Je ne suis jamais allé à un concert, malgré que j’habite près d’un lieu où il s’en déroule occasionnellement. Je pense aussi que c’est la foule qui me dérange. Quand j’étais adolescent mon père et moi décidâmes d’assister à une compétition de culturistes. Lorsque nous attendions dans la longue file qui menait à l’intérieur du bâtiment, il y eut un mouvement de foule et l’une des portes sauta hors de ses gonds. Déjà, je n’aimais pas que l’on soit si serrés et n’avais pas prévu tout ce monde, mais dès cet incident mon imagination anticipa des gens qui s’écraseraient les uns les autres. Heureusement il n’en fut rien et la présence de mon père m’empêcha de paniquer.
Une fois, à la foire du livre, des gens qui passaient à toute vitesse me cognèrent deux ou trois fois. Brusquement ma tête commença à tourner et je dus faire un effort pour me ressaisir. Je mis ça sur le compte de la chaleur et l’excitation de voir tous ces bouquins, parce que ceux-ci me donnent le vertige, mais ça c’est un autre sujet.
Bo jour à tour, ce topic pour savoir pour quelles raisons la foule vous dérange.
Pour ma part, c'est le fait de ne pas pouvoir bouger, la sensation d'étouffer et le manque d'espace personnel, le fait que cela fait perdre du temps et surtout l'angoisse d'avoir affaire à des pique poquettes. Et vous c'est pareil ?
Je n'irai pas jusqu'au terme détester, mais j'ai de l'appréhension à entrer dans des foules désorganisées (même s'il n'y a pas de "mouvements de foule", c'est souvent le chaos) et une forte gêne sensorielle.
Cela implique une difficulté à "me mouvoir" dans la foule tout en compensant le sensoriel. (difficulte = impossibilité).
A contrario les foules "organisées" me conviennent, que ce soit au niveau sensoriel (par exemple les amphithéatres, sauf en début d'année universitaire), ou mieux au niveau "chaotique" (par exemple les lieux où les gens respectent des voies de circulation, même si ce sont des piétons).
Moi le pb se situe au niveau visuel et disons au niveau de l'empathie (je suis sensible à la présence des autres autour de moi). Et aussi les mouvements.
Il y a parfois ou je me sens bien dans une foule mais c'est rare.
Je n'ai pas de diagnostic /!\ Ce que tu as la force d'être, tu as aussi le droit de l'être - Max Stirner
Je ne suis pas mal si la foule est "neutre", inconnue : supermarché (loin de chez moi), hall de gare, ça va.
Si j'analyse un peu, c'est plutôt le fait de risquer de trouver une personne qui va m'aborder, vouloir essayer de discuter avec moi, qui me gêne. Donc aller à un mariage ou une cérémonie, très peu pour moi. Quand c'est "obligé", ma femme me sert de "bouclier", de représentante, et moi je reste derrière elle, dans ma bulle (ou sous ma casserole, comme on veut !).
Le fait de ne pas reconnaître les gens ne donne pas non plus envie d'aller où il y a du monde.
Foule de densité normale (cérémonie, gare, rue), ça va. Les foules serrées, genre spectacle, cela doit faire des décennies (réellement) que je n'ai pas connues car cela correspond en général à des événements de foule, de groupe, et je suis plutôt indépendant qu'à suivre les mouvements de masse. Cela me fait plutôt peur.
Les odeurs aussi peuvent me surprendre et me mettre très mal à l'aise parfois (Lisbonne à pâques dernier, ses vieux tramways,... et un homme qui sentait le poisson à s'en cacher le nez dans le pull -et ma femme qui ne sentait rien !...)
Le contact physique me gêne aussi mais il s'évite facilement dans les foules de densité normale. Un de mes plaisirs est même de circuler très vite entre les gens car j'ai un "corps qui danse".
Diagnostiqué par le CRA en 2020 non autiste mais de gros problèmes dans le ressenti des émotions (alexithymie) et dans la communication sociale.
A noter il y a une science de la proximité : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Prox%C3%A9mie
Les courtes distances ne sont pas naturelles et il est normal que ce soit anxiogène !! En fait ce sont les autres qui ne sont pas normaux ils arrivent trop facilement à inhiber leur sensibilité.
Je n'ai pas de diagnostic /!\ Ce que tu as la force d'être, tu as aussi le droit de l'être - Max Stirner
moi c'est vraiment les odeurs, serieux les gens sentent mauvais !! :
- parfums, déodorant, shampoing, gels coiffants, cosmetique , lessive : trop c'est trop , c'est écoeurant...
- transpirations, odeurs corporelles
- tabac
-alcool
- odeur friture, viande grillée, alimentaire...il m'arrive de deviner ce que la personne à coté vient de cuisiner...
bref le mélange de tout ça me donne la nausée et ado il m'arrivait de m'évanouir dans la foule (concerts...)
-diagnostiquée tsa léger (asperger) fin 2015, hpi -maman d'un garçon autiste sévère ou quand les deux extrêmes se rencontrent..
Alors, le bruit, les odeurs, le fait qu'on entre dans ma zone personnel, le risque que quelqu'un me touche ou me parle. L'impression d'être observée. Le fait de devoir me concentrer sur mes mouvements et sur la trajectoire que je dois prendre pour ne percuter personne.
La foule en concert, je trouve que ça fait partie du jeu. Le mouvement comme la promiscuité dense font partie des "risques du métier de fan". Idem pour la foule dans les villes et lieux touristiques.
La foule dans les magasins et dans les rues, c'est gênant si je suis pressé, moins si je ne le suis pas.
La foule dans les transports publics, c'est une bonne nouvelle : beaucoup de personnes prennent les transports en commun au lieu de la voiture privée. Être serré ne me gêne pas. Il faut toutefois calculer pour pouvoir sortir à l'arrêt voulu. Par exemple : si tu entres pour sortir au prochain arrêt, entre parmi les derniers pour être plus proche de la sortie, ou marche à pied.
Face aux voleurs de tous poils, oui, il y a certaines prudences à prendre car les personnes ne sont pas toutes prudes :
- ne pas prendre de grosses sommes,
- cacher dans les poches intérieures des vestes, des sacs, des mallettes,
- répartir la somme à plusieurs endroits,
- se faire discret, ne pas mettre les mains sur les poches cachées,
- ne pas se laisser distraire (plus difficile pour les TDA/H),
- ne pas prendre trop de monnaie sur soi car les piécettes se cognent entre elles, sonnent et trébuchent, attirent l'attention des personnes véreuses et vénales,
- ne pas se focaliser sur l'argent, faire aussi attention aux cartes bancaires, au téléphone (notamment quand on l'utilise),
- désactiver la fonction "paiement sans devoir taper le code" de certaines cartes avant de se les faire voler.
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.
Je crois que je suis incapable de mettre des mots sur "pourquoi je n'aime pas la foule".
Je n'en raffole pas c'est clair, mais "pourquoi", bonne question.
Ca ne se traduit pas en mots en fait, il faudrait trouver un moyen pour vous transmettre les sensations ^^
La surcharge sensorielle:
Promiscuité: je déteste qu'on me touche par surprise, que ce soit une personne ou un objet quelconque, comme un sac à main.
Odeurs. Parmi les pires: le café froid, le tabac, la friture, la transpi.
Bruit etc ...
Et la peur d'être bousculée voire piétinée en cas de foule en panique, de manquer d'air, de faire un malaise et de ne pouvoir m'échapper .
Diagnostiquée asperger en 2018, mais ne sait toujours pas si elle l'est vraiment, et maintenant s'en fout un peu ...