Bon, mon compte-rendu sera plus succinct que celui de Freeshost, car je n'ai pas pris de notes non plus, et ai vraiment du mal à être attentive et retenir ce qui est dit.
Tout a commencé par un réveil à 6 heures du matin vendredi, pour prendre le train de 7h52 à Paris-Nord, direction Arras.
Arrivée à 8h40. Le temps de passer au Carrefour Market m'acheter de quoi manger le midi, j'arrivais au salon vers 9h20 (après en avoir fait tout le tour pour trouver l'entrée, malgré le GPS de mon téléphone qui me guidait).
Bref, j'étais à l'heure pour la première conférence de Josef Schovanec intitulée "Ce que l'humour des personnes avec autisme nous dit d'elles... et des autres. Il commence en nous mettant en garde : "parler d'humour, ce n'est pas drôle du tout". Et effectivement, c'est une conférence tout à fait sérieuse qui commence, où il est question de l'humour chez les grecs anciens, de Bergson, du rire dans la bible, bref, de l'histoire de l'humour. Concernant l'autisme, Josef nous partage, sans la partager, l'analyse qu'avait fait Hans Asperger sur l'absence de sens du l'humour, et particulièrement d'auto-dérision face aux railleries chez les enfants autistes. Il termine sur quelques mots sur Raymond Devos (autiste ?), et l'humour à base de jeu de mots qui aurait la prédilection des personnes avec TSA.
Au sortir de la conférence, j'ai fait un petit tour par les stands, mais je suis très mal à l'aise dans ce genre de situation où l'on est censé entrer en contact avec les gens. J'ai fui très vite, sans oser demander au stand des 4A, si je pouvais y exposer les marque-page que j'avais fait éditer pour promouvoir mon livre.
J'ai enchaîné sur une table ronde "Sexualité, vie affective des personnes TSA".
J'espérais secrètement, sans trop y croire, que seraient abordées des situations de relations hors des schémas classiques du couple, ou des sexualités autres que l'hétérosexualité, mais il a plus été question des accompagnements en matière d'éducation sexuelle qui pouvaient être faits avec de jeunes autistes. Toutefois, les questions du public ont un peu abordé des thèmes comme l'homosexualité, les questions de genre, ou les relations sans "échange de miasmes".
Je me suis ensuite rendue au point de rendez-vous pour le déjeuner, où j'ai retrouvé d'abord Loner que j'ai reconnu de suite (c'est ça la célébrité), puis Z999 et mid. Nous avons attendu l'arrivée de Freeshost puis sommes sortis. Loner et moi (qui avions déjà à manger) nous sommes installés dans ce fameux escalier en attendant les autres qui faisaient la queue aux foodtrucks. Finalement, c'était tellement long que nous avions fini avant qu'ils n'arrivent, et qu'il était déjà presque 13h30, heure de reprise pour Loner, lorsqu'ils nous ont rejoint. J'avais prévu d'assister à une conférence sur l'insertion professionnelle à 13h30, mais décidais finalement de m'attarder plutôt dehors avec le reste du groupe pour profiter un peu plus de la pause déjeuner.
J'ai donc suivi Freeshosts et mid à la conférence de René Pry "Autisme et haut potentiel : une double exceptionnalité".
Alors que je n'avais pas sélectionné cette conférence de premier abord, je l'ai trouvé très intéressante. L'orateur a tout d'abord présenté la classique courbe de Gauss du QI, et défini ce que l'on considérait comme HPI, avec des versions alternatives qui impliqueraient, en plus d'un QI mesuré par les test supérieur à 130, créativité, envie d'apprendre, mise en œuvre de compétences poussées, qui restreindraient la notion.
Il a bien insisté sur 2 choses, qui ne vont pas plaire à tout le monde :
- il n'y a pas de différence qualitative de l'intelligence entre quelqu'un qui aurait un QI de 45 et quelqu'un qui aurait un QI de 130
- le HPI n'est pas un diagnostic, ce n'est pas un trouble mais une chance
La prévalence de ces deux conditions n'est pas officiellement connue, mais si l'on considère une prévalence de 2% pour le HPI et 1% pour l'autisme, cela donne un chiffre très faible (NDLR : c'est là où l'on se rend compte de l'exceptionnalité du forum Asperansa).
Il a présenté un tableau des points communs et des différences TSA/HPI, mais nous étions trop loin pour que je le vois, et je ne sais pas si j'ai décroché ou s'il ne s'y est pas attardé car je n'ai aucun souvenir de ce qu'il a pu en dire... Il faut dire qu'il s'est longuement attardé sur le PHI et qu'il n'y avait plus beaucoup de temps en fin de conférence, ni de temps pour les questions.
Pour terminer cette première journée, j'ai assisté à une nouvelle table ronde très plébiscitée sur le thème "Des clés pour mieux vivre au quotidien avec des fonctionnements spécifiques".
J'espérais y trouver des clés... mais en fait c'était plutôt pour présenter des processus d'accompagnement comme les SESSAD (pour les enfants) ou SAMSAH (pour les adultes) dans l'acquisition de l'autonomie. A nouveau, je ne me sentais pas personnellement concernée. Et comme l'a fait remarquer une mère lors des questions-réponses, c'est bien beau de parler de ces accompagnements, mais c'est réservé à quelques privilégiés car la liste d'attente pour y avoir accès se compte en années.
Après cette journée bien remplie, Freeshost nous avait donné rendez-vous à l'extérieur du salon pour partager une bouteille de vin suisse (quel incitateur à la débauche ce Freeshost), que nous avons finalement ouverte au chaud à l'intérieur du salon, et terminée dans notre escalier préféré après qu'on nous ai annoncé sa fermeture pour la soirée. J'avais peur que nous ne terminions pas la bouteille, car au départ nous n'étions que 2 à boire, mais heureusement mid et Loner se sont joints à nous, et le blanc a été vidé.
Après cela nous sommes retournés vers la gare avec mid et Freeshost, pour prendre son train pour mid, pour aller manger au Mezzaluna pour Freeshost et moi. J'ai trouvé l'endroit plutôt agréable et calme, mais je ne suis pas sujette à l'hyperacousie. Freeshost a continué sur sa lancée de dégustation de vin et de bière, tandis que j'ai été plus raisonnable et me suis contentée d'eau. J'ai laissé Freeshost terminer sa bière bio en attendant l'heure de son train, tandis que je me dirigeai vers mon hôtel pour m'y enregistrer avant la fermeture de la réception.
Sur ce, je vais m'arrêter là pour ce soir pour faire durer le suspense. Rendez-vous demain pour le déroulé d'aujourd'hui.
