Alors personnellement, mon récent diagnostic a été accueilli presque comme une banalité par ma famille. Ça n'était que la reconnaissance médicale officielle de ce qu'iels avaient toujours perçu chez moi.
Mon frère a même répondu, au texto dans lequel je lui annonçais la nouvelle : "bah oui ahahahah"
Pour le reste, je n'ai pas d'ami·e·s humain·e·s (sinon j'ai mes deux chats), ni de conjoint·e (aromantique), donc pas eu à faire de coming out à ce niveau-là.
Il y a juste quelques personnes croisées récemment (régulière d'une appli' de dons, ancienne camarade croisée par hasard en bas de ma rue après 7/8 ans, tatoueuse) à qui je l'ai dit au gré de la conversation.
[Et bien sûr, les quelques pros de santé qui me suivent en dehors de celleux ayant contribué au diag', mais je ne pense pas que cela relève d'un coming out pour le coup.]
Affaire à suivre quand je reprendrai une vie professionnelle et forcément sociale, un peu plus.
Pour l'heure, quand il est judicieux de le faire (et je ne sais jamais vraiment), j'essaie d'en parler. Non pas par revendication identitaire, même si l'autisme fait forcément partie de mon identité ; j'en parle plutôt à des fins explicatives.
Plus globalement, c'est important d'en parler — si on se sent de le faire — au vu de la méconnaissance actuelle y compris dans le domaine médical, des clichés dans la population, des tabous.
La santé mentale en général est un sujet important, alors j'essaie de contribuer à un dialogue autour de celle-ci.
Je ne souhaite pas non plus parler du TSA comme s'il s'agissait d'une expérience unique, générique, dont je m'auto-proclamerais porte-parole. Ou encore "faire de l'ombre" aux personnes autistes ayant des difficultés bien pires voire avec déficience intellectuelle. Hormis une indéniable différence dans le retentissement clinique et sans perdre de vue la "chance" que j'ai de n'être "que" niveau 1, je ne pense pas qu'un tel clivage ait lieu d'être.
J'ai lu récemment dans l'un des articles partagés ici dans la section "À propos de l'autisme et du S.A.", que le fait qu'une personne autiste s'exprime sur son expérience était précieux pour les nombreuses personnes autistes ne pouvant pas le faire du tout ou de manière compréhensible. Cela permet d'apporter des éléments de compréhension provenant de personnes certes atteintes à un degrès moins sévère, mais d'un handicap en toile de fond qui est commun.
[Et tout cela en sachant que je suis une quasi-ermite, que quand je sors moins je discute mieux je me porte, et que je n'en parle pas ouvertement sur le net sauf sur ce forum... Ce qui revient à en parler très peu au final

]
Voilà pour mon partage sur le coming out autistique.
