[première partie, Perceval et Karadoc, à la table ronde, expliquent qu'ils vont partir chasser un dragon gris, car "c'est pas toujours aux mêmes de remporter les z'hourras]
Perceval : Sans déconner, faut qu'on arrête de s'faire piquer nos ch'vaux pour un oui pour un non, on va vraiment finir par passer pour des cons...
Karadoc : Pourtant je l'sais qu'y faut faire gaffe, mais pas moyen.
Perceval : J'espère qu'ils ont des ch'vaux à nous prêter à la taverne, sinon on est marron.
Karadoc : On est déjà à la taverne ? On a fait super vite.
Perceval : C'est parce qu'on est motivé, j'la sens bien cette quête moi.
Karadoc : Euh par contre j'veux pas faire mon lourdingue, mais on s'était promis qu'on s'arrêterait pas à la taverne.
Perceval : Ah mais on s'arrête pas, c'est hors de question.
Karadoc : Ben et les ch'vaux ?
Perceval : Ben on d'mande s'ils ont des ch'vaux, ils en ont/ils en ont pas, merci zizi, au r'voir messieurs dames.
Karadoc : Et s'il les a pas sous l'coude les ch'vaux ? Si faut qu'il aille les chercher dans un pré d'l'autre côté d'la vallée ? On va pas rester debout dans la taverne comme des cons sans s'asseoir ?
Perceval : Ah mais on peut s'asseoir c'est pas ça, seulement on consomme pas. Il revient avec les ch'vaux et on s'tire. On perd pas notre temps à canonner ou à s'bourrer d'tartines.
Karadoc : Ouais on fait ça ! Dès qu'y r'vient avec les ch'vaux, on fout l'camp.
Perceval : ....
Karadoc : ....
Perceval : ... à la limite bon...
Karadoc : Ouais.
Perceval : C'est vrai qu'c'est un peu con. Quitte à l'attendre des plombes autant s'désaltérer hein.
Karadoc : On prend un p'tit truc à grailler.
Perceval : Comme ça on s'cale les boyaux avant d'partir.
Karadoc : Voilà ! C'qu'est important, c'est qu'on reste pas trop longtemps !
Perceval : On s'pose, on bouffe, on prend une ou deux heures pour s'détendre, et hop, top départ.
Karadoc : Parce qu'y peut être déjà la moitié d'l'après-midi passée, c'est pas pour ça qu'on va faire une étape ici.
Perceval : Ah non, c'est pas l'genre ! Après l'frishti, tard ou pas tard, on décolle.
Karadoc : Parce qu'on sait comment ça finit ici : faut s'refoutre à table pour l'souper, et du coup après il fait nuit, alors on prend une chambre en haut.
Perceval : Ah non non non, nous on s'barre vite fait. A moins qu'il nous ramène les chevaux en pleine nuit...
Karadoc : Les ch'vaux y sont pas loin, il les a pas mis à 15 bornes !
Perceval : OK. Donc on résume. On rentre. On dit au type de nous ramener deux ch'vaux.
Karadoc : Pendant c'temps, rien ne nous empêche de nous asseoir à une table.
Perceval : On commande des trucs. On s'en fout, puisque l'autre s'occupe des bourrins.
Karadoc : Dès qu'il revient avec on regarde l'heure, et selon, soit on part direct, soit on dort ici.
Le tavernier arrive.
Le tavernier : Tiens, qu'est-ce qu'ils manigance les deux héros ?
Perceval : Dites donc tavernier, vous avez des ch'vaux à nous prêter ?
Le tavernier : Ah désolé non j'vais pas en avoir.
Karadoc : Bon.
Perceval : Ben tant pis, on va souper ici et prendre une piaule pour la nuit.
Karadoc : Ouais c'est plus simple.
[...]
Le tavernier : Dites j'vous ai pas d'mander, c'est pour combien d'nuitées la chambre ?
Karadoc : Ah ben une seule on est en plein boulot là.
Perceval : On est parti dégommer du dragon, on va pas rester une semaine hein.
Le tavernier : Oui, oh c'est vous qui m'dites, toute façon j'ai d'la place.
Karadoc : Oui mais d'la place pour combien d'temps ?
Perceval : Eh oui, c'est ça aussi.
Le tavernier : Oh bah j'ai pas l'nez sur l'registre mais à vue d'pieds si vous partagez la chambre vous êtes tranquilles pour trois/quatre bons jours.
Karadoc : .. hm, un peu moins d'une semaine ça va ?
Perceval : Voilà, on reste une semaine maxi et on décanille.
