Je me copie-colle : (cf. présentation à Castiel)
Ben, le "truc" simple que j'utilise est le suivant :
1. Identifier le mot utilisé par une personne.
2. Trouver une expression qui contient ce mot (je n'en trouve pas toujours).
3. Chercher des mots qui appartiennent à
un champ lexical commun à ce mot.
4. Chercher des expressions qui utilisent ces mots.
5. Chercher une association entre ces expressions, une association qui ne soit pas trop facile ni trop subtile.
Exemple :
1. Une personne me dit qu'elle a le nez bouché. Je sélectionne le mot "nez".
2. Je cherche des expressions, parmi celles que j'ai apprises, contenant le mot "nez" : pied de nez, tirer les vers du nez, avoir du nez, nez à nez, etc.
3. Je cherche des mots à un champ lexical commun au mot "nez" : bouche, yeux, oreilles, tête, joue, cou, poumons, langue, dent, etc.
4. Je cherche des expressions : avoir la bouche en feu, faire du bouche-à-bouche, ou du bouche-à-oreille, ne pas en croire ses oreilles, ne pas en croire ses yeux, avoir les yeux pochés, ou ne pas avoir les yeux en face des trous, entre quatre yeux, faire les yeux doux, avoir quelqu'un à l’œil, obéir au doigt et à l’œil, ne pas avoir la langue dans sa poche, avoir une dent contre quelqu'un, etc.
5. C'est vrai qu'il avait du nez - ce n'était pas un navet ! - mais il faisait parfois la fine bouche. Et il n'avait pas langue dans sa poche. Il n'y avait pas besoin de lui tirer les vers du nez. J'en restait bouche bée qu'il cassât les oreilles à tout le monde. Mais était-ce une bonne raison pour avoir une dent contre lui ?
On peut aussi jouer sur le champ sémantique d'un mot (sa polysémie) :
Il a descendu les marches, puis le voleur.
La descente aux enfers lui fit monter la moutarde au nez.
Pas de veine ! J'ai loupé la veine avec la seringue !
Ou on peut jouer sur les homonymes, les paronymes, les rimes : (jeux plus sonores que sémantiques)
Un ver se trémousse dans mon verre qui mousse.
Le veau du Valais vaut ce que le valet du canton de Vaud valait.
Ou la métonymie qui n'en est pas une :
J'ai mangé une assiette... en chocolat.
Ou sur les homographes (mots d'évolutions et de sens différents, mais qui ont, à une certaine période, une même orthographe ; encore plus fort si l'un est masculin, l'autre féminin) :
C'était mon tour de lui jouer un tour en faisant le tour de la tour de Tours.
La moule se fondait dans le moule.
Ce livre pèse une livre.
Ou les contrepèteries :
J'ai du piment pour mes dix canards.
J'ai du pinard pour médicament.
Ou les calembours, les allitérations, les assonances :
J'ai clos le chat pitre.
Tout vient à point à qui sait ta tendre ire.
La laine ceignait l'aine d'Hélène qui saignait.
Un chasseur sachant chasser sans son chien est un bon chasseur.
J'ai un chat dans la gorge, alors il faut que je fasse mon thé pour faire passer ma toux.
Les religions, ce n'est pas ma tasse d'athée.
Après les petits rats de l'opéra, les petits rots de l'apéro.
Si tu veux laper, prépare Lager.
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Regarde les vidéos de Raymond Devos, inspire-toi de Pierre Desproges, etc.
Certaines personnes adorent parler pour ne rien dire. Alors quand elles se taisent, ça veut tout dire.
L'ami Rémi, si la famille, docile amie, dort et si la sole est dorée, mire six récits et scie six sols faciles à cirer.
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