Concernant la possibilité d'un conflit d'intérêt, là, je ne te suis pas du tout. La circonstance que l'auteure serait une militante anti-OGM ne la rendrait pas plus suspecte de charlatanisme. D'une part, ce sont peut-être ses recherches, qui l'amènent, justement, à avoir ce positionnement, d'autre part, il ne me semble pas que l'action anti-OGM (qui n'est pertinente, justement, que sur la base d'arguments scientifique) soit une activité lucrative, bien au contraire (fort risque d'être mis sur la touche de par la pression des lobbies) ce qui est une condition préalable pour qu'on puisse parler de conflit d'intérêt.
En revanche, il peut être intéressant de s'intéresser à l'auteur de l'article qui descend (et non "démonte" scientifiquement) cette auteure. Sur Orac, alias David Gorski, voici ce qu'on peut lire sur Wikipedia :
http://en.wikipedia.org/wiki/David_Gorski
1) Il s'agit d'un chirurgien oncologue, spécialiste du cancer du sein, quel lien avec la neurologie, l'autisme, et la toxicologie ?
2) Il s'agit (si on en croit wikipedia) d'un activiste, lui aussi, à savoir un des guerriers les plus acharnés contre les médecines alternatives et complémentaires. Certes, s'il s'agissait seulement de s'attaquer aux risques de dérive sectaire de pratiques pseudo-médicales prétendant guérir le cancer du sein (ou l'autisme), il serait parfaitement audible. Mais en l'occurrence, ce monsieur s'attaque à tout ce qui s'écarte de la médecine occidentale, celle-là même qui (de mon point de vue) est certes très performante dans l'interprétation de l'imagerie médicale et du traitement contre de nombreuses maladies organiques, mais a fait la preuve de son inefficacité totale dans la prise en charge de la plupart des désagréments en lien avec l'autisme - on non - (troubles anxieux par exemple). Certes, la science par la preuve, c'est bien ce que nous prônons tous, mais pour que la preuve puisse être apportée (ou pas), encore faut-il que les travaux scientifiques puissent avancer (y compris concernant le traitement diurétique controversé de l'autisme), sans aucun préjugé. Il semble ainsi que D.Gorski s'oppose, non seulement aux pratiques alternatives quelles qu'elles soient, mais aussi aux pratiques qui se veulent complémentaires dans le traitement classique des pathologies
3) par exemple, s'opposer à l'acupuncture me parait aussi absurde (et ethnocentrique) que d'affirmer que la terre est plate, d'autant que la médecine chinoise est pratiquée depuis des siècles et des siècles, alors qu'il y a seulement quelques siècles, le médecin de Molière prétendait soigner avec du latin. Les indiens d'Amazonie soignaient avec les plantes de la forêt, dont les principes actifs sont aujourd'hui récupérés par l'industrie pharmaceutique. L'évidence de la preuve, c'est peut-être le patient lui-même qui l'apporte en disant "je vais mieux" ; des pratiques ancestrales, qui se transmettent de génération en génération, me semblent autant dignes d'intérêt que la nouvelle molécule du moment du labo truc, à l'efficacité scientifiquement prouvée, jusqu'au moment ou un nouveau scandale style "Médiator" ne l'éclabousse. Ce que la médecine chinoise, par exemple, nous apprend, en tout cas, si j'ai bien compris (je n'ai pas creusé), c'est que l'être humain n'est pas qu'un lego composé de différents organes, mais un système, caractérisés par des flux, des fonctions, des communications entre les parties du tout, et des interactions entre le corps et l'esprit, entre ce tout et l'environnement. En matière d'autisme, cette approche fonctionnelle et globale est d'ailleurs capitale. Si elle était pratiquée, si des Mrs Gorski ne la dénigrait pas, les personnes avec autisme, les Asperger et les autres ne seraient plus expédiés (que) chez le psychiatre...
Attention, quand je parle d'approche fonctionnelle et globale, je ne remets pas en selle la psychanalyse

La biodiversité s'est considérablement appauvrie sur la planète, de nombreuses espèces végétales et animales disparaissent, à un rythme préoccupant et s'accélérant. Que cet appauvrissement n'affecte pas l'être humain lui-même, ou que ce dernier ne s'adapte pas, via notamment une accélération des mutations génétiques semble difficile à soutenir. On ne peut pour autant, certes, affirmer avec certitude que l'autisme en particulier (voire l'ensemble des troubles neuro-développementaux) soient au cœur de ces bouleversements écologiques sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Mais je n'ai pas encore vu de ces "preuves scientifiques" faisant la démonstration convaincante du contraire.