J’ai fait un peu de ch’woual aussi.
Quand la nana dont j’ai déjà longuement parlé est partie, et que j’ai semble-t-il vécu un effondrement de faux-self aboutissant sur une crise d’ado sur le tard, la seule chose dont j’avais envie et qui m’était directement inspirée par cette nana qui était cavalière, c’était de faire du cheval.
Je n’en avais jamais rien eu à faire, et là en quelques semaines c’est tout ce dont j’avais envie

.
J’en ai fait une petite année, et c’était vraiment bizarre car j’avais vraiment l’impression d’aimer ça depuis des années, comme si j’en avais fait toute ma vie. Pour moi j’explique ça par le fait que mon intelligence rationnelle, celle d’un trentenaire, analysait un ressenti de mon moi émotionnel, âgé d’environ 15 ans (le moment où j’ai commencé à être en faux-self, avant la crise d’ado), le « delta » entre les 2 représenterait ce sentiment d’aimer ça depuis des années alors que ça ne faisait que quelques mois.
Si je suis aspie (ou hypersensible), je me dis que la nana est devenue mon intérêt spécifique, puis que lorsqu’elle est partie mon intérêt spécifique s’est mué en l’équitation.
J’avais hâte d’être à l’aise (galop 4) pour pouvoir faire des randos en extérieur et la théorie du dressage m’intéressait (dressage doux, utilisation de rênes longues).
Quand la nana m’a recontacté, elle est redevenue mon intérêt spécifique, et j’ai commencé à perdre l’intérêt pour l’équitation, ou plutôt, il aurait fallu qu’on se rencontre et qu’on crée un lien d’amitié pour redonner de la vigueur à cette inspiration de l’équitation, pour que ça devienne un intérêt « vivant », une partie intégrante de ma personnalité, plutôt qu’un intérêt en son souvenir.
Malheureusement, à ce moment le cheval m’a éjecté à l’occasion d’un petit galop (ils ont tendance à être plus vigoureux l’hiver et je n’avais pas mes mollets suffisamment calés autour de sa poitrine), et j’ai fait un gros plat sur le dos depuis au moins 1,50m de haut, même dans le sable du manège ça fait très mal…

J’ai pas voulu laisser tomber, je suis remonté dès que je n’avais plus mal partout, mais un autre cheval un peu peureux m’a tapé un triple galop d’un bout à l’autre du manège

, j’ai bien flippé

.
Je me suis dit que je n’avais visiblement pas le feeling pendant l’hiver, et que je reprendrais un peu plus tard.
C’est au même moment que la nana (supposément aspie) m’a proposé de se voir en week-end, alors forcément ça a occupé tout mon esprit, mais ensuite c’est parti en vrille, elle s’est énervée toute seule au téléphone, je ne l’ai jamais revue et je ne suis jamais remonté à cheval. J’ai acheté un VTT qui aujourd’hui encore serait mon intérêt spécifique.
J’aimais vraiment bien l’équitation mais c’était lié à cette rencontre et ça a disparu aussi brusquement que c’était apparu

.
Pour résumer, si j’ai une tendance autiste (ou en tout cas hypersensible) à mon « réveil » mon intérêt spécifique était cette nana, puis il s’est mué en l’équitation, puis il est redevenu cette nana, puis il s’est mué à la fois en VTT et en besoin de comprendre son comportement.
Avec tout ça je ne sais pas si je suis doué ou aspie, mais c’est fatiguant ce sentiment d’être esclave de ses émotions sans vraiment rien contrôler

.
Ou alors je suis bipolaire, quoique depuis un certain temps je serais plutôt « zéropolaire » en fait, mais il faudrait peut-être que je fasse un diag quand même.