https://www.ouest-france.fr/pays-de-la- ... es-6369825
Le Belem repart ce soir (je l'ai vu à Bayonne) et l'Hermione demain (je l'ai vu à Rochefort).

L'Hermione est en tournée à ce que je vois.hazufel a écrit : ↑lundi 27 mai 2019 à 18:53 Et pour ceux qui aiment les voiliers, et l’Hermione, l’Armada de Rouen est du 6 au 16 juin : programme Armada 2019.
On va tacher d’y aller un jour de semaine !
Autiste ou surdoué ? a écrit : ↑mercredi 5 juin 2019 à 16:29 Nantes a "les machines de l'île", d'anciennes zones industrielles (chantier naval) sur lesquelles la compagnie des machines a créé des machines immenses, dans l'esprit de Léonard de Vinci ou du monde de Jules Verne. Il y a le grand éléphant qui déambule en transportant du monde, des ateliers au grand manège. Et diverses animations et créations. Le projet de l'arbre aux hérons, qui fera que toute une zone en bordure de Loire sera aménagée dans cet esprit de machines fantastiques.
Toulouse a la "halle des machines", avec les déambulations d'un minotaure mécanique géant, des araignées géantes et plein d'autres créations fantasques à visiter avec des animations.
Cela se ressemble beaucoup, le même esprit y souffle.
Simplement parce qu'il y a le même homme derrière : François Delaroziere, qui a commencé des créations puis des animations dans des hangar désaffectés à Tournefeuille, dans la banlieue Toulousaine.
Toulouse n'ayant pas apprécié ses "frasques", il est arrivé à Nantes, qui lui a donné sa chance, avec la compagnie "royale de luxe", où ils ont laissé libre court à leur énergie créatrice. Ils se sont fait connaître avec les défilés animations de marionnettes géantes. Succès planétaire, animations géantes un peu partout, créations de machines géantes pour d'autres pays (un dragon qui crache du feu pour la Chine avec toute une scénographie lors de son arrivée). Puis les machines sont devenues un des points d'attraction du tourisme de Nantes...
Pendant ces années Toulouse à réalisé qu'elle était plutôt connue pour ses grandes industries (aéronautique et spatiale) et n'avait pas suffisamment développé le tourisme "grand public", malgré ses atouts architecturaux incontestables. De gros travaux d'aménagements sont entrepris dans le centre ville et la municipalité a pris conscience d'avoir laissé passé un grand talent en se fachant avec Delaroziere.
Voilà, donc, sur fond de dissensions internes entre "royal de luxe" et tout ça, ce génie créatif est revenu à Toulouse, occuper un lieu mythique de l'aéronautisme (après des chantiers navals à Nantes) et créer de l'animation.
Laissons les polémiques et profitons des œuvres. Voyons ça comme une multiplication plutôt que comme une division. Les deux lieus valent la peine d'être vus...
Excusez mon long pavé explicatif, j'ai des attaches dans les deux villes !
Je m’autocite car on y est allé vendredi.hazufel a écrit : ↑lundi 27 mai 2019 à 18:53 Et pour ceux qui aiment les voiliers, et l’Hermione, l’Armada de Rouen est du 6 au 16 juin : programme Armada 2019.
On va tacher d’y aller un jour de semaine !
Ah tiens, j'avais manqué ça, merci.
Spoiler :
https://www.artpress.com/2019/07/02/ric ... -incoming/Aurélie Cavanna a écrit : Mais l’œuvre la plus troublante de l’exposition est indéniablement Incoming. La distance y est abolie. Cette vidéo d’une vingtaine de minutes, aux images légèrement ralenties, entre jeu vidéo et mauvais rêve, est projetée sur trois écrans, immenses. Le reste de l’espace est plongé dans le noir. Pour Richard Mosse, il s’agit, à ce jour, de la meilleure présentation de cette installation, notamment pour le rendu de la bande-son. Cette dernière a été composée par Ben Frost, à partir de sons enregistrés durant le tournage qui a suivi « les routes dites de la Méditerranée orientale et centrale » (5) empruntées par les réfugiés. Impossible, en effet, d’oublier la présence, parfois agressive, de ce que l’on entend – le décollage d’un avion de chasse frappe le sternum. Incoming est une œuvre physique, non pas immersive mais invasive. Dans les Heat Maps, la caméra thermique permettait, entre autres, de déceler les réfugiés entre une multitude de tentes. Dans Incoming, l’image ne s’adresse pas seulement à l’œil, elle s’éprouve. Richard Mosse ne retrace pas chronologiquement le périple de ces réfugiés. Paquebot, hélicoptère, jumelles, incendie d’un camp, mer sombre, CRS, il en extrait des moments, dont deux où le réglage de la caméra est inversé (noir pour chaud, blanc pour froid). Celui où des chirurgiens, après avoir déplié une housse cotonneuse, découpent sur un cadavre, pour identification, un morceau d’os dont la blancheur irradie de froid. Celui où un sauveteur tente, avec une infinie délicatesse, de réchauffer le corps d’un enfant repêché. On ne voit que la couverture blanche qui l’entoure, les bras noirs qui frictionnent ce qui s’y trouve, glacé par la mer. La chaleur des mains y laisse des empreintes, qui finissent par disparaître.