Je reviens sur la parentalité, parce que ça me tarabuste depuis deux jours. Je comprends que Mikkel soit en ébullition cognitive, il n’est rien de plus complexe que d’être parent.
On nous serine, dans la famille, auprès de professionnels nombreux (enseignants, médecins, spécialistes, thérapeutes, etc) qu’il faut faire si ou ça, qu’on devrait mieux faire ça comme ça, que sinon nos gosses deviendront si ou ça. Enfant différent ou non.
Tous pensent être de bons conseils. Hormis lorsqu’il y a suspicion de maltraitance (et c’est le cas dans certaines pages de ce livre), personne n’a de leçon à donner.
Ce n’est que le parent, en accord avec son enfant qui doit faire le tri, avec ce qu’on lui dit (et être parent autiste n’aide pas toujours surtout quand on gobe tout ce qu’on nous dit), ce qu’il lit, analyse, et finalement choisit. Aucun parent ne fait jamais d’erreur, aucun n’est infaillible, le plus important à mon sens est de savoir reconnaître ses erreurs et apprendre d’elles.
Ça demande une énergie folle, et en tant que parent autiste, ça demande un effort constant et quotidien de communiquer, tenter d’expliquer, échanger avec son enfant.
Sans compter que le partage avec certains professionnels n’est pas toujours simple.
Enfin, en ce qui concerne les conventions sociales, je trouve qu’il est plus difficile de gérer la défense de ses convictions, lorsqu’elles sont « hors normes » qu’avec les différences en elles mêmes.