sans commentaire

Tugdual, sur le site de l'académie de médecine, tu trouveras les informations mentionnées dans le podcast.Tugdual a écrit : ↑mercredi 9 septembre 2020 à 13:16Quels sont les détails de cette position (je n'arrive pas à télécharger le podcast) ?PetitNuage a écrit : ↑mercredi 9 septembre 2020 à 10:19 https://www.europe1.fr/emissions/le-bon ... en-3990628
A priori, ce genre de propos ajoute de la confusion à un sujet qui n'en n'a pas besoin...
Spoiler :
On me l'a conseillé - et puis, ça replace les plis. mais bon, je suis sûrement maniaque !
Quand on consulte les étiquettes de préconisation d'entretien sur les vêtements,
Hs, j adore le lin parce que c est super leger a porter, mais c est totalement inrepassable ou alors avec trop de précautions pour moi.PetitNuage a écrit : ↑samedi 12 septembre 2020 à 11:35Quand on consulte les étiquettes de préconisation d'entretien sur les vêtements,
très nombreux sont ceux qui doivent être lavés à 30°
mais très rares sont ceux qui ne peuvent être repassés.
L’association de consommateurs parle d’une « bonne nouvelle pour la planète et le porte-monnaie ». L’UFC-Que Choisir a testé trois modèles de masques chirurgicaux achetés en grandes surfaces et en parapharmacie.
Surprise : après dix lavages en machine à 60 °C, les masques, théoriquement à usage unique, gardent d’excellentes capacités de filtration, assure l’étude parue ce mardi 10 novembre.
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Ils se hisseraient même « au niveau des masques en tissu lavables 10 fois », tout en coûtant bien moins cher à l’unité.
L’étude a été réalisée sur les masques chirurgicaux EN14683 type 1 de chez Auchan, EN14683 type 1 de chez Leclerc et sur les masques de confort vendus en pharmacie.
Les expériences mettent en évidence une conservation de la respirabilité et de l’efficacité de ces masques vis-à-vis de gouttelettes de 3 µm après lavage à 60 °C. Cette conservation des performances est observée sur l’ensemble des masques, quel que soit leur type (I, II ou IIR) et ce jusqu’à 10 lavages pour certaines références. Le maintien des propriétés de filtration laisse ainsi supposer l’absence de modification de la structure interne du masque lors des lavages. L’efficacité de filtration des masques chirurgicaux lavés reste bien au-delà de l’efficacité minimale nécessaire à l’accréditation des masques à usage non sanitaire (70 % pour UNS2 et 90 % pour UNS1)
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Les gouttelettes générées par un individu lors d’activités respiratoires présentant des tailles très variables, l’efficacité des masques chirurgicaux a également été déterminée pour des tailles inférieures à celle préconisée dans la norme en vigueur. Pour les diamètres inférieurs à un micromètre, une baisse de l’efficacité de collecte est observée, dès le premier lavage, sur la majorité des masques chirurgicaux.
L’efficacité de filtration de ces masques chirurgicaux lavés reste cependant supérieure, sur l’ensemble de la gamme granulométrique (de quelques dizaines de nanomètres à quelques micromètres), à celle de l’immense majorité des masques barrière accrédités (masques à usage non sanitaire de type 1 ou 2) ; et vraisemblablement à celle des masques « faits maison » portés dans le cadre personnel et/ou professionnel et dont les performances n’ont jamais été évaluées.
Alors que le port du masque est appelé à se prolonger et représente une source importante de déchets, une étude française confirme le maintien des performances de filtration des masques en polypropylène après plusieurs passages en machine.
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Au terme d’un an et demi de tests en laboratoire, une équipe de chercheurs français démontre, dans une étude parue lundi 11 octobre dans la revue scientifique Chemosphere, qu’ils conservent leur pouvoir filtrant et leur respirabilité après dix passages en machine à laver. Leur performance reste même supérieure à celle des masques en tissu de catégorie 1, avec une capacité de filtration bactérienne supérieure à 98 % contre 90 %. Une intuition que de nombreux consommateurs avaient mais qui n’avait pas encore fait l’objet d’une évaluation systématique.
« Nous nous sommes arrêtés à dix lavages dans le cadre de notre étude mais on peut imaginer en faire plus, assure Philippe Cinquin, coordinateur scientifique du Centre d’investigation clinique du CHU de Grenoble. Il faut alors proposer une règle simple : jetez votre masque quand son apparence montre qu’il est abîmé et qu’il ne s’ajuste plus bien au visage. »
On nous a aussi enseigné qu'il ne fallait pas garder un masque chirurgical plus de quatre heures sur le nez (et la bouche, bien sûr). Or, comme le rappelle Denis Corpet, microbiologiste et professeur en hygiène et nutrition à l'université de Toulouse, également membre de Adios Corona: «Cette durée maximale provient d'un rapport de l'OMS et d'une étude portant sur la durée de tolérance du masque montrant qu'au bout de quatre heures, l'acceptabilité et la tolérance du masque par le personnel soignant commencent à diminuer. En réalité, le masque chirurgical peut être porté plus longtemps.»
Il rappelle toutefois que le masque perd de ses propriétés de filtration lorsqu'il est humide. Alors, dans le cas où l'on parle, où l'on chante, où l'on rit, où l'on transpire, où l'on éternue et tousse… il est préférable de le changer régulièrement. «On sait physiquement que l'eau annule ou diffuse les charges électrostatiques, ce qui induit une moins bonne filtration des petites particules», explique Denis Corpet. Le changer ne veut pas forcément dire le jeter. Une des possibilités est de le laisser sécher, de préférence en le laissant une semaine dans une enveloppe en papier, ce qui permet ainsi de le décontaminer au besoin.
Il est également possible de le laver avec ses autres affaires. En plus de représenter une économie non négligeable, c'est aussi, collectivement, un moyen de réduire notre impact environnemental: les masques ont en effet représenté près de 40.000 tonnes de déchets en 2020.
Le professeur Philippe Cinquin, coordinateur scientifique du Centre d'investigation clinique du CHU de Grenoble et coauteur d'une étude portant sur le lavage des masques (publiée dans la revue Chemosphere le 11 octobre dernier) bat en brèche les a priori sur le sujet: «Un masque chirurgical lavé dix fois en machine à 40°C pendant trente minutes et séché à l'air ambiant garde une compatibilité avec la norme à laquelle il est supposé être conforme.» Il continue donc à assurer une filtration des particules dont la taille est supérieure à 3 micromètres.
Philippe Cinquin considère ainsi que l'on ne perd que «10% des capacités de filtration du masque chirurgical, ce qui continue à le rendre bien plus performant que les masques en tissu (c'est-à-dire des masques à usage non sanitaire)». Il rappelle toutefois que le masque chirurgical, s'il offre une petite protection individuelle, a essentiellement pour objet de protéger les autres en assurant une filtration de l'intérieur vers l'extérieur. L'inverse étant plus limité.
Un port correct reste capital
Reste enfin à savoir quelles libertés on peut s'accorder concernant le port du masque. En effet, il ne s'agit pas simplement d'éviter de projeter des postillons, mais aussi de diminuer drastiquement les aérosols potentiellement infectés.
Pour Denis Corpet, «il est crucial de faire en sorte que le masque ne bâille pas sur les côtés, comme lorsque, par exemple on croise les élastiques pour les raccourcir». Les petits visages pourront, à loisir, utiliser des masques pour enfants! De son côté, Philippe Cinquin insiste sur l'importance de bien ajuster la barrette nasale, afin d'éviter également les fuites.