Je sais qu’il y a autant d’autisme que d’autisme, mais il faut tout de même remplir les bonnes cases pour que ce soit ce diagnostic qui colle, et pas un autre.
Je vais faire une synthèse (ratée), plutôt que le pavé confus que j’étais en train de taper.
HÉRÉDITÉ: Il y a des troubles Dys, TDC et TDAH dans ma famille (des deux côtés, mais surtout paternel) et une personne HQI qui a des hypersensibilités sensorielles marquées.
Un oncle a été suivi très jeune pour des troubles, mais on ne sait pas lesquels (tabou).
BULLETINS : les appréciations oscillent entre très sérieux et aucun effort selon le trimestre, l’année, parfois pour un même matière.
Manque de maturité, manque d’autonomie, manque de soin, manque de rigueur, bavardages, manque de participation oral, manque de confiance en soi sont les éléments qui ressortent le plus. Le manque de participation me sera reproché jusqu’en prépa littéraire.
PETITE ENFANCE : développement de la marche et de la parole normal, même précoce (en particulier pour un grand prématuré), trouble de la coordination, immaturité, manque d’autonomie et manque d’attention signalés aux parents.
Je n’ai jamais fait d’écholalie.
ENFANCE :
Mes parents ont noté que j’étais très sensible (émotionnellement, j’explose même dans certaines situations), facilement anxieux et timide, mais curieux et sociable.
Pas de stéréotypie qui sorte de l’ordinaire (ça s’est amplifié vers 17 ans, quand j’ai passé moins de temps à rêvasser en cours) : je gribouille, je joue, j’aime surtout le bac à sable, je bouge mes jambes, mes pieds, fais des boules avec de la colle ou mordille mon crayon.
Dans mes souvenirs, si je marche sur la pointe des pieds, ce n’est pas plus souvent que n’importe qui. D’ailleurs, j’ai le pas lourd, je claque beaucoup mon talon (et nique toutes mes chaussures).
Par contre je ramasse beaucoup de cailloux. Mon manteau est doublé de cailloux.
Je rêvasse, je suis « dans la lune » ou « dans mon monde », je n’écoute plus. Si parfois, je ne réponds pas à mon prénom, c’est parce que je suis dans mes pensées et que je n’entends plus rien.
Je n’aime pas le bruit et la lumière, ce qui s’aggravera petit à petit à l’adolescence.
Niveau intérêts, je suis à fond dans un sujet, puis je change : chats, araignées, braille, météorologie, astronomie, aquariophilie, latin, strigidés. Je peux regarder le même film en boucle depuis l’enfance (ça coûte pas trop cher en Disney).
J’ai des amis, mais je vais plus facilement vers les gens plus jeunes. Je préfère être avec une seule personne qu’un groupe. Je fais des jeux d’imagination : c’est même moi qui lance l’histoire et le jeu de rôle. J’ai beaucoup de « chats imaginaires » et une « amie extra-terrestre » qui parle une langue mêlant des chiffres et des mots.
Quelques traits notables depuis l’enfance tout de même
- Prosopagnosie
- Hypersensibilité sensorielle (surtout auditive)
- Légère alexithymie
- Difficultés face au changements, même souhaités
- Routines souhaitées
- Très mauvaise adaptation à « mon public » (je vois aucune différence entre les gens)
- Difficultés à exprimer l’empathie ou la compassion de manière appropriée
- Difficultés à reconnaître les expressions faciales non extrêmes (j’ai tendance à croire à la place que la personne en face de moi va faire un malaise)
Et puis sûrement d’autres trucs que j’ai oublié… Mais en substance, un enfant sociable, qui initie des jeux de rôle peut tout à fait rencontrer des difficultés sociales et des difficultés d’adaptation pour d’autres raisons

Je m’interroge beaucoup. Combien de personnes avec un TSA ont pu montrer ces traits et ne pas coller aux stéréotypies classiquement décrites ? Que voient mes psy ?