Étant donné le traitement différent de l'information (la non-hiérarchisation des informations) et les hypersensibilités qui peuvent s'y ajouter, il me semble que les personnes autistes (dont Asperger) arrivent plus vite à saturation, sont plus vite fatiguées pour une même durée de travail (par rapport à une personne non autiste).
En plus, comme la plupart des activités rémunérées sont remplis d'interactions sociales...
[Et je ne parle même pas de la pensée arborescente à tout-va.

]
Comment réduire la probabilité d'un syndrome d'épuisement professionnel chez les personnes autistes ? Je dirais :
- appliquer les mêmes conseils qu'on prescrit aux personnes non autistes (exprimer sa fatigue et ses désaccords à la première personne ["je"], faire des pauses, faire des métiers qu'on aime, ne pas négliger le sommeil),
- opter pour des métiers à temps partiel (au cas par cas),
- opter pour des métiers avec moins d'interactions sociales,
- opter pour des métiers où le langage non verbal est moins important,
- opter pour des métiers sans trop de responsabilités,
- éviter les métiers qui demandent trop d'adaptation au cas par cas,
- éviter les métiers qui demandent trop de vitesse,
- opter pour des activités dont le silence est la clé du succès,
- faire plus de pauses,
- parler de l'influence du fonctionnement autistique sur la fatigue, aux employeurs et collègues, à la famille, etc., pour susciter la compréhension (et l'empathie

) puis l'adaptation (Et ils parleront moins fort, par exemple.),
- pourquoi pas les casques anti-bruit,
- ou les vestes lestées,
- parler de l'aménagement de l'environnement du travail adapté aux personnes autistes (ces néons et autres luminescences clignotantes, par exemple),
- en parler (en face à face, par écrit, sur des forums, sur des blogs, etc.),
- ...