à des personnes avec divers handicaps ou différences (autistes ou autres) il y'avait apparemment un "contact" qui passait bien, comme si effectivement ma différence me permettait d'établir avec eux une compréhension réciproque, ou plutôt comme si ma différence les mettait en confiance et leur permettait d'établir plus facilement une communication avec moi.
Pour moi, il n'y a plus maintenant de doute. Lila rencontre plusieurs autistes dans un groupe de jeunes qui se réunissent régulièrement au CRA. Quand je les vois ensemble, je vois qu'ils communiquent plus facilement qu'avec le reste de la planète. Ce n'est pas toujours simple, il peut y avoir des "fâcheries", mais çà renoue plus vite. Ils s'entraident entre eux et analysent leurs difficultés de relations avec le monde des NT.
D'autre part, des professionnels disent très clairement que ce sont les explications des AHN ou SA qui leur permettent de progresser avec les autistes qui ne s'expriment pas.
Je ne vois pas pourquoi que les autistes qui ont appris à faire avec le monde des NT ne seraient pas à même d'aider leurs collègues à faire de même.
père autiste d'une fille autiste "Asperger" de 41 ans
En fait, ce qui a été suggéré dans un autre topic devrait pouvoir être mis sur pied , je trouve....
Autrement dit: comme dans "Mozart in the Whale": un foyer tenu par un aspie, pour les autistes.!Je suis certaine que ça pourrait marcher.!
Murielle, Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi . Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.
J'ajoute que j'y verrai bien Lila à la tête de ce foyer.! pour ses très grandes capacités à aider les autres.!!!!
Murielle, Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi . Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.
c est drolement interessant votre disu, perso ca ne me choque pas .
Pour mon fils je dis qu il n est pas de haut niveau (mais c est vrai j aime pas dire de bas niveau non plus ). il est autiste typique diagnostiqué modéré a 6 ans a st herblain et réévaluer sévère a 9 ans.
Il est très malin, coquin, calin et "parle" un peu (chante beaucoup).
Je viens d'aller sur ton lien Carole....
Bravo.!
Il est beau ton fils.!!!!
Murielle, Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi . Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.
j'avoue ne pas être trop d'accord sur le fait de donner le nom d'autiste Asperger pour une personne avec autisme qui a moins de difficultés que d'autres personnes avec autisme.
J'ai personnellement deux enfants avec autisme, tous les deux diagnostiqués Asperger.
Pour l'un d'entre eux, effectivement, si on ne le dit pas, vous ne le verrez pas, ou alors, votre expérience vous fera noter quelques difficultés typiques très légères.
Pour l'autre, son handicap est sévère, l'empêchant de rentrer dans des apprentissages de bases, d'être autonome, de se déplacer normalement, de communiquer parfois de manière habituelle (il utilise la LSF quand le canal verbal habituel n'est plus fonctionnel)... et j'en passe.
Dire d'une personne avec autisme qui n'a pas beaucoup de difficultés qu'elle a un autisme de type Asperger porte préjudice aux enfants comme le mien qui sont Asperger avec de grosses difficultés, parce que ça véhicule cette idée d'atteinte légère qui peut être fausse.
Il ne faut pas oublier que dans le SA comme dans l'autisme de Kanner, l'éventail de sévérité existe bel et bien.
La seule différence c'est qu'effectivement, le QI est dans la norme, voir supérieur.
Je rajouterai que mon enfant, même disposant d'un QI jugé très supérieur par tous les professionnels qui l'ont vu, ne peut s'en servir correctement à cause de toutes ses difficultés neuro liées à son autisme. Et croyez moi, ça n'est pas un avantage dans ce cas là...
C'est aussi à cause de ce genre d'image que l'on doit se battre encore plus pour essayer d'obtenir les aides dont son enfant a besoin et qu'on lui refuse de ce fait car pensé non justifiées...
Personnellement, je dis que mon fils a un autisme de type Asperger.
Il est question de changer les dénominations, et de parler de TED avec ou sans déficience intellectuelle, et avec ou sans troubles associés. Je pense que celà pourra sans doute mieux préciser les difficultés de la personne.
Maman de 4 enfants atypiques, dont 2 ont un diagnostique de Syndrome d'Asperger.
Personnellement, j'avoue que ce terme de bas niveau et haut niveau me gêne plutôt... Je crois qu'avec le recul, je vais malgré tout prendre l'habitude de dire plus souvent que M. a le syndrome d' Asperger ( même si ce n'est pas tout à fait vrai ) , car je me rends compte que pour beaucoup, le terme " autiste " signifie déficient... On me dit souvent : Ah, il est autiste ? Je connais un tel qui s'occupe de personnes déficientes... " J'ai envie de dire " quel rapport avec mon fils ? ". Mais bon, généralement, je ne dis rien, car je n'ai pas forcément envie de me lancer dans des explications. Et puis, si M. n'est pas déficient intellectuellement, je dis malgré tout qu'il est déficient socialement.
Et maintenant que je comprends que les personnes autistes non parlantes ne sont pas forcément déficientes, et bien au contraire même, cela me gêne de parler d'autisme de bas niveau. D'autant plus que certaines personnes soit-disant " normales " et sans handicap sont .... comment dire.... pas très fûtées...
Jonquille57 a écrit :
Et maintenant que je comprends que les personnes autistes non parlantes ne sont pas forcément déficientes, et bien au contraire même, cela me gêne de parler d'autisme de bas niveau. D'autant plus que certaines personnes soit-disant " normales " et sans handicap sont .... comment dire.... pas très fûtées...
Oui, je suis d'accord avec Joncquille et Olé....
Si on doit partir de "catégorie", dans toutes celles-ci : il y a des gens "c***" et d'autre non, il y a des gens "intelligents" et d'autres pas....etc.....
Quant au terme AHN et ABN (Bas niveau) , moi aussi ça me gêne.....Cela induit un "sens" inapproprié à mon avis.
Murielle, Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi . Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.
Je suppose que schématiquement, on " met " dans la classe bas niveau les personnes autistes qui ne communiquent pas verbalement, faute de les comprendre. Espérons que les progrès dans la recherche inciteront à un autre jugement de valeur...