Alpha a écrit : ↑dimanche 29 mai 2022 à 16:32
Fluxus, je pense qu’on peut appeler ça des TCA. Le DSM V évoque l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie. Je ne pense pas que les gens « choisissent » ce trouble plutôt qu’un autre comme l’alcool par exemple. J’imagine qu’il y a différentes façons d’y arriver, c’est multifactoriel.
M'oui, je pense que de toutes façons, à partir du moment où on entretient un rapport compliqué avec l'alimentation qui est préoccupant et qui présente un danger pour la santé, que ce soit physique ou psychique ou les deux, ça pourrait être classé dans les TCA.
Ce que je voulais dire, c'est que chez moi, ça n'a littéralement jamais fait l'objet d'un diagnostic ou autre et à chaque fois, c'était en quelques sortes conséquences de choses extérieures mais sans que je puisse en avoir conscience d'abord et que ce soit une situation préoccupante pour moi au quotidien.
Je veux dire quand on venait me piquer tous les matins au réveil pour faire du suivi quotidien sur les carences en continu, j'étais bien trop jeune pour avoir conscience moi-même d'un quelconque problème avec l'alimentation, mon corps etc.
Pour moi c'était presque "normal" parce que comme j'étais née avec un poids plume, je savais que j'allais rester dans un état de maigreur plus ou moins conséquent, quoi.
Après, la période des 2 ans où je me vidais, c'était littéralement une conséquence des effets secondaires d'un traitement très mal toléré qui m'a mené jusqu'à la tentative de suicide à l'été 2016 + conséquences d'une situation anxiogène++ quotidienne qui a fait que je me vidais constamment sans rien pouvoir avaler. Et la conséquence a été cette fois-ci que pour moi, ne plus manger = ne plus me vider = solution. En ayant conscience que c'était pas ouf mais je maigrissais plus en rejetant tout ce que j'avalais qu'en ne mangeant pas en fait...
Mais en dehors de ça ou des intolérances que je peux avoir au niveau sensoriel par rapport à la nourriture, je prends à mort du plaisir à manger et j'adore manger d'ailleurs.
C'est juste que je mange de façon très anarchique parfois mais si je prends sur moi pour me gérer et faire des repas corrects, y a vraiment plus aucun souci.
Les seules choses qui aujourd'hui me poseraient problème avec mon alimentation, c'est le fait que je sache pas me gérer en terme de quantités, quand je veux manger plusieurs choses à la fois, je préfère tout manger que faire un choix ou alors j'abuse facilement en faisant de gros excès jusqu'à m'en rendre malade mais c'est totalement involontaire, c'est vraiment une question de pas savoir s'arrêter.
Ça + peut-être, quand j'étais encore dans un très bon rythme sportif, l'envie de manger plus juste pour prendre de la masse et avoir 1 gabarit solide mais sans malmener mon corps pour autant.
Après le reste, c'est vraiment des problématiques de tolérance des aliments surtout par rapport aux textures et odeurs et de rares fois, le dégoût et le fait de plus vraiment prendre de plaisir.
Athéna a écrit : ↑dimanche 29 mai 2022 à 16:52
avoir qq plats faciles (je crois que c'est Fluxus qui disait ça aussi, je fais la même chose, je sais que j'ai des repas qui passent bien, ne me rendent pas anxieuse, donc quand je suis stressée j'y recours facilement)
Oui, personnellement, je trouve que le fait de manger un truc "simple" qui passe bien, ça rassure quand on est dans une phase anxiogène où ça peut devenir problématique de réussir à manger.
TSA sans déficience intellectuelle et sans altération du langage + trouble anxiodépressif associé - CRA régional (2021)
Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir.
Plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. ~ Les Shadoks