Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
Je suis désolée de lire ces lignes Florette, mais j'ose espérer (et je le crois en fait) que ce n'est pas la majeure partie des gens...Ou alors ils sont idiots.! Pas la peine d'avoir fait St Cyr pour comprendre que c'est dans les différences qu'on s'enrichit pas dans la monotonie, la "normalité"....
D'ailleurs, je pense que tous les artistes sont des gens différents et c'est pour ça que c'est chouette l'art.! Si tout le monde était pareil tout le monde peindrait , dessinerait ou créerait la même chose.! Au secours.!!!!!
Rassure-toi Florette, il y a des personnes bienveillantes qui auront compris cela.!
Murielle, Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi . Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.
Moi j'ai jamais entendu personne vanter la « normalité » comme une qualité. D'ailleurs dire de quelqu'un qu'il est « normal » c'est plutôt négatif.
Après les gens se moquent des différences qu'ils n'aimeraient pas voir chez eux, ça c'est universel
Je n'ai pas de diagnostic /!\ Ce que tu as la force d'être, tu as aussi le droit de l'être - Max Stirner
Le "il/elle est normal-e" négatif correspond qu'à certains contextes, mais dire de quelqu'un qu'il est normal peut aussi souvent être une façon de rassurer les interlocuteurs et de dire implicitement que la personne dite "normale" est "sans problèmes"... Le "problème" en question pouvant regrouper tout un tas de particularités, selon les gens... "il est normal = il est pas étranger t'inquiète pas" ou "elle est normale = elle est pas folle/handicapée/grosse/moche...." :/
La normalité "recherchée" et "valorisée" est à mon sens celle que l'on attend, celle qui rassure car représente la majorité.. Être considéré "normal" dépendant du contexte socio-culturel, mais bon être en bonne santé, ne pas dépasser du moule, ne pas faire de vague (ou alors en faire mais dans la limite de ce qui est toléré, le style "alternatif" étant super à la mode hein... -_-), être "bien sous tout rapport"... Si tu penses un peu différemment, si tu as un style personnel un peu trop assumé et à contre-courant, à moins d'avoir assez de charisme pour l'imposer, bah t'es "marginal" et bon, les gens n'aiment pas trop ça.
Mais bon "les gens", c'est pas non plus tout le monde, on généralise sur la masse mais ya des tas de gens qui sortent des normes, sans être forcément autistes... ET ya des non-NT tout autant "sectaires" et communautaristes, si je puis dire.. (leur "normalité" étant la leur, pour le coup). Et des tas de gens qui entre + ou - dans la norme mais qui n'en sont pas pour autant esclaves ou gourous.. et qui acceptent et soutiennent ce qui sort de la "norme" (et finalement, en pensant comme ça, ne sortent-ils pas de fait d'un schéma de pensée "normé" ?)
edit : je ne fais que donner mon avis et mon analyse personnelle du phénomène, je sais que ça peut donner l'impression que genre je balance des affirmations comme ça, mais bref c'est pas mon but, désolé si c'est pas exprimé super bien :/
Il me semble percevoir un gros paradoxe très énervant
dans notre société (via l'éducation comme dans les médias).
On entend un discours positivant les différences, incitant
à l'originalité, à être soi-même, à s'exprimer, mais dans les
faits, au moindre truc qui dépasse, on se fait taper dessus.
Il reste un gros travail, pour faire accepter les différences
de fond, de personnalité, de mode de fonctionnement ...
TCS = trouble de la communication sociale (24/09/2014).
Il y a une phrase que j'adore même si je n'en connais pas l'auteur...Je l'ai vue la 1ère fois sur le T-shirt d'un commerçant sur un marché.!
Elle dit:
Vous rigolez parce que je suis différent? Moi je rigole parce que vous êtes tous pareils.!
Murielle, Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi . Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.
Oui Tugdual, ça rejoint ce que je disais : faut être "soi-même" et "original" mais dans les limites du cadre de "la normalité acceptée". Être un (faux) rebelle (un jean clouté et un autocollant Anarchie suffira), être un (faux) original. Différent dans l'apparence tout en restant gentiment formaté en dedans... :/
Murielle, Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi . Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.
Oui, en gros, pour évoluer en tant qu'ensemble, la société, l'espèce humaine a besoin de 2 choses :
la cohésion entre les individus, qui est cimentée par les similarités et les codes sociaux
la nouveauté, la diversité, qui font évoluer l'ensemble
La normalité a pour fonction de maintenir l'aptitude de survie existante de l'espèce, et d'éliminer les traits inadaptés, la différence a pour fonction de faire avancer l'espèce, en apportant de nouveaux traits et de nouvelles connaissances, qui s'avèrent utiles notamment lorsque l'espèce est confrontée à des problèmes pour lesquels sa forme actuelle n'est plus la mieux adaptée.
Il y a une logique darwinienne derrière tout ça : toute différence qui émerge est soit un danger pour la santé de l'espèce (un individu différent peut être porteur de tares, de handicaps pour l'espèce) soit un atout pour sa survie. Mais c'est l'expérience qui va déterminer si c'est l'un ou l'autre, l'attitude réflexe par défaut va donc être la méfiance, et de lui donner plus de difficulté encore qu'aux autres pour qu'elle prouve sa valeur à l'aune son aptitude à la survie et de son utilité à la société en situation d'adversité.
Les espèces "testent" leurs différences émergentes, et elles ne seront conservées et inscrites dans la normalité que si elles ne posent pas d'obstacle à la survie. C'est pour ça que c'est souvent dans les écosystèmes insulaires où il y a abondance de ressources et faible prédation, que l'on voit apparaître et s'ancrer chez des espèces des caractéristiques complètement saugrenues d'un point de vue survivaliste...
Dans le cas de l'humain, on arrive à un point de l'histoire de l'espèce où le facteur de danger principal pour l'espèce vient de l'espèce elle-même. C'est notre propre surpopulation, notre propre mauvaise gestion des ressources et manque de considération pour l'écosystème dont nous dépendions, nos propres problèmes relationnels et organisationnels au sein de la société qui nous menacent le plus directement...
La société prouve son inadaptation, nous sommes inadaptés à une société inadaptée, alors prouver sa valeur et trouver sa place dans tout ça, c'est un peu difficile, et prendre les autres pour valeur repère n'est pas forcément le repère le plus fiable et le plus stable qu'on puisse choisir dans l'état actuel de la société.
J'adore vos analyse @Suriciole et @la Bête !
Vraiment très réfléchi !
Murielle a écrit :D'ailleurs, je pense que tous les artistes sont des gens différents et c'est pour ça que c'est chouette l'art.! Si tout le monde était pareil tout le monde peindrait , dessinerait ou créerait la même chose.! Au secours.!!!!!
J'ai tendance à bien m'entendre avec les artistes . Ils sont plus ouverts d'esprit et plus excentriques .
Diagnostiquée TSA sévérité 1 / syndrome d'Asperger par le CRA de Brest en 2017
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