
Alors depuis le temps j'ai réalisé que le fait d'être fusionnelle avec quelqu'un (vouloir en savoir beaucoup sur ce qui est important pour elle/lui au quotidien) est pour moi une façon de compenser mon manque de... empathie cognitive ?
(ma difficulté à comprendre ce qui est important pour la personne dans sa vie, et donc ses réactions, comment les évènements qu'elle peut me partager peuvent l'affecter... sans cela, je n'ai que mon point de vue extérieur, et je ne comprends pas pourquoi certaines choses l'affectent... c'est comme s'il me fallait des sous-titres, de l'explicite, là où beaucoup d'allistes semblent avoir des facilités à comprendre ce qui peut toucher l'autre dans une situation qu'elle vit... alors que pour moi les implications sont loin d'être évidentes si elles n'ont pas été explicitées...)
Pour illustrer un peu, je me rappelle d'une BD de quelques cases où un personnage se plaignait à un autre (qui est autiste) de devoir aller manger chez sa grand-mère comme tous les dimanches midi... un peu plus tard le personnage annonce à l'autiste que sa grand-mère est morte... et l'autiste lui répond : « Tu dois être content, comme ça tu n'auras plus à aller aux repas chez elle les dimanches midis »...
C'est sûr que sans info sur la relation que la personne a avec sa grand-mère (s'ils sont proches, s'ils ont vécus bons moments ensemble... ou au contraire, si ça n'était que des désagréments), pas simple de trancher si globalement c'est une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle pour la personne...