Commentaire sur le film
Hors Normes dans la revue lacanienne :
"Je me souviens de mon parcours professionnel au Courtil à Leers Nord en Belgique.Intervenants, nous prenions le minicar de service pour aller voir une exposition ou – pluscompliqué – les plages de la Mer du Nord. Le réel de la psychose, comme un ciel de plomb,jusqu’à l’engagement corporel de tous, nous happaient. Des chevaux traversaient la plage etnous devions courir pour récupérer une enfant à la recherche du contact avec l’équidé. Lefilm Hors norme commence ainsi, les professionnels courent après une jeune fille dans un Parisbondé; ils la chopent comme dans un polar, en crise.
(...) Au Courtil, nous n’avions aucun titre pour accompagner ces jeunes gens rejetés departout: tous «intervenants», qu’importe sa formation initiale. Mais nombreux étaient enanalyse, d’orientation lacanienne; pas une obligation pourtant; seulement beaucoup yvenaient, leur inconscient, s’invitant dans la partie, les y invitait. Des temps de formations,des séminaires de lectures, des réunions cliniques dans les unités notamment, nous étaientofferts. Cette politique institutionnelle a son importance: ça change la donne quant à laposition que chacun peut occuper, pour faire accueil à ces jeunes sujets."
https://www.lacanquotidien.fr/blog/wp-c ... -861-1.pdf